lundi 21 octobre 2013

Chemins de traverse

Le 04/10/13 à Osamcik
Jour 49 - Etape 47 - 93 km

 L'endormicement d'hier soir n'a pas été tranquille en effet les chiens des voisins n'ont pas arrêté de hurler dès que nous nous sommes mis dans la tente. Cela m'a stressé car je ne voulais pas avoir d'ennui avec le voisinage, bon au bout d'un moment, je me suis endormi.
Ensuite à 5h, c'est le chant du muezzin pour le première appel à la prière puis les coqs et les pigeons qui trainaient autour du hangar.
Dans la tente, je n'ai pas eu froid par contre des que nous sommes sortis pour le petit dej, cela a été une autre affaire, il faisait 6° et pourtant le ciel était voilé.

Cependant, peu à peu du bleu arrivait et nous avons profité d'un rayon de soleil pour décoller par contre une fois en selle pas question d'enlever son coupe vent même avec l'effort que nous fournissons. Une petite paire de gant ne m'aurait pas fait de mal.

Nous avons pris de petites routes où nous avons le plus souvent croisés des tracteurs qui recoltaient le maïs ou des bergers qui menaient leur troupeau au loin. Le paysage semble sec comme dans une fin d'été. Dans les villages, de petites fermes contiennent des vaches couleur pie. Lorsque nous traversons ces villages, le plus souvent les hommes sont entrain de boire un thé en terrasse, ils portent le beret et la moustache, on se croirait en france. Ils n'ont pas le facies arabe mais plutôt européen avec un visage buriné par le soleil.
Nous sommes aussi surpris par le nombre de choucas sorte de petite corneille, il y en a parfois des rassemblements de plusieurs centaines qui s'envolent en croissassant faisant penser à des bruits d'apocalypse.

Au bord des champs, des systèmes d'irrigation suspendus en béton, permettent d'amener l'eau jusqu'au champs de maïs.
Nous profitons d'une petite haie de pin haute de 1m pour nous réchauffer et être coupés du vent du nord.
Nous rentrons dans la ville de Kirklareli au milieu des nouveaux immeubles de luxe haut standing, ils en poussent partout, on se croirait à Nantes, la ville a l'air d'être en pleine expansion.

Au centre ville, nous dejeunons d'un kebab, ça tombe bien il semble que ce soit la spécialité du pays.
Notre arrivée, nous a fait passer par une grosse nationale  que nous devions continuer à suivre, mais nous décidons que nous prendrons plutôt les petites voies quitte à se rallonger. Par contre c'est plus plaisant et nous pouvons être à 2 de front.

Arrives au petit village de Osamcik, nous tombons sur un apiculteur et lui achetons 2 pots de miel, nous lui demandons où dormir, il nous dit que dans la forêt il n'y a pas de souci. C'est ce que nous ferons en faisant attention à ne pas être suivis par quelques gamins sur leurs scooters qui nous guettaient.
La tente est posée derrière un gros buisson épineux qui est sensé nous cacher, au loin des tirs d'artillerie résonnent en effet nous sommes passés devant plusieurs camps d'entraînement de l'armée.

dimanche 20 octobre 2013

Premiers pas en Turquie

Le 02/10/13 à Lalapasa
Jour 48 - Etape 46 - 82 km

Nous dormons sous la tente en plein milieu d'une forêt aux couleurs d'automne sur une terre rouge et mouelleuse. Quelques gouttes résonnent de temps à autres mais au moment du levé, ce n'est qu'un ciel gris et du froid qui nous attend. Nous petit dejeunons de brioche que nous avons trouvé dans un buibui hier, ce n'est pas de la brioche vendéenne mais elle fera très bien l'affaire avec du miel.
Puis nous partons, même revêtu d'un coupe vent, il ne fait pas chaud entre 8° et 10°, le vent vennat du nord, nous pousse mais aussi nous glace jusqu'aux os.

Nous nous arrêtons à Topolograde pour que Stephen écrive quelques courriers avant notre départ de Bulgarie et moi je fais quelques courses pour diminuer notre nombre de Lev. İl est toujours marrant d'essayer de se faire comprendre quand notre interlocuteur ne parle pas anglais.
Ensuite direction la Turquie, le paysage est toujours celui de collines couvertes de champs labourés, ces mêmes champs comme me le fait remarquer Stephen ne sont pas clôturés, ni entourés de haies, ce qui donne une impression de grandeur. Au loin toujours visibles les montagnes de la veille, nous obliquons vers le sud pour nos 20 derniers km qui semblent interminables, pourtant le vent dans notre dos. nous fait filer. Nous retrouvons nos gros camions de fret.

