mercredi 11 juin 2014

Maun

26/04/14 à Maun


Je me lève tôt pour aller à ce fameux shop de vélo, je ne me fais pas de grandes illusions, parmi tous les pays que j'ai traversé depuis la Turquie et Istanbul, j'ai toujours été déçu, mis à part peut être à Nairobi.
Je me dirige donc vers l'aéroport, puis vers le magasin motovac, de là, on m'oriente vers le magasin de vélo. Au premiers abords, de beaux spécimens de vélos sont exposés, plutôt des vtt, je ne sais pas si ce sont des secondes main ou pas.

Je rentre et n'aperçoit aucune pièce détachée, juste des pièces de mécanique, mais on m'oriente vers l'étage et émerveillement quand j'entrevois un portant pourvu de boîtes bleus, couleurs de shimano. Je n'ai plus qu'à faire mon choix, cassette deore (meilleur que celle que j'ai), chaîne 9 vitesses et jeu complet plateaux et manivelles.

Par contre, au niveau du pédalier, ce n'est pas les mêmes, il me faut donc démonter chaque plateau pour l'adapter au mien. Voilà, le tout pour 150€ mais il fallait que je le fasse sinon je n'aurai pas été sûr d'arriver au cap.

Après les deux heures de montage, je vois arriver Ounalenna avec ses enfants et leurs vélos respectifs, heureusement que nous l'avons croisé hier. Maintenant Azimut est prêt à repartir pour 19000km.
Ensuite, je vais faire du change, je veux des dollars namibiens en vue de notre passage par le poste frontière de Dobe, il parait qu'il n'y a rien. Au bureau de change, pas de dollar namibien mais la guichetière me précise que l'on peut payer partout en Namibie avec des rand sud africain, me voilà donc avec plein de rand, espérons qu'elle dit vrai.
Retour au camping, où Amelie a profité de sa matinée pour faire la lessive et après avoir mangés, nous allons dans le centre de Maun pour faire de l'internet.
 
Nous avons des nouvelles de Luc et Filip et prévoyons de les voir à leur hôtel en fin de soirée. Nous partirons donc après le dîner, en suivant la route de l'aéroport vers leur hôtel. Surprenant de voir les vaches entrain de brouter ou coucher tranquillement sur le bas côté, à 5m des grilles de l'aéroport.
Nous boirons quelques verres en discutant vélo, nos chemins vont se séparer, ils ont moins de temps que nous pour atteindre le cap mais peut être que nous nous retrouvons au hasard en Namibie.

mardi 10 juin 2014

Fin de transmission

25/04/14 à Maun
Jour 250 - étape 200

Le réveil sonne, cela faisait longtemps que cela n'était pas arrivé, il est si bon de se lever quand on en a envie. Par contre, le soleil lui n'est pas encore levé et l'école est enveloppée dans une brume. Nous rangeons toutes nos affaires, plions la tente encore humide, il est déjà 7h et les enfants en uniforme commencent à arriver par groupe. Nous reprenons le chemin de sable, passons devant le terrain de foot et des maisons mi dures mi cases, pour rejoindre l'asphalte.

Il est 7h15, et à priori l'heure des animaux sauvages, le ciel est dégagé et il fait quand même un peu frais. Ce matin, de nombreux gros volatiles sont perchés dans les arbres, vautours et rapaces divers, d'habitude nous ne les voyons pas.

Pour seuls animaux, nous verrons quatre girafes, leurs têtes dépassant tout juste du bush, elles nous regardent arriver, puis décampent en courant. Ça a quelque chose d'extraordinaire, une girafe qui coure.
Nous faisons 25km mais il faut quand même que nous arrêtions pour prendre un petit déjeuner et des forces si nous voulons atteindre Maun à 124km.

