dimanche 4 mai 2014

Une vaste fumisterie

04/04/14 à Kariba
Jour 229 - étape 184




Hier soir, j'avais laissé quelques trucs à grignoter aux énormes fourmis qui passaient juste sous ma tente, et ce matin même ma casserole a bien été récurée, heureusement qu'elles ne sont pas rentrées dans ma tente.
Le vent se lève tôt ce matin et m'arrive de travers sur la tente, c'est cool car ça l'a fait sécher plslus rapidement. 

L'officier du camp, avant mon départ, vient me dire bonjour et réitère les précautions à prendre pour cette fameuse route vers Kariba, ne pas s'enfoncer dans le bush et à priori dans la journée rien à craindre.
Je commence quand même la descente avec un sentiment d'anxiété, est ce qui va m'arriver quelque chose? Je me dis que si c'était si dangereux que ça, on le l'aurait interdit. Puis, à mesure que je descend ce sentiment disparaît, déjà car après avoir tués 3 lions avec mon opinel, slalomé entre les pâtes d'un troupeau d'éléphants affolés, semé un buffle enragé et décroché le léopard pendu à ma sacoche arrière, il ne m'est plus rien arrivé. Et puis, tous les 5 minutes en moyenne, passe une voiture, ce qui me faire dire que sur cette route, les animaux sauvages ne sont pas là à m'attendre. 

Seule bête, que je verrai bouger, est un microscopique serpent. Par contre, la vue est superbe, je descend, principalement, pendant 50km en direction du lac. La route passe entre des hautes herbes et derrière apparaît le bush.

Me voici au même niveau que le lac, il fait plus chaud, je viens de perdre 800m, le climat est plus sec et revoilà des baobabs, la terre oscille entre le rouge et la couleur du sable. La route est plus chaotique, plus usée.

Arrivé en ville, je fais quelques courses et mange car le camping où je veux aller, est excentré.
J'y arriverai en début d'après midi, les zèbres broutent tranquillement sur le gazon au milieu du camping et les écureuils se poursuivent. En fin d'après midi, je pars avec un gars du camping à la recherche des éléphants mais il est déjà trop tard, je verrai cependant plusieurs hippopotames broutés dans le lac tout proche. Je suis tout près de la nature sauvage mais pas des éléphants.

Question de sécurité

03/04/14 à makuti
Jour 228 - étape 183 -

Je n'ai pas mis la sur-tente et au matin je suis surpris par les gouttes de rosée qui me tombent dessus. L'endroit est vraiment agréable, les senteurs d'agrumes emplissent l'air, le soleils est radieux, pas un nuage à l'horizon, il séchera la tente rapidement. 

Trevy passe me voir et me dit de faire comme chez moi avec la cuisine et le reste. Je prends donc mon temps pour petit déjeuner sur l'herbe. Hier soir j'ai passé une soirée canap à regarder le foot sur grand écran, seul à voir le PSG gagner.
Cela faisait longtemps que cela ne m'était pas arrivé. 

Comme souvent quand je m'approche d'une frontière, la densité de population diminue et là c'est à nouveau le cas, quelques villages, faits de maisons en briques et de petites huttes mais sans commerces. De nombreuses personnes attendent sur le bord de la route, un hypothétique transport que ce soit collectif avec les minibus, voitures individuelles ou semi remorque. Sachant qu'il n'y a aucun horaire, que les minibus attendent d'être pleins avant de partir (parfois ils feintent en mettant de faux clients) et font des boucles pour rechercher de nouveaux clients, le vélo semble être la meilleure solution pour être à l'heure. 

Je me rapproche de la game réserve et observe les alentours, voir si une bête ne va pas surgir des fourrés, parfois de grandes étendues d'herbes sont complètement couchées, peut être qu'un animal s'y est couché? Entre les hautes herbes, j'arrive parfois à voir une borne kilométrique ou un panneau aux noms exotiques,  miami, alaska.
J'arrive quand même à trouver un village où déjeuner mais il y a toujours quelqu'un pour venir me parler, pas que cela me déplaise mais 100 fois les mêmes questions/réponses, c'est lassant et là aujourd'hui, un gars s'échine à vouloir que l'on se lance dans un business de pierre ensemble, je lui laisse écrire son adresse pour être tranquille. 

