mardi 24 septembre 2013

Une invitée surprise

Le 10/09/13 à Tulln
Jour 26 - Etape 25 - 89 km

Nous nous levons à 7h30 (on garde les bonnes habitudes) dans notre palace, une nuit tranquille sans moustiques, sans rosée, sans gouttes mais aussi dans la chaleur intérieure d'une habitation. Est cela qui fait que Stephen ne se sent pas en forme?
Petit dej, plus nettoyage, histoire de remercier Hermann, il passe vite fait, nous souhaite bon voyage et du coup nous oublions de le prendre en photo. Sur ces conseils, nous allons jeter un bref coup d'œil à l'abbaye, nous ne rentrerons que dans les 2 premières cours, le reste est payant, de plus il va nous falloir trouver un moyen d'attacher nos sacoches pour ne pas nous les faire voler.
Nous prenons la direction de Tulln au milieu des vergers de pommiers et d'abricotiers, cela ressemble à la provence, les cigales en moins. Nous achetons de la confiture d'abricot, sur une chaise, toujours pas de vendeur et on met l'argent dans un pot vide, ainsi que des pêches. Sur les falaises qui jonchent le parcours quelques châteaux sont posés ainsi que de très belles églises.
À Krems, Stephen décide de prendre le train jusqu'à Tulln, nous nous séparons et je fais les 44km seul, nous nous retrouverons à la gare à 16h. De mon côté, le paysage redevient une plaine qui se trouve sous le niveau du Danube.
Je retrouve Stephen à l'entrée de la gare, il ne va pas mieux, nous décidons d'aller établir un camps en bordure de la ville car nous attendons une invitée. Le camps sera établi en foret à droite puis à droite au bout du chemin. La bache sera déployée façon canadienne avec 2 grosses branches de bois car de la pluie est annoncée. De mon côté je vais chercher Amélie qui arrive à l'heure avec un vélo tout beau.
Nous rentrons au camps, Stephen se repose, nous faisons à manger, du riz avec des légumes, une première, pendant ce temps Amélie monte sa tente. Juste à temps avant qu'une mini tempête débute, j'ai cru un moment que les arbres allaient s'abattre sur nous.

lundi 23 septembre 2013

Couché royal

Le 09/09/13 à Melk
Jour 25 - Etape 24 - 120 km

Je suis réveillé en plein rêve, il fait encore nuit et un petit bruit me dérange, mais qu'est ce donc?
Oui bien sur, c'est le bruit des gouttes de pluie sur la bache, comme nous avons été prévoyant, bien joué. Pas si sûr, il semble que des gouttes arrivent à tomber sur mon matelas et là c'est moins drôle. Donc il doit etre 5h30-6h et nous commençons à ranger nos duvets et matelas afin qu'ils ne prennent pas trop l'eau. La pluie n'est pas si forte mais nous préférons les réserver au sec. Nous petit dejeunons à l'abri sous la bache et finissons 2 des 5 pots de confitures que l'on nous avait donnés.
Du coup, un peu mouillés, nous arrivons à Linz à 8h alors que l'office du tourisme n'ouvre qu'à 9h, heureusement les banques, elles ouvrent tôt et nous retirons de l'argent, ensuite nous errons dans la ville entre un taxi phone, un magasin de musique fermé, une clef minute et un lidl où nous faisons profusion de nourritures (chocolat, biscuits, riz, polenta, poissons en boite, soupe, fromage, bouillon cube et yaourt), ça doit être le manque de la veille qui nous pousse.

Ensuite nous tracons et c'est le cas de le dire car avec le vent dans le dos, sans pédaler nous montons à 30km/h, du coup on enchaine les kilomètres.