Nous remettons le compteur à zéro (virtuellement car le mien ne fonctionne plus), comme s'il nous restait 100km à faire. Autour de midi, nous arrivons à un checkpoint policier et vétérinaire mais cette fois ci pas de bain de pied, il est pour les personnes venant dans l'autre sens. Nous en profitons pour faire une courte pause et manger des frites (trop petite barquette!!) et du poulet (original comme plat typique du Botswana).
Cela fait quelques jours que ma transmission me pose de sérieux problèmes, la chaîne saute, impossible de forcer, mais depuis la pluie d'hier, c'est pire. Cela nous oblige à un arrêt où je change ma chaîne, et cela va mieux mais il me faut trouver une solution rapidement.
Nous arrivons à Maun, tôt 16h et nous nous apercevons que l'hôtel backpackers est encore à 10km, excentré de la ville. Nous passons devant un supermarché et y faisons des courses, au moins ce sera ça de fait, mais l'attente en caisse est hyper long. Ça, plus le temps de retirer de l'argent à un distributeur qui ne fonctionne qu'une fois sur deux, il est 17h45 et la nuit va tomber.
Alors que nous nous dirigeons vers ce que nous croyons être un camping, nous croisons Oualemna en tenue de cycliste, gilet et sacoches. Je lui demande s'il y a un bon shop à maun et il m'en indique un.
Il nous mène ensuite vers un camping backpackers proche de l'aéroport et de la rivière Thamalamakane.

Nous posons la tente près de la rivière, des insectes ou grenouilles font un bruit mécanique, bruit proche des trucs en bambou asiatique qui bougent dans le vent.

dimanche 8 juin 2014

A la recherche d'une bonne table

23/04/14 près de Gweta
Jour 248 - étape 198
 
Encore un camping où nous sommes seuls, c'est bien cela permet d'être au calme mais moins bien pour les rencontres. Par contre, il y a quelques acacias qui déposent des espèces de boules pleines de picots, nous en avons plein nos savates, une couche on peut même dire, mais aussi sous nos pneus, plantés bien droits. Avant de monter sur nos bécanes, une séance de vérification s'imposera.

Nous refaisons la route vers Nata, nous arrêtons au supermarché avant de prendre la route pour Maun. Alors que les jours précédents, le vent venait de l'est, subitement il a décidé de souffler de l'opposé et nous l'avons de face, du coup, nous devons forcer plus.

Le vent transporte l'odeur des arbustes qui bordent les côtés de la route, une odeur entêtante qui ressemble à la sauge. Ce vent fait aussi onduler les grandes herbes jaunes de la savane. Savane où les vaches et les chevaux sont en liberté pour paître et se désaltérer aux marres. Ce paysage ressemble à nos marais salants. A la saison des pluies, le niveau de l'eau doit être bien supérieur à celui que l'on voit.

Nous passons maintenant au travers d'une forêt de grands arbres dont certains ont l'ensemble de leur feuillage jaune et orange, on se croirait en automne, mais c'est l'automne dans cette hémisphère.

Nous pensions enfin pouvoir manger local, de la cuisine du Botswana, à Zagora mais il n'y a aucun restaurant du coup nous cuisinons à l'ombre et à l'abri du vent derrière le mur d'un magasin aux rayons presque vides.
Ce sera pénible car des enfants viendront, d'abord de loin, puis de plus en plus près, nous demander de l'argent, des drinks, des bonbons.

Nous repartons rapidement, nous aurions mieux fait de nous arrêter dans le bush, surtout qu'aujourd'hui les animaux sauvages font grève et ont été remplacés par du bétail.
Nous nous arrêtons 10km avant Gweta car le jour commence à baisser, nous traversons une plaine de terre (sûrement un petit étang à la saison des pluies) pour poser la tente derrière une petite butte. On entend les cloches des vaches, les ânes hennir et les cowboys crier dans la nuit.

samedi 7 juin 2014

Le compte est bon

22/04/14 à Nata
Jour 247 - étape 197

 Du haut de ce mirador dont l'échelle en ferraille fait 54 marches, j'assiste au lever du soleil qui enflamme les nuages à l'est, il me réchauffe aussi car la nuit a été venteuse donc fraîche. C'est la premier fois que je dors aussi haut sur une plateforme en ferraille de 4m2, comme si en bas les lions et les hyènes rodaient.