30km avant makuti, un panneau m'annonce que je rentre dans la game reserve et qu'il faut que je roule prudemment. Enfin peut être que je vais me faire attaquer? En plein jour, une bande de lions m'attendant en plein milieu de l'asphalte. Avec tous les poids lourds, cela m'étonnerait. 

A Makuti, je demanderai de faire du camping dans un lodge mais cela me sera refuser, cela tombe bien, il était littéralement envahi par des sortes de punaises, par milliers, jamais vu ça et entendu surtout car un espèce de vrombissement était perceptible.

Du coup, je rebrousse chemin pour me diriger vers l'école quand je suis interpellais par des policiers qui me disent que je ferai bien de rester ici et de ne pas m'engager sur la route de Kariba. L'un d'eux me dira qu'avant 9h et après 15h, les lions ont une fameuse tendance à vouloir manger les cyclos. Ça se comprend, je ne vais pas jouer au malin, il me dira aussi que je peux camper sur le site de la police.

Ce que je fais en demandant l'autorisation, cela prendra un certain temps, il me faut prendre mon identité, et deux des flics auraient bien aimés que je leur laisse mon vélo à la fin du voyage, suis je vraiment en sécurité?

samedi 3 mai 2014

Retour à Chinohy

02/04/14 à Karoi
Jour 227 - étape 182 -

Toujours seul à planter ma tente dans les campings, à croire que personne ne fait de campings ici. Il faut dire que le camping n'est pas très bien arrangé, la moitié du champ de plantage a été retournée et il n'y a que de la terre grasse. J'ai quand même trouvé un petit coin d'herbe et les douches sont chaudes. 

Ce matin, direction Chinohy plutôt retour à Chinohy, pour y acheter mon 4ieme pneu arrière, un coup de minibus à 50cents les 8 km puis je suis devant la boutique à attendre que cela ouvre, bien sûr aucun horaire n'est indiqué. Une fois ouvert, je trouve un pneu indien de bonne taille pour 6 $ et le monte sans difficultés de retour au camping.

Il semble que les éléments soient contre moi pour rejoindre Amélie à Lusaka, car j'ai un bon vent de face, je le sens me ralentir et vois les grandes herbes se penchaient dans ma direction. 

Sur fond de collines boisées vertes, des champs de cultures s'étalent à perte de vue. Je suis dans le grenier du Zimbabwe, de grands silos comprenant parfois plus de douze tours me donnent l'impression d'être de vieux châteaux forts. 

Lors de mon arrêt repas, un jeune viendra discuter avec moi et me fait remarquer que le Zimbabwe est pauvre, je lui rétorque que son pays n'est pas si pauvre et après avoir regardé sur internet la liste des 20 pays leasplus pauvres il n'y apparaît pas. Le pays le plus pauvre du monde, c'est le malawi. Ce qui est impressionnant, c'est que dans les 20 pays les plus pauvres, 19 sont situés sur le continent africain!

Quelques lacs sont visibles et l'odeur du poisson entoure les stands du bords des routes, voici donc à quoi servent les verres, la région est une game réserve aussi pour la pêche. 

Dans un petit village, après avoir mangé le même menu que les jours précédents, je pars à la recherche d'un coca cola et cela sera difficile alors que si j'avais voulu une bière, il me suffisait de rentrer dans n'importe quel établissement avec un billard et une musique à fond. Il y en a plein les villages, comme toujours seuls les hommes se retrouvent dans ce genre d'endroit glauque. 

À chaque fois que je dis que je "monte" vers Lusaka en passant par Kariba, de nombreuses personnes m'avertissent du danger qu'il peut y avoir avec les lions et les éléphants, je leurs réponds qu'enfin je vais peut être voir des animaux sauvages. 

