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jeudi 26 septembre 2013

Problèmes à répètition

Le 12/09/13 à Bratislava
Jour 28 - Etape 27 - 91 km
Nuit au chaud et à l'abri à l'auberge de jeunesse puis déjeuné dans la grande cafet en dessous d'une mapmonde qui nous montre que la plus grande partie de notre trajet est encore devant nous. Puis un tour sur internet pour vérifier les lieux et horaires d'où Amélie pourrait revenir vers Vienne.
Ensuite c'est le départ, il nous aura fallu 20km et 1h30 pour réussir à sortir de Vienne et à retrouver l'eurovelo6. La sortie est souvent identique : zone périphérique voiture à la croisé des grandes villes (prague, bratislava, budapest), zone portuaire avec péniches et stations hydraulique et ensuite zone pétrochimique (on se croirait à Donges). Lors d'une montée d'un de ces barrages, un petit accrochage des sacoches de Stephen, fait qu'il perd un petit raccord plastique qui relie les sacoches pour qu'elles soient plus stables, une répartition à base de chambre à air, nous relance.

Nous sommes partis tard comme souvent, donc nous choisissons que la pause déjeuné ce fera à la fin d'une longue ligne droite de 13km, qui en fin de compte, en fera 22km. C'est à ce moment qu'Amélie décide de crever de la roue avant, réparation express car nous devons avancer, derrière nous l'orage gronde et nous sentons les premières gouttes.
Nous échappons au déluge en nous réfugiant sous un hangar agricole, et une fois l'ondée passée, nous reprenons la route mais nous avons du louper un panneau qui nous oblige à faire un énorme détour avant d'arriver en Slovaquie via un jolie pont vert. Et première chose que je vois c'est une dame qui promène une chèvre. Nous arrivons via une cité HLM et l'impression de pays pauvre ou au moins la différence avec l'Autriche est palpable et saisissante. Vers Bratislava, Stephen déraille, c'est pas notre journée. Nous trouvons enfin la route et nous traverserons Bratislava via les bords du Danube avec une vue sur le château illuminé (nous avons enfreins la loi disant de ne jamais rouler de nuit), à la sortie de la ville, nous trouvons ce qui ressemble à un resto en bois avec un préau et des tables en bois.







Nous faisons à manger, nous apercevons que nous avons du perdre les couverts en plastiques de Stephen, décidément mais cela ne nous empêchera pas de nous nous coucher à l'abri sur la bâche.

mercredi 25 septembre 2013

Maintenant que de Vienne...

Le 11/09/13 à Vienne
Jour 27 - Etape 26 - 46 km

Toute la nuit, il a plu et venté, heureusement que nous étions sous la tente, Stephen lui sous l'abri, n'a pas été mouillé non plus. Seul hic c'est que avec le vent, un peu d'eau s'est infiltré et mon matelas et duvet sont humides, il faudra prendre le temps de les faire sécher plus tard.
Ce matin après le petit dej, c'est direction Vienne, soit seulement une quarantaine de kilomètres que nous faisons d'une seule traite avec le vent dans le dos. Je n'y comprends plus rien, le vent tourne un jour sur deux.
L'arrivée dans Vienne se fait comme celle d'une grande capitale, nous avançons, nous avançons et nous ne savons jamais où nous en sommes et combien de temps cela va prendre. On débute par les banlieues HLM pauvres puis le centre historique. Pour nous ralentir ils ont décidés de mettre des feux partout, d'une durée interminable. Nous passons par plusieurs ponts et passerelles, après quelques errements, nous arrivons dans le centre. La foule des touristes est au rendez vous, direction l'office du tourisme pour obtenir quelques adresses d'auberge de jeunesse. Elles sont situées en dehors du centre historique mais seulement à 3 km. La première est la bonne, 20e par personne pour la nuit dans une chambre de 4, que nous partageons avec un argentin.