Nous prenons notre petit dej qui finit notre bidon de 5l, heureusement que nous avions prévu large car il n'y a pas d'eau ici. Une fois sur la route, nous jouerons au jeu de "combien d'éléphant aujourd'hui", 5 pour Amelie et 13 pour moi. Mais comme souvent, il nous faudra voir notre première girafe, très grande et caché sous les arbres, pour que le compteur s'incrémente doucement.
 
Arrivés au kilomètre 60, un checkpoint policier avec contrôle vétérinaire où nous sommes obligés de passer nos chaussures dans un liquide (eau salée) et de rouler dans une marre d'eau. Ce checkpoint tombe bien, il nous permet de nous ravitailler en eau, même si les autochtones nous avertissent qu'elle est un peu salé, nous cela nous va très bien. Nous ferons une pause 10km plus loin, toujours sous un arbre près d'une marre d'eau mais aucun animal ne viendra si désaltérer. Toujours aucun restaurant ou commerce sur cette route.

À la reprise, jackpot pour moi, plus d'une douzaine d'éléphant entrain de manger dans le bush, au milieu d'arbre pas plus grand qu'eux. Cela a l'air d'être leur végétation de prédilection, ce matin nous roulions au milieu de grands arbres.

La végétation change à nouveau pour un bref instant, une savane, plaine d'herbe rase et jaune où pourrait courir un guépard derrière des antilopes. Et puis, jusqu'à Nata, nous retrouvons une forêt de grands arbres et d'arbustes où poussent de grandes thermitieres grises dont la forme de certaines me font penser à des éléphants qui fondent. Après avoir atteint Nata et fait des courses, nous referons un petit bout de route en arrière pour nous installer dans un camping en bord de rivière.

vendredi 6 juin 2014

Lundi de pâques

21/04/14 sur la route de nata pk105
Etape 196 - jour 246
 
Réveillé par les camions qui viennent faire le plein de beau matin, la route A33 est un gros axe de transport de marchandises vers Afrique du Sud. Nous ne partirons pourtant pas tôt en effet, ce matin nous prenons un bon petit dej car nous avons 105km à faire avant de trouver une habitation où nous espérons pouvoir dormir.

Une fois lancé, nous attendons impatiemment notre premier éléphant, mais ce matin rien ne se produit, mis à part une longue ligne droite qui se prolonge. Des insectes énormes, sortis d'un film de SF mangent leurs congénères écrasés sur la route.

Une voiture nous double, puis s'arrête, un couple en sort et nous adresse la parole, c'est Yonne et Misha, 2 néerlandais qui nous proposent de l'eau fraiche. Les parents de Misha sont cyclos, ils ont eu un petit pincement au coeur en nous voyant. Mais nous sommes blindés en eau, 7l chacun, par contre, nous ne refusons pas la tablette de chocolat qu'ils nous proposent, on est pas le lundi de pâques pour rien.

Nous repartons, et le bush se fait plus dense, au loin une grande girafe s'éloigne d'un point d'eau, plus loin deux phacochères prennent la fuite après nous avoir vus.
Je commence à me demander s'il n'y a pas un jour impair pour voir les girafes et un jour pair pour les éléphants quand mon oeil de chasseur en voit un qui bouge dans une éclaircie dans le bush. Mais ce n'est pas un éléphant que nous voyons mais un troupeau entier, nous en avons compté 17, petits qui jouent dans l'eau et grands mâles avec défense qui ont pas l'air content. Nous restons un bon moment cachés derrière un arbre sur un promontoire à observer la scène en essayant de ne pas nous faire repérer.

Au 50 km, nous poserons la bâche sous l'ombre d'un grand arbre mort, faisant cuire les pâtes et regardant les camions et les 4x4 de touristes passés. Dans l'après midi, nous verrons des petites antilopes mais aussi des plus grosses qui ressemblent à de grands cerfs.

Nous avons un doute sur la destination "One O Five", est ce borne kilométrique 105 ou 105km depuis notre point de départ, ce sera pk105 soit 95km roulés aujourd'hui, sur place, un contrôle de police et des bâtiments.
Nous demandons où nous pouvons dormir? Au fond, plus loin, une des enceintes des bâtiments est ouverte et il y a un grand observatoire, haut de 20 m. C'est là que nous voulons dormir, la vue à 360° est superbe sur le bush où nous pourrons admirer le couché du soleil.

jeudi 5 juin 2014

Me trompe je ?