Ça y est, nous savons que nous touchons au but, une impressionnante file de camions, nous prévient de notre arrivée aux abords de la frontière, ils sont en attente de transit. C'est à notre tour de doubler ces camions russes, polonais, slovaques, iraniens, roumains, turques et bulgares. Nous passons sans encombre la frontière, pas un douanier pour fouiller nos sacoches, ils préfèrent les grosses berlines allemandes et ont toujours un sourire quand nous leurs indiquons notre destination.

Il fait toujours aussi froid, ciel gris et paysage identique, seules différences nous roulons sur la bande d'arrêt d'urgence d'une 2x2 voie et pas de villages en vue.

Quand nous en voyons un, nous apercevons notre premier minaret, petite tour blanche au même emplacement central qu'une église. Puis vient le panneau Istanbul à 261km.

Nous nous arrêtons à Lalapasa, gros bled sur notre carte mais pas très grand, pour y faire du change et là cela devient compliquer. La seule banque du village change les dollars et les euros mais pas les Lev (cela doit se faire en Bulgarie), ils se mettent quand même en 4 et trouverons une solution avec une employée qui va régulièrement en Bulgarie.

Alors qu'en Bulgarie, nous avons galéré pour trouver un cyber accès, ici en moins de 5min, 2 hommes nous conduisent à la sortie du village et voilà, une dizaine d'ordi, on aurait eu du mal à trouver par nous même. Nous pourrons regarder nos mails, le gérant nous offrira le thé et l'heure de connexion. Nos premières sensations en Turquie sont très positives, les gens sont prévenants et gentils. Par contre pour dormir nous n'arrivons pas nous faire comprendre, sur notre envie de squatter un lieu couvert mais un homme finit par nous indiquer un terrain à l'abri d'un grand hangar où nous posons la tente.

samedi 19 octobre 2013

Dernier jour en Europe

Le 01/10/13 à Sevtlina
Jour 47 - Etape 45 - 104 km


 Il a plu toute la nuit vraiment beaucoup, heureusement que nous étions à l'intérieur et nous voyons ce matin aux infos locales (il y a le satellite dans le lieu où nous sommes) que la ville où nous étions la veille, était inondé. De notre côté rien à craindre car nous sommes situés plus haut que le col où passent les voitures. Ce matin, on dejeune tranquillement, on finit les restes du plat d'haricots blancs d'hier soir. Du coup, on ne se presse pas et on part à 11h. Mais cela ne pose pas de souci car il ne pleut pas même si le ciel est couvert et de deux, nous commençons par de la descente. 

Et quelle descente, nous établissons un nouveau record dixit le gps, 40km en 1h34, nous n'avons pratiquement pas monté et nous avons un fort vent dans le dos (je crois le plus fort que nous ayons eu). Et puis le ciel se dégage peu à peu et nous pouvons enfin admirer les montages recouvertes de sapins.

À Gurkovo, la route 55 (celle que nous suivons depuis hier) est moins chargée en camions et longe des lacs. Le ciel est gris bleu et quand nous nous retournons, nous voyons les montagnes dont nous sommes descendus.
Avec ce rythme effréné, d'ailleurs nous nous disons que tous les éléments sont avec nous aujourd'hui, arrive quand même une zone de route pavée et une montée pour nous freiner, nous voilà à Nova Zagora où nous ferons quelques courses, mangeons et profiterons du soleil.

La suite est toute aussi rapide par contre nous changeons de paysages, des collines jalonnent une plaine recouverte de prairies d'herbe jaune et de champs juste labourés. Au loin, nous voyons des centrales fumées, nous passerons juste à côté.

Le ciel s'est à nouveau couvert et le temps s'est rafraichi et le vent souffle vigoureusement. Nous faisons une pause sur la dernière colline nous permettant d'admirer notre trajet depuis les montagnes lorsque nous croisons un cowboy sur son cheval qui vient voir ce que nous faisons sur ces terres désertées par l'homme. Il rit de voir Stephen en short par cette température, il ressemble à un cavalier mongole avec son visage buriné.

En fin de journée, nous voyons cette même plaine s'embrassée avec le coucher du soleil, il est temps de nous trouver un endroit pour dormir, nous choisissons de poser la tente dans la foret pour notre dernière nuit en Europe.

vendredi 18 octobre 2013

Montagnes bulgares

Le 30/09/13 à Goranovtsi
Jour 46 - Etape 44 - 99 km

Réveil au chaud dans la maisonnet du cimetière alors que dehors il pleut encore, la pièce comprend 2 bancs et une table en bois situés devant une fenêtre sur laquelle est posée sur le rebord, des bouteilles vides de chardonnay. Cela doit être pour fêter les disparus, en tout cas nous, on n'a pas été embêté par les voisins.