Pour l'après midi et la soirée nous nous séparons, Stephen fait son tour en ville et avec Amélie nous nous baladons, goûter viennois, glace et repas typiquement hongrois, et oui seul resto encore ouvert avec une bonne réputation était celui là. Ensuite retour en vélo à travers vienne illuminée.

mardi 24 septembre 2013

Une invitée surprise

Le 10/09/13 à Tulln
Jour 26 - Etape 25 - 89 km

Nous nous levons à 7h30 (on garde les bonnes habitudes) dans notre palace, une nuit tranquille sans moustiques, sans rosée, sans gouttes mais aussi dans la chaleur intérieure d'une habitation. Est cela qui fait que Stephen ne se sent pas en forme?
Petit dej, plus nettoyage, histoire de remercier Hermann, il passe vite fait, nous souhaite bon voyage et du coup nous oublions de le prendre en photo. Sur ces conseils, nous allons jeter un bref coup d'œil à l'abbaye, nous ne rentrerons que dans les 2 premières cours, le reste est payant, de plus il va nous falloir trouver un moyen d'attacher nos sacoches pour ne pas nous les faire voler.
Nous prenons la direction de Tulln au milieu des vergers de pommiers et d'abricotiers, cela ressemble à la provence, les cigales en moins. Nous achetons de la confiture d'abricot, sur une chaise, toujours pas de vendeur et on met l'argent dans un pot vide, ainsi que des pêches. Sur les falaises qui jonchent le parcours quelques châteaux sont posés ainsi que de très belles églises.
À Krems, Stephen décide de prendre le train jusqu'à Tulln, nous nous séparons et je fais les 44km seul, nous nous retrouverons à la gare à 16h. De mon côté, le paysage redevient une plaine qui se trouve sous le niveau du Danube.
Je retrouve Stephen à l'entrée de la gare, il ne va pas mieux, nous décidons d'aller établir un camps en bordure de la ville car nous attendons une invitée. Le camps sera établi en foret à droite puis à droite au bout du chemin. La bache sera déployée façon canadienne avec 2 grosses branches de bois car de la pluie est annoncée. De mon côté je vais chercher Amélie qui arrive à l'heure avec un vélo tout beau.
Nous rentrons au camps, Stephen se repose, nous faisons à manger, du riz avec des légumes, une première, pendant ce temps Amélie monte sa tente. Juste à temps avant qu'une mini tempête débute, j'ai cru un moment que les arbres allaient s'abattre sur nous.

lundi 23 septembre 2013

Couché royal

Le 09/09/13 à Melk
Jour 25 - Etape 24 - 120 km

Je suis réveillé en plein rêve, il fait encore nuit et un petit bruit me dérange, mais qu'est ce donc?
Oui bien sur, c'est le bruit des gouttes de pluie sur la bache, comme nous avons été prévoyant, bien joué. Pas si sûr, il semble que des gouttes arrivent à tomber sur mon matelas et là c'est moins drôle. Donc il doit etre 5h30-6h et nous commençons à ranger nos duvets et matelas afin qu'ils ne prennent pas trop l'eau. La pluie n'est pas si forte mais nous préférons les réserver au sec. Nous petit dejeunons à l'abri sous la bache et finissons 2 des 5 pots de confitures que l'on nous avait donnés.
Du coup, un peu mouillés, nous arrivons à Linz à 8h alors que l'office du tourisme n'ouvre qu'à 9h, heureusement les banques, elles ouvrent tôt et nous retirons de l'argent, ensuite nous errons dans la ville entre un taxi phone, un magasin de musique fermé, une clef minute et un lidl où nous faisons profusion de nourritures (chocolat, biscuits, riz, polenta, poissons en boite, soupe, fromage, bouillon cube et yaourt), ça doit être le manque de la veille qui nous pousse.

Ensuite nous tracons et c'est le cas de le dire car avec le vent dans le dos, sans pédaler nous montons à 30km/h, du coup on enchaine les kilomètres.