20/04/14 à Panda
Jour 245 - étape 195
 
Durand la nuit, je suis réveillé par un bruit de branchage qui émane de l'extérieur du mur d'enceinte de l'hôtel mais même avec la lumière, je ne distingue pas grand chose. Peut être était ce les mêmes singes qui jouent ce matin, à se pourchasser.

Il fait jour, nous sommes levés, alors qu'Amelie est dans la salle de bain, nouveau bruit de branchage et là, je distingue une trompe puis deux qui attrappent des feuilles dans les arbres. Nous sortons précipitamment et pourrons voir trois éléphants. Il nous suffit de passer la tête par dessus un mur qui ne doit pas faire plus 1m50.

Ils sont si près que je n'arrive pas à les faire tenir dans le cadre de l'appareil photo, je pense que jamais je ne pourrais être aussi près d'un éléphant sauvage, bon il y a quand même le mur.
La journée débute sous les meilleurs hospices, un petit passage au shop de la station service et à un petit resto pour y acheter des beignets, en vue de notre traversée de 100km sans aucun commerce. Nous prenons A33 vers le sud, là encore, une longue file de camions attend d'embarquer sur le ferry. Nous n'avons pas fait 5km que trois éléphants puis deux, sont entrain de brouter tranquillement. Lorsqu'une voiture passe ils ne bronchent pas, dès qu'ils nous voient, ils se carapatent. Après ces 5km magiques, plus rien pendant un long moment, la route est droite et plate, pas de grand changement dans le bush, 15km en ligne droite avant un virage.

Nous stoppons en bord de route, au bout de 48km, en face d'une petite ferme. Durand ces 50 premiers kilomètres, nous avons quand même vu quelques habitations et des locaux abandonnés. Lors de notre pause, Simka viendra nous parler, nous donnant quelques renseignements utiles, il est grand sourire et content de voir passer quelqu'un. La pause est courte et nous ne voulons pas arriver à l'heure de la pause casse croûte des lions.

La seconde partie de la route verra le paysage changé, une grande herbe jaune est visible à perte de vue, au loin quelques arbres isolés, une vraie ressemblance avec la Beauce. Des nuées de papillons blancs et jaunes traversent la route devant nous, souvent dans le sens droite gauche, contre le vent.

La route est quand même monotone et cela fait râler Amelie, le trajet avait pourtant bien commencé, mais le calme plat ça barbe, c'est à ce moment là qu'apparaît dans le bush, un nouvel éléphant avec ces petites défenses blanches, il fait un petit demi tour pour aller se cacher rapidement dans le bush.

Nous passerons une grande plaine agricole, apparue comme par magie de nul part où pousse une céréale rouge en rangs bien formés. Et voilà que nous arrivons à Pandamatenga, ville où il n'y a pas grand chose mis à part un énorme silo à grain. Nous nous arrêtons au shop de la station service où Ludo nous propose de poser la tente entre les tables en ciment de l'air de picnique. Nous acceptons et en plus, elle nous propose une douche chaude. Dans le même temps, un couple qui sortait du magasin nous proposer de planter la tente dans leur jardin.

Nous resterons ici près de la station malgré les fourmis toutes petites qui veulent rentrer partout. Le petit patio est partiellement grillagé et il doit y avoir un gardien d'après le proprio. Après prise de renseignements, il doit y avoir une habitation à 105km mais d'ici là rien d'autres.

mercredi 4 juin 2014

Se prélasser à l'ombre

19/04/14 à Kasane
Jour 244 - étape 194






Avant de reprendre la route, nous avons quelques trucs à faire et après avoir pris un bon petit déjeuner (merci le grille pain), je me dirige avec Filip et Luc vers un bureau de change, nous prévoyons de changer nos kwatch zambien en pula avant d'entrer au Botswana, la ville frontière n'étant pas très grosse. Seul hic, il n'y a pas assez de change dans la banque pour nous trois et nos amis belges me laisseront prendre l'ensemble (ils partent un jour après nous), passage à la pharmacie et au cyber mais long week end oblige, celui ci est fermé.

