vendredi 6 juin 2014

Lundi de pâques

21/04/14 sur la route de nata pk105
Etape 196 - jour 246
 
Réveillé par les camions qui viennent faire le plein de beau matin, la route A33 est un gros axe de transport de marchandises vers Afrique du Sud. Nous ne partirons pourtant pas tôt en effet, ce matin nous prenons un bon petit dej car nous avons 105km à faire avant de trouver une habitation où nous espérons pouvoir dormir.

Une fois lancé, nous attendons impatiemment notre premier éléphant, mais ce matin rien ne se produit, mis à part une longue ligne droite qui se prolonge. Des insectes énormes, sortis d'un film de SF mangent leurs congénères écrasés sur la route.

Une voiture nous double, puis s'arrête, un couple en sort et nous adresse la parole, c'est Yonne et Misha, 2 néerlandais qui nous proposent de l'eau fraiche. Les parents de Misha sont cyclos, ils ont eu un petit pincement au coeur en nous voyant. Mais nous sommes blindés en eau, 7l chacun, par contre, nous ne refusons pas la tablette de chocolat qu'ils nous proposent, on est pas le lundi de pâques pour rien.

Nous repartons, et le bush se fait plus dense, au loin une grande girafe s'éloigne d'un point d'eau, plus loin deux phacochères prennent la fuite après nous avoir vus.
Je commence à me demander s'il n'y a pas un jour impair pour voir les girafes et un jour pair pour les éléphants quand mon oeil de chasseur en voit un qui bouge dans une éclaircie dans le bush. Mais ce n'est pas un éléphant que nous voyons mais un troupeau entier, nous en avons compté 17, petits qui jouent dans l'eau et grands mâles avec défense qui ont pas l'air content. Nous restons un bon moment cachés derrière un arbre sur un promontoire à observer la scène en essayant de ne pas nous faire repérer.

Au 50 km, nous poserons la bâche sous l'ombre d'un grand arbre mort, faisant cuire les pâtes et regardant les camions et les 4x4 de touristes passés. Dans l'après midi, nous verrons des petites antilopes mais aussi des plus grosses qui ressemblent à de grands cerfs.

Nous avons un doute sur la destination "One O Five", est ce borne kilométrique 105 ou 105km depuis notre point de départ, ce sera pk105 soit 95km roulés aujourd'hui, sur place, un contrôle de police et des bâtiments.
Nous demandons où nous pouvons dormir? Au fond, plus loin, une des enceintes des bâtiments est ouverte et il y a un grand observatoire, haut de 20 m. C'est là que nous voulons dormir, la vue à 360° est superbe sur le bush où nous pourrons admirer le couché du soleil.

jeudi 5 juin 2014

Me trompe je ?

20/04/14 à Panda
Jour 245 - étape 195
 
Durand la nuit, je suis réveillé par un bruit de branchage qui émane de l'extérieur du mur d'enceinte de l'hôtel mais même avec la lumière, je ne distingue pas grand chose. Peut être était ce les mêmes singes qui jouent ce matin, à se pourchasser.

Il fait jour, nous sommes levés, alors qu'Amelie est dans la salle de bain, nouveau bruit de branchage et là, je distingue une trompe puis deux qui attrappent des feuilles dans les arbres. Nous sortons précipitamment et pourrons voir trois éléphants. Il nous suffit de passer la tête par dessus un mur qui ne doit pas faire plus 1m50.

Ils sont si près que je n'arrive pas à les faire tenir dans le cadre de l'appareil photo, je pense que jamais je ne pourrais être aussi près d'un éléphant sauvage, bon il y a quand même le mur.
La journée débute sous les meilleurs hospices, un petit passage au shop de la station service et à un petit resto pour y acheter des beignets, en vue de notre traversée de 100km sans aucun commerce. Nous prenons A33 vers le sud, là encore, une longue file de camions attend d'embarquer sur le ferry. Nous n'avons pas fait 5km que trois éléphants puis deux, sont entrain de brouter tranquillement. Lorsqu'une voiture passe ils ne bronchent pas, dès qu'ils nous voient, ils se carapatent. Après ces 5km magiques, plus rien pendant un long moment, la route est droite et plate, pas de grand changement dans le bush, 15km en ligne droite avant un virage.

Nous stoppons en bord de route, au bout de 48km, en face d'une petite ferme. Durand ces 50 premiers kilomètres, nous avons quand même vu quelques habitations et des locaux abandonnés. Lors de notre pause, Simka viendra nous parler, nous donnant quelques renseignements utiles, il est grand sourire et content de voir passer quelqu'un. La pause est courte et nous ne voulons pas arriver à l'heure de la pause casse croûte des lions.