Nous dejeunons à un arrêt cyclo avec des tables et point d'eau où déjà de nombreuses personnes font sécher leurs tentes et matelas, nous faisons de même avec toutes nos affaires (tentes, bache, duvets, matelas). Nous voyons passer toutes les nationalités, chacun déjeune à sa façon (sandwich/crédités pour les français/hollandais, burger saucisse boire  pour les allemands et autrichien). Nous, en dessert, nous nous sommes fait plaisir avec une foret noir et un strudel aux pommes. Je profite de cet arrêt pour changer, à mon tour, ma chaîne. Nous repartons et le ciel est gris mais pas de pluie, nous filons à bonne allure. Sur le Danube enfin une peniche qui descend le fleuve, c'est la première, nous n'en n'avions pas encore vu une, en une semaines de concomitance.
À cet endroit du Danube nous sommes surpris par les digues et les portes qui protègent les villages, nous constatons, ensuite sur les bas côtés de la route que les inondations ont du charrier des tonnes de boue qui s'est immiscée partout, certains arbres en ont jusqu'à 2m de leurs bases.
Nous avançons, toujours bon train, il est tôt, le soleil est revenu mais c'est sans compter sur le maillon rapide de la chaîne de Stephen qui lâche, sa chaîne tombe à terre, nous ne retrouvons pas le maillon rapide et décidons de remettre un maillon normal et là c'est la galère. Un papy qui passait par là, s'en mêle, veut absolument nous aider et fini par emmener Stephen chez lui avec la chaîne pendant que je garde les vélos sur le bas coté. Stephen revient, tout est en place mais cette opération aura pris 1h30, maintenant il est 18h15, il reste 20km pour Melk et le jour tombe vite.
Nous devons encore prendre de l'eau, donner un coup de fil à Amélie et trouver un endroit où dormir. Et c'est là qu'en arrivant à Melk, nous sommes interpellés par un homme plutôt âgé sur son vélo qui nous demande où nous dormons, nous n'osons pas dire en camping sauvage, donc on dit camping. Il continue à nous suivre et nous propose de camper chez lui, il habite en plein centre de Melk au pied d'un magnifique bâtiment qui n'est autre que l'abbaye visible de loin, pourquoi pas? Arrivés dans l'enceinte du bâtiment, nous sommes surpris le lieu est magnifique, super pelouse. À ce stade, l'homme qui s'appele Hermann, nous propose de dormir dans un lit, nous sommes un peu surpris par tant de bienveillance qui nous paraît suspect mais nous nous lançons, on verra bien. Et nous voilà dans un superbe T2 avec cuisine, douche, tv, comme à la maison. Hermann nous dit qu'il a lui aussi fait un voyage en France mais à mobilette. Nous le remercions, faisons la cuisine, une lessive sous la douche et dormirons dans des lits, c'est royal.

dimanche 22 septembre 2013

L'arrivée en Autriche

Le 08/09/13 à Linz
Jour 23 - Etape 23 - 104 km

Le reflet orangais du levé du soleil dans les nuages fut la première chose que je vis à travers la cime des sapins, cela allait annoncer une journée sans nuages.
Nous petit-dejeunons rapidement afin de trouver un cyber café à Passau. Dans l'entrée de Passau, nous passons par dessus une écluse énorme, rien à voir avec celles que nous avions vu précédemment. L'office du tourisme nous indique que les crues de juin/juillet, les avaient balayés de leurs emplacements sur les digues et nous comprimes d'où venaient les traces sur les murs des bâtiments à une hauteur de 1m50 ainsi que les déchets plastiques suspendus dans les arbres, même la piste cyclable où nous roulions devait etre submergée.
Finalement nous trouvons le seul cyber ouvert où plutôt fermé mais le responsable nous accepte.
Après 1h d'internet où nous n'avons rien pu faire, vu le débit et les ordi ant2diluviens, nous voilà sortis de l'Allemagne. Voici ce que je retiens des routes allemandes : ils sont en période électorale et les têtes et partis des candidats sont placardés sur les lampadaires à l'entrée de toutes les villes et la seconde, l'Allemagne s'est le pays de la pomme et pas de la bière.
Nous sommes maintenant en autriche, la frontière, inexistante, même pas un drapeau. Notre déjeuner inexistant aussi, on est dimanche et mis à part du pain, 2 concombres, 5 cm de saucisson, nous ne mangeons pas grand chose sinon, en plus, des tartines confitures, bananes mais sur une plage de sable fin du Danube à côté de 2 pêcheurs du dimanche. La pêche a été de plus en plus présente lors de notre périple.
Le reste de la descente du danube fut comme nous l'imaginons en Autriche entre 2 versants abruptes de montagnes couvertes de sapins. Le Danube jouant à faire des lacets, nous sommes obligés de prendre un passeur car la route que nous suivions c'est arrêté net, du coup demi tour, la prochaine fois nous lirons mieux les panneaux.
Pour finir, nous nous rapprochons de Linz mais nous arrivons par une route à voiture fort fréquentée ce qui nous oblige à bifurquer vers les collines où nous trouvons un endroit où poser la bache. Par contre cette fois nous la tendons pour nous protéger d'une éventuelle pluie et nous dormons sur le support de la tente.