Fin de journée, je pars à la recherche d'un camping afin de pouvoir voir le match de champion league. On m'oriente vers un lodge qui n'a pas du tout la tête d'un camping, mais après discutions avec Trevis il n'y aura aucun problème, il est aux petits soins pour moi. Je plante ma tente au milieu des agrumiers (citrons, pamplemousses roses délicieux), j'aurai le droit de cuisiner dans la grande cuisine et regarder le match étendu dans un énorme canapé.

vendredi 2 mai 2014

Hautes herbes

01/04/14 à Chinhoyi cave
Jour 226 - étape 181 - 124km

J'empaquete toutes mes affaires, prends un petit déjeuner consistant et discute avec Eva et Gerhard, ceux ci me donneront deux cartes sim (botswana et namibie) et les quelques pièces qui leurs restaient, leur 4x4 aménagé sera à vendre à la fin de leur trip dans les pays du sud de l'Afrique. 

Ensuite, je sors d'Harare plutôt facilement, l'hôtel se situe dans la partie nord, juste à proximité de la route A1 que je prends. Une fois sorti de l'agglomération, la route est plate et droite mais il y a pas mal de circulation. Toujours des grands champs de cultures, à nouveau du maïs. Mais, plus je l'éloigne d'Harare et plus les hautes herbes jaunes sont présentes, mesurant parfois plus 1m50 environ, elles cachent parfois tout le paysage. 

Elles sont coupées à la main, puis peignées pour n'en garder que les longes tiges qui seront ensuite séchées. Je me demande si ce n'est pas avec ça que sont confectionnés les toits des huttes. Parfois des stocks sont en vente sur les bords de route. 

Au milieu de ces hautes herbes, des arbres verts poussent tels des champignons fournissant de l'ombre et des chemins mènent aux habitations qui sont, du coup, bien cachées

Je roule bien, il fait "frais", un léger vent fait que mon polo n'est pas trempé, c'est agréable. Même la petite montagne qui se profile à l'horizon, ne sera pas une difficulté. Par contre, au sommet, changement de paysage, celui ci devient plus bush, arbres plus resserrés, herbes moins hautes. D'en haut, j'aurai un point de vue excellent sur la plaine qui s'annonce.

Je dois être dans une région de pêcheurs car sur le bord de la route, beaucoup de stands de vente de vers : anaconda worm, red worm, worm here.

J'arrive à chinohy en ayant eu l'impression d'avoir roulé une journée d'été en France, je m'y arrête, fais quelques courses et prolonge pour aller à un camping près des fameuses caves. 

En chemin, nouvelle détonation, une nouvelle fois, pneu déchiré cette fois ci d'usure, cela a percé la chambre à air. Je demande à un pickup de s'arrêter, il mènera au camping 2km plus loin. J'aviserai plus tard pour la solution. Bonne nouvelle, le compteur remarche donc à priori 15417km plus 2km en voiture.

Harare

31/03/14 à Harare





La partie de harare où j'ai trouvé l'auberge de jeunesse "small world" fait très européenne, mis à part la terre rouge retournée par les ouvriers. 

Je retourne au cyber café, le connexion est, pour une fois, super efficace, de la fibre, et je ne perds pas mon temps en chargement multiples. Puis je pars faire un tour dans le centre en marchant, le long du trottoir de grands arbres me permettent d'avoir de l'ombre. 

C'est étrange car je suis le seul blanc à marcher, tous les autres blancs sont dans des voitures et même lorsque j'arrive dans le centre, je reste le seul et je suis dévisagé. Pourtant, dans cette capitale, qui me fait penser à une ville américaine, la population devrait être plus bigarrée. Un jeune viendra même me demander conseil, est ce ma tête de jésus qui lui donne confiance? 

À chaque feu ou carrefour, des vendeurs en tout genre, journaux, cartes de téléphone, balais et moustiquaires et sur le trottoir, c'est pareil avec fruits et légumes en plus. Un marchand d'herbes et d'épices me montrera sa panoplie dont la poudre pour être chanceux et celle pour guérir le cancer. 