La seconde partie de la route verra le paysage changé, une grande herbe jaune est visible à perte de vue, au loin quelques arbres isolés, une vraie ressemblance avec la Beauce. Des nuées de papillons blancs et jaunes traversent la route devant nous, souvent dans le sens droite gauche, contre le vent.

La route est quand même monotone et cela fait râler Amelie, le trajet avait pourtant bien commencé, mais le calme plat ça barbe, c'est à ce moment là qu'apparaît dans le bush, un nouvel éléphant avec ces petites défenses blanches, il fait un petit demi tour pour aller se cacher rapidement dans le bush.

Nous passerons une grande plaine agricole, apparue comme par magie de nul part où pousse une céréale rouge en rangs bien formés. Et voilà que nous arrivons à Pandamatenga, ville où il n'y a pas grand chose mis à part un énorme silo à grain. Nous nous arrêtons au shop de la station service où Ludo nous propose de poser la tente entre les tables en ciment de l'air de picnique. Nous acceptons et en plus, elle nous propose une douche chaude. Dans le même temps, un couple qui sortait du magasin nous proposer de planter la tente dans leur jardin.

Nous resterons ici près de la station malgré les fourmis toutes petites qui veulent rentrer partout. Le petit patio est partiellement grillagé et il doit y avoir un gardien d'après le proprio. Après prise de renseignements, il doit y avoir une habitation à 105km mais d'ici là rien d'autres.

mercredi 4 juin 2014

Se prélasser à l'ombre

19/04/14 à Kasane
Jour 244 - étape 194






Avant de reprendre la route, nous avons quelques trucs à faire et après avoir pris un bon petit déjeuner (merci le grille pain), je me dirige avec Filip et Luc vers un bureau de change, nous prévoyons de changer nos kwatch zambien en pula avant d'entrer au Botswana, la ville frontière n'étant pas très grosse. Seul hic, il n'y a pas assez de change dans la banque pour nous trois et nos amis belges me laisseront prendre l'ensemble (ils partent un jour après nous), passage à la pharmacie et au cyber mais long week end oblige, celui ci est fermé.

Avec tout ça, nous partons à 11h30, avec un soleil bien haut. Dès la sortie de Llivingstone, nous entrons dans le parc Victoria où nous pourrons admirer des antilopes et des girafes qui se prélassent à l'ombre de grands arbres. Le paysage est sec, longues herbes jaunes, petits arbres, c'est étrange car le zambese coule à moins de 5km.

Nous sommes partis tard et du coup, nous avons déjà faim, pause d'une heure à l'ombre d'un arbre, à picniquer avant de reprendre la route, toujours le vent dans le dos.

Nous obliquons vers le sud pour prendre la route qui mène au ferry (ponton ici) traversant le zambese. Une file de camions impressionnante, longue de 3km annonce l'arrivée au poste frontière. Le ferry ne peut transporter qu'un ou deux camions à la fois, ce qui explique cette attente. Un dernier tour sur le marché pour y acheter tomates et oignons (interdits d'importation au Botswana?). Puis nous traversons le zambese, une dernière fois. Sur le bateau, nous sommes mis en garde par les autochtones que l'a33, route que nous voulons emprunter, traverse un parc naturel, qu'il est fortement déconseillé d'y dormir dans le bush et que le prochain lodge/camping est à 100km.

Nous décidons de rester camper en ville afin de prendre des informations sur le trajet. Alors que nous sommes devant un des lodges campsite, exorbitant, nous avons la chance de rencontrer Élisabeth et Duncan qui nous offrent une chambre d'hôtel qu'ils avaient déjà louée (le standing ne leurs plaisaient pas). Ni une, ni deux nous acceptons et repartons dans l'autre sens pour trouver le dit hôtel et une grande chambre. Cool nous n'avons rien à déballer et pourrons partir tôt.

mardi 3 juin 2014

Livingstone

18/04/14 à Livingstone jour 243
 


Après la séance de nettoyage de fringues, nous prenons un long petit déjeuner, je tente de refaire du pain perdu mais les ustensiles de la cuisine commune ne sont pas au top, ce sera bon et mangeable quand même.
 
Ensuite, nous prenons place dans le minibus, à 25, toutes des personnes de l'auberge de jeunesse, il nous emmène gratuitement aux chutes Victoria, ça c'est sympa, par contre, pour le retour, il faudra nous débrouiller. Luc et Filip sont là aussi. La route pour descendre passe près du fleuve zambese et nous voyons déjà les dégagements de vapeurs d'eau.