samedi 21 septembre 2013

La forêt noire

Le 07/09/13 à Passau
Jour 23 - Etape 22 - 98 km

Le levé du soleil fut très beau, une brume nappée les champs de maïs, les rendant invisibles. De l'autre côté de la digue, la nature était en éveil, on pouvait y voir des martins pêcheurs chassaient ainsi que des tas d'autres espèces d'oiseaux. L'oranger du soleil levant se reflétait sur les troncs des arbres morts des marées. La brume n'a pas quittée les montagnes du jura qui nous entourent à l'horizon.




Nous sommes dans une partie vraiment plate du Danube alternant entre le bas de la digue et le haut, ce qui nous permet d'avoir une bonne allure.
À borgen, nous faisons les courses quotidiennes habituelles (pain, charcuterie, fruit) et passons acheter des réserves pour le dimanche. Aujourd'hui pas de fromage, cela commence à couter trop cher. Nous attendons la sortie de Deggendorf pour déjeuner et c'est là que nous atteignons nos 2000km en plein milieu des champs de maïs pour ne pas changer.
Je profite d'un point d'eau (ils se font rares) pour faire une nouvelle lessive, au moins toutes mes affaires seront propres.
Ensuite déjeuner dans l'herbe en face d'une petite plage de galet du danube, une fois terminée entre 2 peniches et des jetski, nous nous mettons à l'eau, il fait très chaud et l'eau est très rafraichissante, en plus cela nous lavera.
Pour finir, nous nous autorisons une petite glace, en bord de danube près d'une petit port, type côte d'azur, vendues dans une caravane reconvertie en gelatina. En allemagne, le prix des glaces est très bon marché.
Notre but est de nous rapprocher de passau, nous décidons de dormir dans la forêt pour ne pas avoir de rosée en passant stephen ramasse des champignons "coumelle" qui nous ferons avec des pâtes.
Nous sommes assis sur un banc en lisière de forêt et nous comprenons pourquoi elle est appelée forêt noire, nous la sentons sombre et inquiétante.

vendredi 20 septembre 2013

Zig zag avec le Danube

Le 06/09/13 à Oberzeitldan
Jour 22 - Etape 21 - 80 km

Mal dormi cette nuit, c'est surtout du aux moustiques qui n'arrêtaient d'essayer de me piquer même au travers de mon sac de soie et je n'ai pas eu le courage de me lever pour installer la tente.
Nous déjeunons et partons le long des gorges du danube pour prendre un bateau à touriste entre weltenburg et kelheim, nous embarquons avec nos vélos, une classe de jeunes allemands et d'autres cyclos (il semble que ce soit le point de passage obligé pour les touristes) et descendons les gorges, bon ça à rien d'exceptionnel mis à part une vue sur le "hall of libération".