Il y a aussi beaucoup de pauvreté, les enfants qui tapent aux carreaux des voitures, ce gars qui rebouche la route avec de la poussière muni d'un panneau "pliz help me".

Je passerai la soirée à discuter avec Eva et Gerhard, de leur voyage en 4x4 aménagé autour de l'Afrique du Sud.

Dimanche d'élection

30/03/14 à Harare
Jour 224 - étape 180 - 98km

Alors que je prépare mon petit déjeuner, j'ai la visite du deputy (proviseur?) qui me demande si la nuit a été bonne, les Zimbabweems sont des gens très prévenants toujours à demander "how are you". Je lui réponds qu'ici tout est calme, il me répondra et Biggles me l'avait dit la veille, ça tombe bien comme c'est jour d'élection en France, que les seuls moments où il y a de la violence, ce sont les périodes d'élection, les clans s'affrontent dans le sang. 

Aujourd'hui c'est dimanche, je me suis dit que la route devrait être moins chargée mais pas du tout, c'est même le contraire. Je suis aussi surpris par le fait que plusieurs fois, j'ai croisé des vélos me venant directement en face à rouler face au sens de circulation. Peut être que cela m'aurai évité de voir de trop près, le visage d'un chauffeur de bus.

Autre moyen de transport dont j'avais oublié le bruit est l'avion, en me rapprochant de la capitale, j'entends de plus en plus de moteur et vois des traces dans le ciel. Pas possible, il aurait pu construire un aéroport directement en pleine brousse pour éviter ces désagréments.

La première partie de la journée est toujours aussi belle avec ces blocs de pierres monstrueusement grands, arrondies tels des seins généreux mais toute beauté à une fin et voici que réapparaissent les cultures et champs, toujours ce maïs, les tournesols et le soja. 

Ma pause thé durera un peu plus longtemps que prévu, j'ai crevé de la roue arrière, je pense que j'ai trop gonflé la chambre à air et que le pneu contenait des grands de sables.

À l'arrivée à Harare, j'aurai le droit de prendre une section à péage et quand je vois l'état dans lequel est la chaussée, heureusement que je n'ai pas payé. Par contre j'ai le droit de monter, sans supplément, et de me retrouver aux environs de 1500m d'altitude et d'avoir ainsi un peu plus de fraîcheur. La partie de la ville que je traverse, n'est qu'une succession de grandes maisons pour riches, beaux jardins verdoyants, grands arbres, pelouses bien tondues.

L'hôtel dans lequel je campe, est dans cette zone, et je me retrouverai à faire des courses à la grande surface "au bon marché" qui ressemble à n'importe quelle grande surface française. Point positif, j'ai pu acheter du bleu en provenance d'Afrique du Sud à mélanger à mes pâtes.

jeudi 1 mai 2014

Farwest

29/03/14 à ?
Jour 223 - étape 179 - 101km

Au levé, le ciel est superbe, un bleu intense, pas un nuage. Je range la tente que je fais préalablement sécher mais je suis poursuivi par plein de mouches.  Suis-je aussi sale que ça après 3 jours sans douche mais elle se colle aussi à la tente, je suppose qu'elles recherchent l'humidité, et puis le gars passablement éméché qui essaiera de me parler dans un anglais incompréhensible en était lui aussi recouvert.

Je prends la route et le paysage est superbe et fascinant. Je me crois en Provence, de grands dômes de pierres poussent dans le paysage, tantôt de roches nues, tantôt recouverts d'acacias et d'arbustes. Parfois j'ai l'impression que ces tas de rochers ont été jetés là par une force herculéenne. La route serpente entre ces montagnes de roc, tout dans ce paysage semble plus calme, il y a très peu d'habitants, quelques gardiens de troupeaux. On a beau être samedi, pas d'enfants qui jouent sur la chaussée. Une impression de farwest, les troupeaux, les blocs de pierre, les herbes jaunes et surtout les villages, type saloon avec un grand préau et une marche à monter.  Tous les commerces sont sur le même côté de la route, alignés dans le même prolongement, il ne manque plus que les chevaux. 
Je grimpe dans ce paysage grandiose et arrive à la ville de Mutoko, à nouveau une "grande" ville, j'y fais des courses et il est étrange que lorsque l'on me rend la monnaie, ce soit en Rand (monnaie d'afrique du sud) alors que j'ai payé avec des dollars. Je comprend alors qu'ils se servent des Rand comme cents!