Une fois, le ticket acheté, 120p ~ 20$ et l'entrée passée, nous avons le choix entre plusieurs parcours, la vue en amont, la vue au plus près des chutes et la vue des gorges. La personne de l'accueil nous demande si nous voulons être mouillés maintenant ou plus tard. Il doit sûrement rigoler, mais nous croisons beaucoup de gens complètement trempés, ils ne doivent pas avoir amenés leurs kway comme nous.

Nous approchons du but, belle vue sur les chutes, puis enfilons notre veste de pluie car ça mouille. Mais cela ne servira à rien car c'est la douche complète en moins de 30 secondes même au bout de mes chaussures et mon short.

Le panache d'eau et de vent sont pires qu'une tempête bretonne, nous passons sur un pont que l'eau dévale, on voit à peine son extrémité avec la bruine. Nous apercevons, quand même, lors d'accalmie, les trombes d'eau qui tombent et les rochers des falaises ciselés.

Puis pour nous sécher, nous faisons quand même les deux autres promenades, en amont où le débit de l'eau est impressionnant et en aval où nous pouvons voire un arc en ciel sur fond des gorges. Nous irons à pied sur le pont qui relie le Zimbabwe et la Zambie, datant du début du siècle dernier, sur lequel passent train, véhicules et piétons. Pour le retour vers Livingstone, nous partageons un taxi avec Luc et filip.

L'après midi sera relax, j'en profiterai pour changer mes freins avant et mes câbles de dérailleurs avant et arrière, une sorte de mini révision pour Azimut.

lundi 2 juin 2014

Tout chutesssssssssss

17/04/14 à Livingstone
Jour 242 - étape 193
 
Le soleil est chaud et bien visible au matin, car nous sommes installés dans une prairie, durand la nuit, j'ai entendu des hommes parler et marteler ou casser des briques, sûrement qu'ils pouvaient y voir nettement avec la pleine lune.

Le soleil et un vent fort nous permettent de sécher la tente rapidement et donc de prendre la route tôt, ce qui est bien car il y a plus de vent et moins de circulation.
Du coup, nous faisons d'une traite, la route jusqu'à livingstone, le paysage est toujours le même, peut être un peu plus de collines ce qui nous permet de temps à autre d'apercevoir les montagnes qui entourent le zambese.

Nous arrivons donc à Livingstone après 3h30 d'effort pour 76km. La ville se situe en contre bas et nous avons le droit à une bonne descente. De temps en temps, nous apercevons le panache de vapeur d'eau qui s'échappe des chutes. Sinon Livingstone n'est qu'une grosse ville à touristes, entre énormes panneaux publicitaires de banques et une multitude de lodges et hôtels.

Avant de nous diriger vers le jolly boys backpackers, nous nous arrêtons dans un petit restaurant, l'entrée est un magasin de vêtements, le resto à 3 tables et derrière il y a un coiffeur, gain de place oblige mais cela n'empêche pas la cuisine d'être excellente.

Au jolly boys, nous retrouvons nos amis belges qui sont arrivés la veille, après avoir posé la tente sur un petit coin d'herbe, nous allons manger tous les 4. Demain matin, nous avons prévu la sortie vers les chutes Victoria.

dimanche 1 juin 2014

Bienvenue en monotonie

16/04/14 à Zimba
Jour 241 - étape 192
 

A nouveau, durand la nuit, les même symptômes que la nuit précédente, des grattages sous la tente mais cette fois ci, cela se prolonge jusqu'au matin et cela ne ressemble pas à un bruit de serpent. Au levé, nous constatons que nous avons posé la tente sur une thermitière et que celles ci avec leurs grosses pinces, ont du se défendre.

Ce matin, malgré les arbres, il y a de la rosée partout sur la tente et sur les grandes herbes. Alors que nous faisons tout sécher, voici qu'apparaissent deux gusses qui disent travailler dans la ferme adjacente, ils nous réclament de l'argent "for drink". Nous leurs donnons 10k pour qu'ils nous laissent tranquillement finir notre petit déjeuner.

La route est un des plus grands axes de la Zambie avec de gros camions qui font la navette depuis Lusaka vers les frontières du sud ouest mais le matin le trafic est plutôt calme. Par contre, la route est monotone, du bush à gauche, du bush à droite, de longues lignes droites, ça monte, ça descend, des panneaux qui indiquent des fermes. Et voilà, nous avons fait 55km en 2h30 avec le vent. Nous nous arrêtons à Kalomo pour le déjeuner et nous voyons arriver Charly sur son vtt, un look de vieux bab soixante huitard avec une jolie barbe rousse. Cela fait 4 ans qu'il voyage, nous raconte le vol de son vélo, ces péripéties d'Éthiopie, la Namibie. Nous restons deux heures à discuter, lui remonte vers l'Europe par l'Afrique de l'ouest, rendez vous est pris à Nantes.