Ensuite nous nous retrouvons rive nord et nous nous trompons de chemin pour rattraper cela, nous prenons un passeur. Celui-ci pour 1e nous emmène sur l'autre rive via une petite embarcation relié à une tirelienne. À l'aide une rame et de la force du courant, le bateau tire sur le câble et va d'une rive à l'autre. Le système est super ingénieux.
Ensuite nous filons vers regensburg et sur le chemin, achetons du miel. Le vendeur était absent et avait laissé des indications sur sa porte concernant là marche à suivre pour être autonome. Donc on rentre chez lui, on trouve le carton, on prend le miel que l'on veut et on laisse le montant dans un pot de miel vide. En allemagne on fait confiance. Et.puis le miel est divin.
Nous longeons le danube et sommes à notre point culminant du nord à regensburg où lors de notre entrée dans la ville, nous avons comme point culminant, les 2 clochers de la grande cathédrale. Sur une des.Sur une des places centrales, nous goutons à regensburger : un bout de pain avec une saucisse et la moutarde, pas de quoi rassasier un cyclo du coup, tarif habituel, nous achetons du pain, une saucisse type salami et un fromage pas très goutu et très cher. Nous faisons quelques kilomètres pour sortir de la ville. Nous trouvons une aire de jeu pour enfants qui nous servira à nous restaurer et aussi à faire une lessive dans la petite bassine portable. Pendant que.tout cela sèche au soleil (ça tape dure), nous entamons quelques réparations, mon porte sacoche avant et pour stephen le changement de chaîne des 2000km.



La fin du trajet se fait sous le niveau du danube, derrière une digue, de temps en temps, nous remontons pour voir passer d'énormes peniches (plus de 200m) avec certaines des voitures à l'arrière. Arrêt dans un cimetière pour prendre nos 4l d'eau chacun. Puis nous trouvons une table en pierre et deux bancs pour manger, nous dormirons dans le petit coin d'herbe. Je prends une douche à la bouteille avec moins d'1 litre avec le fameux bouchon percés, efficace et économique. Ce soir au menu pommes de terre au pesto.

jeudi 19 septembre 2013

Le paradis cyclopédique

Le 05/09/13 à Staubing
Jour 21 - Etape 20 - 101 km

Cette nuit; j'ai été réveillé par ce que je pense être une envolée d'oies sur le Danube, nous commençons à en voir partir vers le sud, ensuite c'est le soleil par dessus les maïs qui m'a éveillé ainsi que la rosée. La nuit a été inconfortable, mon matelas n'était pas très droit, il devait être sur une ornière et je n'arrêtais pas de glisser. Mais le.soleil annonce une belle.journée, tout commencé sous les meilleurs hospices sauf que stephen ne retrouve pas son chapeau, nous cherchons, essayons de nous remémorer la dernière fois qu'il l'avait, la glace d'hier? Oui, l-a-il laissé sur la table (première étape), en tout cas nous nous dépechons d'aller voir mais rien.
Nous nous lançons à contre coeur en espérant le voir pendu quelque part mais c'est peine perdu, nous suivons le danube qui est maintenant déjà un gros fleuve. Souvent dans les sous bois, une odeur forte nous assahie, elle provient de fleurs roses et en devient désagréable.

Dans les nombreux villages que nous traversons, nous pouvons voir ce qui ressemble à un grand sapins avec des couronnes, cela doit être une sorte de folklore local, mais quoi?

Avant d'arriver à neuburg, nous glanons quelques pommes de terre dans un champs déjà ramasser, on à jamais assez de pommes de terre de secours. Puis dans la ville, stephen s'achète une casquette car le soleil tape bien depuis quelques jours. Maintenant dans mon rétro, je n'ai plus un cowboy mais un hollandais. Toujours au même endroit, le vélosiste est fermé pour congés, du coup départ pour la prochaine grande ville. La sortie du village se fait dans 10km de sous bois, à la fraîche, nous nous y perdons un peu et c'est agréable.
La pause déjeuner se fait à ingolstadt où dans une charcuterie nous prenons de quoi manger pour le soir et 2 plats chaud (on croit être de la viande) pour le midi, nous mangeons en face d'un étang où nagent des cygnes noirs.
Dans ingolstadt, nous trouvons un premier magasin à vélo mais c'est le petit. Un papy nous voyant perdu, nous emmène au second et quel magasin, 6000m2 de vélo et d'accessoires, le paradis sur terre mais heureusement que l'on ne tarde pas sinon j'aurais acheté la moitié du magasin. J'y ai trouvé mon bonheur pour ma sacoche.
En fin d'après midi, nous arrivons près des gorges du danube où après avoir traversés des treillis de houblons suspendus (on voit enfin que l'on est au pays de la bière), et grimpés une colline, nous trouvons une table et un banc qui nous permettent d'admirer le coucher du soleil.