Après le repas, j'aurai le droit à de la descente, en effet jusqu'ici j'étais monté à 1200m et à une superbe vue, au loin, sur l'orage qui s'annonce sur les amas de rochers.
Avant d'être trempé, je préfère stopper et passer, à nouveau, la nuit dans l'enceinte d'une école, il faut dire qu'elles ont de grandes étendues d'herbes bien tondues et celle ci a une pompe à proximité pour me doucher. Les mouches n'ont qu'à bien se tenir.

mercredi 30 avril 2014

Dollars, dollars

28/03/14 à ?
Jour 222 - étape 178 - 72km

Les tambours ont résonné toute la nuit, les chants aussi mais cela ne m'a pas gêné plus que ça, et ce matin, un étrange personnage est passé devant moi, tout recouvert de tissu ou de plastique blanc, le visage dissimulé. Les enfants et les adultes ont ri à son passage, je suppose que c'est une tradition type enterrement de vie de garçon. 

Je petit déjeune et range mon matériel comme ci de rien n'était, la vie du village bat son plein, les enfants se peignent avant d'aller à l'école, le grain de maïs est moulu dans la case d'à côté et les gens viennent questionner le chairman. Je le remercie de son hospitalité et prend la route, celle ci continu à monter, la zone est beaucoup moins peuplé qu'auparavant.

J'ai du passer les 15000km de voyage, à priori car le compteur est définitivement rempli d'eau, même en le laissant au soleil, rien ne se produit. Certains diront que c'est mieux ainsi, je roule l'esprit libre, sans notion de vitesse et de distance, mais bon le gps me fournit toutes les données nécessaires. 

Me voici, à la frontière, je bois quelques sodas pour finir mes metical et fais du change pour 2 $ et pars vers l'immigration anxieux de savoir si l'on ne va pas encore me demander de payer un visa à prix prohibitif mais le prix est celui dont j'avais connaissance 30 $, l'entrée prend un peu de temps mais le douanier est plutôt sympa.

Une fois entré au Zimbabwe, je suis étonné de voir tant de monde marcher sur les bords de la route, tout de blanc vêtu, surtout des femmes, on dirait des bonnes soeurs infirmières. Puis, je suis surpris par des chants en provenance de la brousse, un groupe de personnes en cercle est entrain de chanter, en son centre deux personnes agenouillées et je comprend que c'est jour de baptême quand un des prêtes leurs verse de l'eau sur la tête, je crois comprendre que c'est un rituel d'une église apostolique. 

J'arrive à la ville de Kotwa où il me faudra un certain temps pour comprendre comment approvisionner le compte de la nouvelle carte sim que j'ai acheté, le package internet vaut 30 $ et oui, au Zimbabwe, la monnaie locale c'est le dollar.  30 $ pour le téléphone et 1 $ pour un repas copieux le midi, étrange paradoxe. Au restaurant, je rencontre Biggles, qui a appris le français en Zambie, il me conduira à la petite station essence et répondra gentiment à mes nombreuses questions. 

Je repars pour faire 20km environ et trouver une pompe où prendre de l'eau, je n'aurai pas l'occasion d'en profiter pour prendre une douche car les gamins et les femmes viennent y remplir constamment leurs bidons, moi qui voulait en faire ma place de camping, j'ai été facilement repéré. Je déménage en face dans l'enceinte de l'école où j'ai une grande étendue d'herbe et vu sur le ciel étoilé.

mardi 29 avril 2014

Au pied de mon baobab

27/03/14 à chibwe village
Jour 221 - étape 177 - 111km
J'essaye de me lever un peu plus tard que d'habitude malgré la chaleur et le bruit de la rue, Philippe et Luc n'ont pas le même horaire de lever que moi.  Du coup, je prends mon petit déjeuner sur le balcon. Une fois, tout le monde réveillé et restauré, nous prenons la route tous les trois, je devrais au préalablement resserrer ma roue arrière, car celle ce a bougé, quand? Comment?