L'après midi aura la même physionomie que le matin, peut être un peu plus de collines, nous ferons des courses dans le marché de la ville de Zomba, marché fait de stand en bois, une partie légumes/poissons séchés et l'autre fringues. Nous passons remplir nos bidons à la station de pompage puis filons vers l'extérieur afin de nous trouver un endroit calme.

Nous suivons un chemin de terre rouge puis un peu d'herbe, au milieu d'un chantier de fabrication de briques et nous stoppons au pied d'un arbre. Trois ados viennent nous demander si nous avons besoin d'aide puis trois gamins viendront discuter avec nous un bon moment. La nuit est déjà tombée, la pleine lune levée et nous leurs demandons de partir lorsque le repas est prêt. La nuit est étoilée et fraîche.

samedi 31 mai 2014

Retour vers la civilisation

15/04/14 à choma
Jour 240 - étape 191


Il fait encore nuit,  quand nous sommes réveillés tous les deux par des bruits en provenance du dessous de la tente et de la bâche, bruit qui pourrait ressembler à quelque chose qui rampe.  Ni une, ni deux, nous pensons aux serpents dont nous avez parlé l'homme, la veille, on tambourine sur le sol pour voir si cela stoppe le bruit mais rien puis le son disparaît comme il est venu. Lors du démontage de la tente au matin, nous ferons quand même attention à ce que rien ne soit en dessous, tapis prêt à nous bondir dessus.  Après cet épisode, il sera dur de retrouver un sommeil serein.

Alors que nous prenons notre petit déjeuner sous un fort soleil, une vieille mamie nous parle mais nous ne comprenons pas, elle s approche et nous propose de l'eau pour nous laver (elle fait un geste de lavage du visage), nous la remercions mais nous avons déjà le bidon de 5l. Nous arrivons à lui dire où nous allons et d'où nous venons mais rien de plus.

Nous prenons la direction du sud et cette fois ci, le vent nous vient de côté, du coup nous avançons bien. La terre est redevenue rouge, et étrangeté les troncs des arbres semblent être de la même couleur.
Ensuite, au détour d'une rivière, la forêt disparaît, pour laisser place à de grandes herbes. Dès qu'une source d'eau est présente la végétation change. Puis apparaissent de grandes thermitières branches sur lesquelles poussent différents arbres souvent un cactus au sommet, ces thermitière forment de gros tumulus parfois en plein milieu des écoles.

Nous trouvons enfin un restaurant sans difficultés, alors que nous sommes en terrasse, de jeunes enfants nous dévisagent, nous lancent des hello et des pouces levés avec de grands sourires. Au milieu du village, des tas de vêtements trônent, fringues de recup dont de nombreux jeans.

Nous nous rapprochons de Choma. Nous sommes surpris par le fait qu'il n'y ait aucune banque ni de gros commerces mais une fois, le golf défrechi  passé, nous voilà sur le grand axe vers Livingstone, les gros camions sont là, les banques et les magasins aussi. Réapprovisionnement rapide car il nous faut encore sortir de la ville pour trouver un coin tranquille.

Cinq kilomètres plus loin, un chemin sur la droite part vers une forêt de petits arbres puis vers un chantier en cours de construction nous fournira un endroit plat au milieu des hautes herbes (type roseau) de 1m50. La route n'est pas très loin mais nous sommes bien cachés. De gros nuages donneront quelques gouttes, nous obligeant à manger sous la tente mais la lune fera, quand même, une belle apparition.

mercredi 21 mai 2014

Aparte en Roumanie



 
Quand on est habituee au confort moderne d'un H.L.M Francais, le retour au port du chale est parfois difficile


Predeal, la station de ski la plus en vogue de Roumanie



Non, ce n'est pas une mise en scene, nous sommes sortis moins d'une minute avant de la dacia blanche sur la droite qui nous a depote la.



Pendant que certains bossent....

D'autres envisagent les yeux brillants de revenir s'installer maintenant qu'on connait le boss


Siggy, notre hote, sur son 31, regarde la salle de bains ou nous allons nous laver sous peu




Le bureau du ministre des affaires etrangeres qui nous a recus, le telephone a gauche a gauche n'est pas rouge mais il est en direct avec O'bama, de fait, comme tous les telephones.