mercredi 18 septembre 2013

Se suivre comme son ombre

 Toujours.
Tel est le quotidien d'un voyage á 2 á vélo. 
Se suivre car l'on n'a qu'un tout pour deux entiers.
Pas la moitié l'un de l'autre
Chacun est tout mais chacun peut défaillir sans l'autre

Les grandes villes sont des respirations.
On s'autorise la séparation
Le point de chute commun est oasis
Le youth hostel, maison de retraite pour jeunes nous connecte
Intraconnection, interconnections, reconnections
Une langue commune, pas maternelle
des lieux communs, sempiternels
Comme un champ, comme une route tracée

Et parfois se sentir comme une vieille carcasse désossée tirant un chargement vide de sens.
A l'abri sous un toit pour ne pas filer droit dans le mur


La générosité allemande

Le 04/09/13 à Ulm
Jour 20 - Etape 19 - 104 km

Nous nous levons un petit peu avant Jakob vers 7h30, celui ci nous dit qu'il faudra nous dépêcher car il a 1h de conduite et que le petit dej à 3, c'est plus long que tout seul. Lui fait varier le sucré et le salé au petit dej tandis que nous restons traditionnels, mis à part le fait de goûter à ce qu .nous pensons être de la melasse de betterave (une sorte de sirop). Ensuite on speed départ 8h10 et donc on oublie nos produits frais dans le frigo et comme Jakob est parti vite, il aura une surprise en rentrant.

Un petit dej vite envoyé, nous oblige à une pause sur un banc en face du Danube qui, à cet endroit, commence à s'élargir mais est peu profond. À notre gauche, deux réacteurs de centrale crachent leurs fumées.
Ensuite rachat de tous nos produits oubliés, les saucisses que nous révions de faire griller, le si rare fromage et notre beurre, à Lauingen, ville aux 7 clochers, c'est réparé. En passant nous avons aussi pris du pain et un gros gâteau à la crème et aux fruits rouges mais celui ci ne résiste pas long temps aux soubresauts de la route, nous décidons de le manger quand même. Nous décidons d'acheter aussi une nouvelle éponge.

Pour la pause déjeuné, nous suivons un panneau "oasis à vélo", qui nous amène à un petit patio au bord d'un ruisseau, l'endroit est aménagé par une église et une grosse croix métallique. Stephen en profite pour faire un petit bout de lessive au bout d'un ponton. De mon côté, je tente de réparer un léger jeu dans ma direction, et là c'est le drame, alors que l'opération se fait facilement d'habitude, au moment d'enlever le support de la sacoche avant, la vis de celui-ci cède. Du coup plus rien ne tient, la sacoche avant est posée dans la cagette et maintenue par le filet et un tendeur, le temps de trouver un revendeur ortlieb. En Allemagne ce ne sont pas les magasins de vélo qui manquent.

Nous repartons, je ne suis pas content toujours le jeu, plus de sacoche et pour finir le vendeur de vélo  où nous sommes allés, est parti en vacances, la loose. Du coup nous nous rabattons sur une glace.
Nous finissons la journée tôt, vers 18h30 à la recherche d'un lieu avec un point de vue étant donné que les derniers kilomètres montaient dans les collines. Le premier essai décevant, pourtant avec  une table mais tout près de la route et à côté d'une poubelle dechiquetée. Du coup technique "du bout du chemin", c'est à dire on va au boit du chemin puis on tourne à droite ou à gauche et en général on tombe sur un coup d'herbe, loin du reste et à l'abri des regards. Là, nous trouvons l'endroit parfait, vu sur la vallée du Danube, prairie jalonnée d'érables. Je m'occupe de mon jeu de direction. Et Stephen du repas, quand passent 2 randonneuses qui promènent leurs chiens, discutions, nous pensons qu'elles ne veulent que l'on campe mais nous préviennent seulement qu'il y a plein de moustiques. D'ailleurs dans le ciel, des hirondelles et de grosses chauves souris volent en zigzag. Fin des réparations, stephen allait mettre les pâtes à cuire quand arrive une voiture, et nous nous disons que nous avons été repérés et que le proprio vient nous chasser mais ce n'est qu'une des promeneuses qui revient et qui nous propose très gentiment de la confiture de cerise, du goulash (encore tiède et très bon), de l'eau, du pain, des tomates et du ice tea. Re discutions sur le voyage, elle nous a dit nous avoir vu fatigués donc nous à amené tout cela. Elle s'appelle Marguerite et nous montre que l'hospitalité et la gentillesse sont bien loin de celles françaises. Nous prenons une photo et lui disons au revoir. Ce soir nous aurons le ventre bien plein et l'âme joyeuse. Le temps est sec, nous tendons la bache près des maïs. La vue sur le ciel etoilé est superbe. Cette journée aura le goût de la gentillesse.