Nous dejeunons à un arrêt cyclo avec des tables et point d'eau où déjà de nombreuses personnes font sécher leurs tentes et matelas, nous faisons de même avec toutes nos affaires (tentes, bache, duvets, matelas). Nous voyons passer toutes les nationalités, chacun déjeune à sa façon (sandwich/crédités pour les français/hollandais, burger saucisse boire  pour les allemands et autrichien). Nous, en dessert, nous nous sommes fait plaisir avec une foret noir et un strudel aux pommes. Je profite de cet arrêt pour changer, à mon tour, ma chaîne. Nous repartons et le ciel est gris mais pas de pluie, nous filons à bonne allure. Sur le Danube enfin une peniche qui descend le fleuve, c'est la première, nous n'en n'avions pas encore vu une, en une semaines de concomitance.
À cet endroit du Danube nous sommes surpris par les digues et les portes qui protègent les villages, nous constatons, ensuite sur les bas côtés de la route que les inondations ont du charrier des tonnes de boue qui s'est immiscée partout, certains arbres en ont jusqu'à 2m de leurs bases.
Nous avançons, toujours bon train, il est tôt, le soleil est revenu mais c'est sans compter sur le maillon rapide de la chaîne de Stephen qui lâche, sa chaîne tombe à terre, nous ne retrouvons pas le maillon rapide et décidons de remettre un maillon normal et là c'est la galère. Un papy qui passait par là, s'en mêle, veut absolument nous aider et fini par emmener Stephen chez lui avec la chaîne pendant que je garde les vélos sur le bas coté. Stephen revient, tout est en place mais cette opération aura pris 1h30, maintenant il est 18h15, il reste 20km pour Melk et le jour tombe vite.
Nous devons encore prendre de l'eau, donner un coup de fil à Amélie et trouver un endroit où dormir. Et c'est là qu'en arrivant à Melk, nous sommes interpellés par un homme plutôt âgé sur son vélo qui nous demande où nous dormons, nous n'osons pas dire en camping sauvage, donc on dit camping. Il continue à nous suivre et nous propose de camper chez lui, il habite en plein centre de Melk au pied d'un magnifique bâtiment qui n'est autre que l'abbaye visible de loin, pourquoi pas? Arrivés dans l'enceinte du bâtiment, nous sommes surpris le lieu est magnifique, super pelouse. À ce stade, l'homme qui s'appele Hermann, nous propose de dormir dans un lit, nous sommes un peu surpris par tant de bienveillance qui nous paraît suspect mais nous nous lançons, on verra bien. Et nous voilà dans un superbe T2 avec cuisine, douche, tv, comme à la maison. Hermann nous dit qu'il a lui aussi fait un voyage en France mais à mobilette. Nous le remercions, faisons la cuisine, une lessive sous la douche et dormirons dans des lits, c'est royal.

dimanche 22 septembre 2013

L'arrivée en Autriche

Le 08/09/13 à Linz
Jour 23 - Etape 23 - 104 km

Le reflet orangais du levé du soleil dans les nuages fut la première chose que je vis à travers la cime des sapins, cela allait annoncer une journée sans nuages.
Nous petit-dejeunons rapidement afin de trouver un cyber café à Passau. Dans l'entrée de Passau, nous passons par dessus une écluse énorme, rien à voir avec celles que nous avions vu précédemment. L'office du tourisme nous indique que les crues de juin/juillet, les avaient balayés de leurs emplacements sur les digues et nous comprimes d'où venaient les traces sur les murs des bâtiments à une hauteur de 1m50 ainsi que les déchets plastiques suspendus dans les arbres, même la piste cyclable où nous roulions devait etre submergée.
Finalement nous trouvons le seul cyber ouvert où plutôt fermé mais le responsable nous accepte.
Après 1h d'internet où nous n'avons rien pu faire, vu le débit et les ordi ant2diluviens, nous voilà sortis de l'Allemagne. Voici ce que je retiens des routes allemandes : ils sont en période électorale et les têtes et partis des candidats sont placardés sur les lampadaires à l'entrée de toutes les villes et la seconde, l'Allemagne s'est le pays de la pomme et pas de la bière.
Nous sommes maintenant en autriche, la frontière, inexistante, même pas un drapeau. Notre déjeuner inexistant aussi, on est dimanche et mis à part du pain, 2 concombres, 5 cm de saucisson, nous ne mangeons pas grand chose sinon, en plus, des tartines confitures, bananes mais sur une plage de sable fin du Danube à côté de 2 pêcheurs du dimanche. La pêche a été de plus en plus présente lors de notre périple.
Le reste de la descente du danube fut comme nous l'imaginons en Autriche entre 2 versants abruptes de montagnes couvertes de sapins. Le Danube jouant à faire des lacets, nous sommes obligés de prendre un passeur car la route que nous suivions c'est arrêté net, du coup demi tour, la prochaine fois nous lirons mieux les panneaux.
Pour finir, nous nous rapprochons de Linz mais nous arrivons par une route à voiture fort fréquentée ce qui nous oblige à bifurquer vers les collines où nous trouvons un endroit où poser la bache. Par contre cette fois nous la tendons pour nous protéger d'une éventuelle pluie et nous dormons sur le support de la tente.