A la sortie de Tete, gros attroupement, un gros truck est complètement retourné, pleins de farine ou de ciment éparpillé, je me demande bien comment il a pu arriver dans cette position? Mais il est vrai que certains poids lourds roulent extrêmement vites.

J'essaie de suivre le rythme de ces deux belges roulants, ce que je fais pendant 45km avant de faire ma pause seule, j'ai besoin de remettre du carburant dans la machine, nous nous retrouvons éventuellement plus loin. Les 42km suivants seront plus tranquille, il fait aussi plus chaud. 


Depuis que nous avons quitté Tete, le paysage a bien changé, mes amis les acacias sont réapparus, tout est plus sec, de gros baobabs poussent partout fournissant l'ombre protectrice nécessaire, ils sont parfois énormes, je n'ai jamais vu des arbres aussi gros. Ce paysage ressemble à celui du sud de la France. Par contre, il fait plus sec et l'eau est donc une denrée rare. Précédemment, de nombreuses pompes étaient installées dans les villages maintenant les femmes et les enfants doivent creusés de trous dans le lit des rivières et espérer pouvoir écoper quelques litres. 

À ma pause du midi, je retrouve Philippe et Luc, ils vont prolonger car il n'y a passé de lieu approprié pour dormir dans le ville Changara.

Moi, je m'installe dans un petit restaurant et je regarde la patronne et ces copines enfilaient les bières de 50cl. Une des gamines qui sait à peine se tenir debout aura le droit à ces lampées de houblons. 
Le terrain est approprié pour le camping mais il me faut de l'eau quand même et après 20 nouveaux kilomètres, je m'arrête dans un village fait de cases, demande où je peux avoir de l'eau et aussi pour camper au milieu des huttes. 

Tiktoto m'emmène voir le chef du village qui accepte avec joie. Ma tente est plantée au pied d'un gros baobab, les enfants viendront me voir sans jamais être intrusifs.

Dès la nuit tombée, c'est étrange, aucune lumière exceptée quelques diodes et portables, les flammes des feux dansent. Parfois, un gros camion passe sur la route, pas très loin et éclaire tout. La vie continue même dans le noir, les rires des enfants, les discutions et les tambours qui jouent.

lundi 28 avril 2014

Tete

26/03/14 à Tete

Il fait super chaud dans cette chambre et la veille, l'eau ne fonctionnait pas, l'un de nous à laisser ouvert le robinet du lavabo et la moitié de la chambre est inondée, heureusement qu'au cours de la nuit, Luc s'est réveillé pour fermer le robinet. Donc première chose, au matin, éponger toute l'eau qui a sur le sol plus quelques affaires humides. 

J'en profite pour laver pas mal de choses, le soleil tapant fortement, elles seront vites sécher, il faut dire que nous sommes redescendus à 150m d'altitude. 

La ville de tete, en elle même n'est pas d'une grande attractivité, mais elle permet de faire des achats à l'européenne, confiture, pâtes à tartiner qui me manquaient. 

J'irai aussi jeter un coup d'oeil au fleuve zambese. Hier sur le pont nous ne nous sommes pas arrêtés, il faut dire qu'avec la pluie et le flot de camions, ce n'était pas une bonne idée. 

Toute cette pluie d'hier, à détraquer mon compteur, plus rien ne s'affiche, il y a de l'eau à l'intérieur, on verra quand il séchera. Un petit coup d'internet mais le prix est excessif pour la qualité. 

On sent que l'économie minière de tete, permet d'augmenter les prix et d'arriver à quelque chose de semblable à la France.
Je cuisinerai dans la chambre, sur le balcon, et nous mangerons tous les 3 autour de la table.