mardi 17 septembre 2013

L'hospitalité allemande

Le 03/09/13 à Ulm
Jour 19 - Etape 18 - 90 km

Ce matin réveillé avec le soleil vers 7h, il faut dire qu'il n'y a plus de montages ou de nuages pour cacher le soleil. C'est la platitude qui débute, parsemée de champs de maïs et de tournesols rouges. Le ciel est d'un bleu limpide, nous voyons des cigognes dans les près et aussi en plein vol, cela en devient banal.

Tout ça a mis stephen en jambe et il a essayé de battre son record de l'heure.

Cependant sur ce terrain propice, il arrive qu'il y ait une montée bien abrupte et souvent au sommet, se trouve une petite oasis avec une fontaine bien fraîche pour se rafraîchir ainsi qu'une table pour s'assoir.
Dans les villages que nous traversons, j'ai constaté que les fermes à bestiaux étaient encore bien implantées au centre de ces villages, il est parfois surprenant d'y voir surgir une tête de vache ou un ballot de foin.
Dans la ville de Ehingen, nous nous arrêtons dans une boulangerie et décidons de consommer de la charcuterie locale, et là, c'est le grand choix. Ensuite nous nous posons près du danube où stephen fait sa nymphe et où nous déjeunons rapidement.


La fin de la journée, nous emmenera à Ulm où nous arrivons après plusieurs demandes de renseignements à trouver un cyber accès à 1E l'heure. Nous y passons 3h à y rédiger des articles et mises en places de photos. Pour les vidéos, il faudra attendre un meilleur débit. Vous vous demandez comment nous arrivons à publier un article par jour? Et bien le secret est dans la planification de la publication.

Il est 20h, le jour baisse rapidement. Si nous voulons dormir à la belle étoile, il nous faut sortir de la ville, du coup nous accélerons  mais nous ne nous sommes pas réapprovisionné en eau.
Alors que nous sommes doublés par un cycliste qui ensuite patiente au feu rouge, nous lui demandons où remplir nos bouteilles. Il nous propose chez lui et de fil en aiguille, à manger puis à dormir. Pendant le repas, nous discutons avec Jakob Hoverman, notre hôte et son frère, sur les voyages, sur l'hospitalité des différents pays. Pour l'instant ce que nous pouvons dire c'est que Jakob est la première personne à nous avoir accueillie chez lui. J'ai été très touché par la gentillesse dont il a fait preuve à notre égard sans rien attendre de nous en retour.

lundi 16 septembre 2013

Pulsations



Comment sonder la pulsation propre d'une ville quand on ne fait que la traverser á 17,63 kilometreures ?

Comment saisir les détails qui font ne pas ressembler ses habitants á ceux de la précédente ville de meme taille 200 km en amont ?
Comment faire pour sortir des clichés patrimoniaux des dépliants toutou-ristiques ?
La vie de cette jeune fille a-t-elle quelque chose á voir avec l'architecture baroque de ce palais du XIVe ?
Ou de ce vieil homme qui accuse pourtant un bon demi-siécle de plus ?
Comment ne pas voir en "La Ville" une franchise délocalisée d'une entreprise habitat-monde, ancrée sur des fondations qui ne lui ressemblent plus ?

Il me reste quelques villes á traverser, en espérant y percer ces furoncles questions avant qu'elles ne deviennent des mauvaises réponses