Avec tout ça, nous partons à 11h30, avec un soleil bien haut. Dès la sortie de Llivingstone, nous entrons dans le parc Victoria où nous pourrons admirer des antilopes et des girafes qui se prélassent à l'ombre de grands arbres. Le paysage est sec, longues herbes jaunes, petits arbres, c'est étrange car le zambese coule à moins de 5km.

Nous sommes partis tard et du coup, nous avons déjà faim, pause d'une heure à l'ombre d'un arbre, à picniquer avant de reprendre la route, toujours le vent dans le dos.

Nous obliquons vers le sud pour prendre la route qui mène au ferry (ponton ici) traversant le zambese. Une file de camions impressionnante, longue de 3km annonce l'arrivée au poste frontière. Le ferry ne peut transporter qu'un ou deux camions à la fois, ce qui explique cette attente. Un dernier tour sur le marché pour y acheter tomates et oignons (interdits d'importation au Botswana?). Puis nous traversons le zambese, une dernière fois. Sur le bateau, nous sommes mis en garde par les autochtones que l'a33, route que nous voulons emprunter, traverse un parc naturel, qu'il est fortement déconseillé d'y dormir dans le bush et que le prochain lodge/camping est à 100km.

Nous décidons de rester camper en ville afin de prendre des informations sur le trajet. Alors que nous sommes devant un des lodges campsite, exorbitant, nous avons la chance de rencontrer Élisabeth et Duncan qui nous offrent une chambre d'hôtel qu'ils avaient déjà louée (le standing ne leurs plaisaient pas). Ni une, ni deux nous acceptons et repartons dans l'autre sens pour trouver le dit hôtel et une grande chambre. Cool nous n'avons rien à déballer et pourrons partir tôt.

mardi 3 juin 2014

Livingstone

18/04/14 à Livingstone jour 243
 


Après la séance de nettoyage de fringues, nous prenons un long petit déjeuner, je tente de refaire du pain perdu mais les ustensiles de la cuisine commune ne sont pas au top, ce sera bon et mangeable quand même.
 
Ensuite, nous prenons place dans le minibus, à 25, toutes des personnes de l'auberge de jeunesse, il nous emmène gratuitement aux chutes Victoria, ça c'est sympa, par contre, pour le retour, il faudra nous débrouiller. Luc et Filip sont là aussi. La route pour descendre passe près du fleuve zambese et nous voyons déjà les dégagements de vapeurs d'eau.

Une fois, le ticket acheté, 120p ~ 20$ et l'entrée passée, nous avons le choix entre plusieurs parcours, la vue en amont, la vue au plus près des chutes et la vue des gorges. La personne de l'accueil nous demande si nous voulons être mouillés maintenant ou plus tard. Il doit sûrement rigoler, mais nous croisons beaucoup de gens complètement trempés, ils ne doivent pas avoir amenés leurs kway comme nous.

Nous approchons du but, belle vue sur les chutes, puis enfilons notre veste de pluie car ça mouille. Mais cela ne servira à rien car c'est la douche complète en moins de 30 secondes même au bout de mes chaussures et mon short.

Le panache d'eau et de vent sont pires qu'une tempête bretonne, nous passons sur un pont que l'eau dévale, on voit à peine son extrémité avec la bruine. Nous apercevons, quand même, lors d'accalmie, les trombes d'eau qui tombent et les rochers des falaises ciselés.

Puis pour nous sécher, nous faisons quand même les deux autres promenades, en amont où le débit de l'eau est impressionnant et en aval où nous pouvons voire un arc en ciel sur fond des gorges. Nous irons à pied sur le pont qui relie le Zimbabwe et la Zambie, datant du début du siècle dernier, sur lequel passent train, véhicules et piétons. Pour le retour vers Livingstone, nous partageons un taxi avec Luc et filip.

