mercredi 9 octobre 2013

Les gorges profondes

Le 25/09/13 à Sip
Jour 41 - Etape 39 - 102 km



La journée a débuté par un superbe levé de soleil sur les gorges du Danube, juste dans l'alignement du parvis de la maison où nous avions posé nos matelas, quelques bateaux navigueaient déjà et partaient pour la pêche. Après avoir pris le petit dej sur nos deux rondins de notre plage, nous sommes partis, il ne faisait pas plus de 13 à l'apic des falaises quand le soleil n'arrivait pas à atteindre le fond. Au lointain, une brume enrobée encore le rivage et laissée imaginer un paysage feerrique, nous avons 101 km à rouler dans une des parties les plus belles de la descente du Danube.

Nous partons à l'heure où les enfants partent à l'école et ils sont nombreux à nous lancer des "hello boys", sur la route nous voyons de nombreuses vipère écrasées, il y aurait de quoi nous faire des couvres selles en peaux de serpents.
 La route serpente dans les gorges, souvent à flanc de falaise, le paysage me rappelle le Verdon, les couleurs jaunes et ocres sont celles du sud.





Nous nous arrêtons le midi dans la grosse ville côtière du coin où nous prendrons un cornet de frites, cela faisait longtemps, puis en face de la "mer", nos sandwich habituels. Avec ces forces nous pourrons gravir 2 grosses côtes nous permettant de monter sur les gorges. En face, nous voyons la côte roumaine comprenant de jolis monastères et châteaux. Près des habitations commencent à fleurir des mottes de foin parfois hautes de 4m, ce sont toujours ces petits tracteurs rouges qui tirent le foin. Dans la dernière descente vers Sip, le Danube a pris sa merveilleuse couleur bleu, on se croirait en Grèce. Pour finir, nous trouvons un coin d'herbe, sous les pins qui ne soit pas jonché de détritus divers (cigarette, bouteille) pour poser la bâche.
 

mardi 8 octobre 2013

Fausse route

Le 24/09/13 à Golubac
Jour 40 - Etape 38 - 100 km
 
Cette nuit a été la première du voyage où nous avons dormi entièrement tous les deux sous la tente. Le levé est toujours étrange quand la vieille je n'ai pas eu le temps de m'habituer au lieu car il faisait noir. Ce matin nous nous trouvons donc au milieu d'arbres sur un léger matelas de mousse, au fond les peupliers s'alignent les un derrière les autres en ordre.

Au moment du petit dej, nous avons le droit au passage d'un troupeau de moutons, on ne peut plus être tranquille dans les bois.

Ensuite nous remontons sur la digue et avançons toujours avec des marécages sur notre droite d'où s'envolent, quand nous passons bruyamment, des aigrettes, des canards et des hérons. Nous croyons apercevoir des castors mais ce sont peut-être simplement que des ragondins. Tout à coup, la piste est barrée par deux énormes tuyaux venus, je suppose de la sablerie adjacentes, mais pourquoi? En tout cas, ils ont dû être posés il y a longtemps car des chemins voiture et vélo, les contournent. Nous croisons de plus en plus de charrettes qui vont aux champs, il semble que ce soit plutôt des roms qui les conduisent en effet nous sommes très proche de la Roumanie. Au loin nous voyons réapparaître les montagnes, une route asphaltée, cette fois nous y emmène. Mais nous ne savons pas pourquoi, nous nous trompons de chemin (pourtant nous sommes 2 à regarder les panneaux), nous prenons vers le nord ouest et traversons 2 villages très pauvres à ce que ils laissent paraître. Nous evitons une attaque de chien et celui-ci n'était pas sympa. Au bout d'un moment, nous nous disons que nous faisons fausse route et nous choisissons de suivre un canal qui semble être indiqué sur notre carte, en plus une piste en bitume le suit. Cette piste, nous mènera jusqu'à un bâtiment clos avec des barrières qui nous coupent la route, une chance un petit chemin en terre le contourne et nous poursuivons sur une piste en terre damée. Nous continuons mais sommes interpellés par un vacher qui nous fait comprendre que pour aller à notre destination, nous devons prendre la digue haute et passer sous un pont. Nous retrouvons le chemin flèché et fait 15km au lieu d'1. Tout cela pour arriver juste à temps pour prendre un ferry qui nous fera traverser une fois le Danube.
La traversée dure 30min, toujours sur une barge poussée par un petit bateau, nous pouvons entrevoir l'entrée des fameuses gorges du Danube. Nous dejeunons rapidement à Ram qui ressemble à un petit port côtier puis nous repartons, dans les villages, les avis de décès sont placardés sur les poteaux ou sur les abris bus. Nous croisons de jolies petits tracteurs rouges, des zetor tirant leurs récoltes de maïs dans des remorques plus grosses qu'eux. 

Le passage en rive sud à aussi été l'occasion d'un changement de paysage, nous retrouvons du relief et une végétation qui alterne entre des pins et des landes. Pour finir la journée, nous avons le droit au coucher du soleil sur le château de Golubac et l'entrée effective des gorges. Nous nous posons sur une petite plage de galets, chacun sur son rondin de bois puis irons squatter le parvis d'une maison de vacances plus tard quand il fera nuit.

Journée à frayeur

Le 23/09/13 à Kovin
Jour 39 - Etape 37 - 72 km


Couché tard, levé tôt, les rideaux n'étaient pas tirés dans notre chambre de huit, il est 6h30 et je vais checker mes mails et mettre à jour le site. Stephen ayant des choses à faire, j'en profite pour aller visiter la citadelle, dont l'architecture ressemble à celle de Vauban et donne une très belle vue sur la Danube. J'ai l'occasion d'y flâner en vélo car il est possible d'y pénétrer avec.

Retour à l'hôtel où nous voulons partir avant midi mais ce ne sera pas le cas plutôt 13h quand nous quittons Belgrade, j'en profite pour récupérer un chiffon à l'hôtel pour nettoyer toute la boue qui colle au vélo. Pour sortir de la ville, nous suivons le fléchage qui est très bien fait mais qui nous fait traverser un pont 2X2 voies avec un bon trafic, cela ne durera que 700m, puis nous récupérons une piste sable/herbe/caillou qui longe des marécages avec de beaux arbres morts, des oiseaux qui ressemblent à des ibis, des cygognes, cygnes et quelques pêcheurs aussi.
Nous passons quelques villes, il est 15h et voyons les ouvriers débauchés, attendant leurs bus devant de grosses rafineries dont les tuyaux font des méandres insensés. Une haute cheminée crache une fumée jaune que je n'aurai pas envie de respirer. Est-ce cela ou les inscriptions au sol indiquant de faire attention à quelque chose, qui me font faire une erreur et "tomber" d'un trottoir de 30cm. Grosse frayeur et tout mon poids appuie sur le cintre qui descend de position. Rien n'a l'air d'être cassé pour l'instant. Nous continuons malgré tout et faisons 30km de piste avec des trous, parfois nous descendons de cette digue pour attraper des traces "damées" que font les voitures. À nouveau troupeaux de chèvres et de moutons mais aussi sales petits roquets qui veulent nous chiquer les mollets. Alors que nous demandons notre sempiternelle eau du soir, une dame edentée nous offre 2 grands verres de fanta.
Est-ce cela qui fait chuter Stephen aux abords de Kovin dans une légère montée? Je me retourne et le vois à terre, aucune séquelle mis à part à nouveau la cagette cassée.

Il est 18h30, il fait presque noir, depuis la digue nous nous effonçons dans la forêt pour poser la tente, au loin des coups de fusil ne nous rassurent pas, ils ne dureront d'ailleurs pas. Le vent se lève, nous l'entendons bruisser dans les cimes des arbres. Dès qu'un véhicule passe sur la digue, nous éteignons notre frontale, nous ne voulons pas être embêtés.
 

lundi 7 octobre 2013

Visite de Beograd

Le 22/09/13 à Belgrade
Jour 38 - Etape 36 - 60 km



Nous nous réveillons dans notre petite chambre d'ami aux rideaux à carreaux rouges. Stephen est sur son matelas et moi sur le canapé, en effet le canapé deplié n'était pas assez large pour nous deux. Au levé, Paul rempli la chaudière à bois, ensuite Ana nous force presque à prendre une douche ce qui n'est pas sans nous déplaire, puis nous prenons le petit dej tous les 4. Eux ne prennent qu'un grand verre de jus de citron avec du miel et nous nous régalons de leur miel. En effet,  même si ils sont à la retraite, ils sont apiculteurs et ont une cinquantaine de ruches au fond du jardin sous les pommiers derrière le poulailler. Nous allons y jeter un coup d'oeil mais comme le temps est un peu frisquet et le soleil a peine levé, il n'y a pas grande activité. Cependant Paul arrive à me faire comprendre qu'il a envoyé au moins 40 pots à lait de miel vers des pharmacies de Belgrade, leur miel est "ecologico". Il me dit tout cela en remplissant un pot de verre de miel à la louche.
Avant le départ séance photo sous le soleil, tout le monde à un sourire radieux, nous avons le droit à quelques cadeaux: miel et raisin. C'est à ce moment que nous constatons que le filet de protection de la cagette de Stephen a été attaqué et dechiqueté durant la nuit, nos vélos étant restés dehors. Nous hésitons sur les coupables, chat, souris ou écureuil, vu que le butin semble être des biscuits.

Ça y est nous partons, grand soleil et vent dans les maïs qui ne se sont pas encore fait moissonner.
Plus nous nous rapprochons de Belgrade, plus nous avons du trafic routier, du coup l'arrivée dans la ville est moins sympa mis à part les derniers kilomètres où nous roulons sur le front de mer, nous sommes dimanche et il y a foule. Passage obligé à l'office du tourisme qui nous indique les hôtels pas chers et les restaurants. D'ailleurs, nous allons y manger mais nous sommes déçu comme d'habitude dans les grandes villes, par ces restos à touristes.