L'après midi sera relax, j'en profiterai pour changer mes freins avant et mes câbles de dérailleurs avant et arrière, une sorte de mini révision pour Azimut.

lundi 2 juin 2014

Tout chutesssssssssss

17/04/14 à Livingstone
Jour 242 - étape 193
 
Le soleil est chaud et bien visible au matin, car nous sommes installés dans une prairie, durand la nuit, j'ai entendu des hommes parler et marteler ou casser des briques, sûrement qu'ils pouvaient y voir nettement avec la pleine lune.

Le soleil et un vent fort nous permettent de sécher la tente rapidement et donc de prendre la route tôt, ce qui est bien car il y a plus de vent et moins de circulation.
Du coup, nous faisons d'une traite, la route jusqu'à livingstone, le paysage est toujours le même, peut être un peu plus de collines ce qui nous permet de temps à autre d'apercevoir les montagnes qui entourent le zambese.

Nous arrivons donc à Livingstone après 3h30 d'effort pour 76km. La ville se situe en contre bas et nous avons le droit à une bonne descente. De temps en temps, nous apercevons le panache de vapeur d'eau qui s'échappe des chutes. Sinon Livingstone n'est qu'une grosse ville à touristes, entre énormes panneaux publicitaires de banques et une multitude de lodges et hôtels.

Avant de nous diriger vers le jolly boys backpackers, nous nous arrêtons dans un petit restaurant, l'entrée est un magasin de vêtements, le resto à 3 tables et derrière il y a un coiffeur, gain de place oblige mais cela n'empêche pas la cuisine d'être excellente.

Au jolly boys, nous retrouvons nos amis belges qui sont arrivés la veille, après avoir posé la tente sur un petit coin d'herbe, nous allons manger tous les 4. Demain matin, nous avons prévu la sortie vers les chutes Victoria.

dimanche 1 juin 2014

Bienvenue en monotonie

16/04/14 à Zimba
Jour 241 - étape 192
 

A nouveau, durand la nuit, les même symptômes que la nuit précédente, des grattages sous la tente mais cette fois ci, cela se prolonge jusqu'au matin et cela ne ressemble pas à un bruit de serpent. Au levé, nous constatons que nous avons posé la tente sur une thermitière et que celles ci avec leurs grosses pinces, ont du se défendre.

Ce matin, malgré les arbres, il y a de la rosée partout sur la tente et sur les grandes herbes. Alors que nous faisons tout sécher, voici qu'apparaissent deux gusses qui disent travailler dans la ferme adjacente, ils nous réclament de l'argent "for drink". Nous leurs donnons 10k pour qu'ils nous laissent tranquillement finir notre petit déjeuner.

La route est un des plus grands axes de la Zambie avec de gros camions qui font la navette depuis Lusaka vers les frontières du sud ouest mais le matin le trafic est plutôt calme. Par contre, la route est monotone, du bush à gauche, du bush à droite, de longues lignes droites, ça monte, ça descend, des panneaux qui indiquent des fermes. Et voilà, nous avons fait 55km en 2h30 avec le vent. Nous nous arrêtons à Kalomo pour le déjeuner et nous voyons arriver Charly sur son vtt, un look de vieux bab soixante huitard avec une jolie barbe rousse. Cela fait 4 ans qu'il voyage, nous raconte le vol de son vélo, ces péripéties d'Éthiopie, la Namibie. Nous restons deux heures à discuter, lui remonte vers l'Europe par l'Afrique de l'ouest, rendez vous est pris à Nantes.

L'après midi aura la même physionomie que le matin, peut être un peu plus de collines, nous ferons des courses dans le marché de la ville de Zomba, marché fait de stand en bois, une partie légumes/poissons séchés et l'autre fringues. Nous passons remplir nos bidons à la station de pompage puis filons vers l'extérieur afin de nous trouver un endroit calme.

Nous suivons un chemin de terre rouge puis un peu d'herbe, au milieu d'un chantier de fabrication de briques et nous stoppons au pied d'un arbre. Trois ados viennent nous demander si nous avons besoin d'aide puis trois gamins viendront discuter avec nous un bon moment. La nuit est déjà tombée, la pleine lune levée et nous leurs demandons de partir lorsque le repas est prêt. La nuit est étoilée et fraîche.