Nous posons nos affaires dans un hôtel, chambre de huit et nous allons vagabonder en ville, sans oublier de prendre un dessert typiquement hongrois, sorte de pâte cuite en enrobée de chocolat, amandes et cannelle.
Belgrade ou beograd est une ville typiquement "soviétique" ayant des angles droits, des statues imposantes sur les bâtiments et surtout une couleur grise, pratiquement triste. Malgré cela de jolies petits tram rouges parcourt une ville où il semble que l'on est le droit de grapher sur tous les murs, vus que les graphes fleurissent à chaque coins de murs. Dans mes divagations je rentre dans une très belle église orthodoxes où de jeunes pratiquants viennent baiser une relique et prier sous un coupole haute de 40m. Nous rentrons à l'hôtel pour notre séance internet habituel dans les grandes villes.
 

Comme à la maison

Le 21/09/13 à Slankanu-Vinigradi
Jour 37 - Etape 35 - 115 km



Le réveil est irréel dans cette grande pièce, haute de 1 étage dont la plupart des vitres sont cassées et où s'entassent du tonnes de papiers (extrait de compte, bordereaux de commande), le bleu du ciel est visible mais en sortant le ciel commence à se voiler.

Nous prenons le petit déjeuner au milieu des gravats et des bouts de verre, il vaut mieux garder ces chaussures. Puis nous partons pour la Serbie en passant par un paysage de vignes, les ouvriers vendangeant à la main.
Passage à la douane qui à nouveau me pose des questions sur le périple et heureusement que j'ai le t-shirt avec le trajet google car cela permet de mieux exprimer les choses. Une fois en Serbie, notre but est de trouver une boulangerie en effet hier soir nous n'avons pas racheté de pain. Ce matin nous avons survécu avec ce que nous avait laissé le père de Miroslav. Du coup, nous avons un petit creux que nous comblons avec une sorte de pain au chocolat et un beignet, nous devorons le tout devant l'église de Backa Palanka.

Nous repartons rapidement car nous voulons faire une grosse journée afin d'arriver plus vite à Belgrade. Sur les bords de routes, nous commençons à voir tout type d'animaux enchaînés à des piquets (vaches, chevaux, moutons). Le vent nous porte bien, comme souvent, mais nous tombons à nouveau sur 18km de piste à ornières cependant légèrement tassées, du coup nous avançons assez vite, seules nos mains et nos fesses ressentent l'effort. Nous commençons à voir le relief changé et les montages sont de retour, au moins en fond de paysage. Nous dejeunons sur un banc à Futog, nous avons retrouvé un semblant de fromage et dégustons la charcuterie offerte hier.

Nous traversons ensuite Novi Sad où nous tombons en plein milieu d'un meeting aérien sur le Danube, ce qui n'est pas vraiment à notre goût, nous qui apprécions le calme, nous passons par un petit marché où nous achetons fruits et légumes. La sortie de cette ville est d'ailleurs difficile avec gros camions et voitures qui klaxonnent pour rien, ajouté à cela, une belle côte de 5km à 8%. Par contre en arrivant en haut nous avons la chance d'avoir un point de vue sur la plaine qui se dessine avec ces variations de couleur. Dans la descente qui suit, nous pourrons regarder des joueurs de boule, nous n'avons pas compris les règles, il n'y avait pas de cochonnet? 
Il est 18h, le soleil baisse rapidement. Nous tentons une nouvelle approche. J'ai fait inscrire, par l'australienne, sur mon carnet, une demande de camping en serbe. Je le montre à 2 personnes, un jeune et un vieux mais ils veulent que nous retournions à la ville précédente.
Pas question de faire demi tour et nous continuons à progresser vers Belgrade, chemin à gauche, nous questionnons un jeune sur son tracteur mais il ne sait pas grand chose au loin 2 femmes discutent, j'essaie de m'exprimer en anglais mais rien, du coup je tends le carnet et en plus fait un dessin.

C'est Ana qui nous emmène chez elle où elle nous montre une jolie pelouse, en allemand simple et avec des gestes, elle veut savoir si nous avons mangé, comme ce n'est pas le cas nous ferons la cuisine chez elle et finalement elle nous offrira de dormir dans la chambre d'ami. Elle a l'age de nos mères et nous celui de son fils, c'est pour cela qu'elle s'occupe si gentiment de nous.
 

Geo-Quizz

Maıntenant que nous quıttons l'Europe voıcı le temps d'un petıt quızz, ıl n'y a rıen à gagner, ce quı le rend d'autant plus beau.
Juste a répondre en commentaıres dans quel pays est prıs la photo (sans l'aıde de google)
Les plus nuls d'entre vous pourront ne pas etre trop déçus, j'y aı glıssé des cadeaux

A.

B.

C.

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