Nous profitons d'une accalmie pour partir mais c'est de courte durée et il me faut enfiler rapidement tout mon attirail de cosmonautes contre la pluie. Direction Veliko Tarnovo à 50km, le début est facile malgré la pluie. Parfois on roule mieux sous la pluie, peut-être une histoire de frottement ou d'envie de se réchauffer. Stephen qui a changé sa chaîne hier, a un problème, nous nous arrêtons 2 fois pour bricoler, le nouveau maillon coulisse mal, quelques torsions et c'est reparti. Et là débute les ascencions et le tout dans la brume, ce qui nous empêche de voir le spectacle. Associé à cela, la buée sur les lunettes, nous ne serons jamais quel goût ont les montagnes bulgares mis à part comme le yaourt frais et cotonneux. Nous arrivons à Veliko Tarnovo où nous dejeunons au chaud puis nous cherchons un cyber café que nous ne trouvons pas. Sachant que la ville est en hauteur et que dans notre recherche nous en avons descendu la moitié, du coup nous nous lançons à l'assaut de notre difficulté du jour, le col de la République à 700m. Nous avançons toujours sous la pluie, les montagnes sont entourées de brume, dommage les couleurs d'automne auraient été magnifiques.

Cela grimpe régulièrement, pas de grosses montée pour l'instant, le seul vent qui nous porte, est celui des camions qui nous klaxonnent et nous doublent. Le jour décroît vite dans les montagnes et c'est encore plus le cas quand il pleut. Nous avons décidé de dormir au chaud et de prendre une douche, du coup nous nous arrêtons dans un petit village pour demander où trouver une pension, le col se sera pour demain. Nous croisons un autochtone sur un drôle d'engin, genre camion sans carcasse et à moitié jeep. Ne parlant pas anglais, il hele une dame qui travaille dans une scierie. À 4, nous arrivons à nous expliquer sur notre besoin mais pour y répondre, il nous faut redescendre par le chemin que nous venons de faire. Rediscution puis les gens appellent le bar snack du col, labas il y aurait une solution pour nous. Pour cela nous devons demander Helena et un gars nous attendra. On se croirait dans un james bond.

Du coup, nous repartons pour les 200 derniers mètres d'altitude sur 7km d'ascencion dans une lumière faiblarde, pour pourrait presque dire la nuit. Nous poussons pour arriver au 700m du col où nous trouvons la dite Helena et son comparse. Mais pour arriver à notre refuge, il nous faut encore suivre le gars sur un chemin en pierre dans la nuit, éclairés à la frontale, sur 1,7km précise. Nous ne savons pas où nous allons, nous ne voyons rien, notre guide sent fortement l'alcool et ne parle pas un mot d'anglais. L'aventure!

Enfin de compte, il nous amène à ce qui doit être une auberge en cours de réparations, nous supposons qu'il se fait un peu d'argent comme cela car il est l'homme à tout faire. Par contre il nous parle mais on ne comprend rien, il est un éméché et je repense au film shinning en effet nous sommes perdus dans les bois, pas âme qui vive à 2km à la ronde et il pleut à torrent depuis que nous sommes arrivés. Mais la soirée se déroule bien, nous regardons un peu de folklore bulgare à la tv puis allons nous coucher dans des lits superposés au son de la tempête dehors.

jeudi 17 octobre 2013

J'ai voulu voir Vukovar

Dormir au chaud

Mon matelas Therm-a-rest acheté chèrement (109€) juste avant le départ a duré 40 nuits avant de fuir d'une avarie introuvable.
Choıx d'une grande marque chez un revendeur de renom (Au vıeux campeur), pour rien !
Les notions de garantie marchent peut-etre quand on est confortablement chez soı a coté de chez son revendeur mais pas dans l'usage pour lequel ces produits sont destinés.
Arrivés a Istanbul, en quete d'un revendeur Therm-a-rest, il en est pleın, meme le dıstrıbuteur offıcıel de la marque en Turquıe. Je contacte le vıeux campeur par mail pour leur expliquer la situation, pour qu'ils puissent s'arranger entre eux, que je parte avec un nouveau matelas sans attendre des semaines bloqué ici, profıter enfın d'un bıenfaıt de la mondıalısatıon, quoi !
Ils me répondent 3 jours plus tard d'un mail automatique contacter le servıce client au 0153...... Bande de nazes ! Je ne sais pas où ıls ont pu gagner cette image positive avec une qualıté de service pareille.
Chez les revendeurs offıcıels en Turquie, un peu mıeux aidant, malgré aucune langue commune, mais au final il aurait fallu que j'ai une adresse permanente en Turquie, la Françaıse ne suffisait pas...
Resultat je doıs racheter un vıeux matelas mousse car échaudé par ces autogonflants garantis, mais pas vraıment.
Au moins chez Decath, ça pète régulıèrement, mais ils remplacent sans chichitter partout en Europe, sans tıcket de caisse.
Ca fait plusieurs nuits que je me caille et ai mal aux hanches, au dos sur ce matelas trop fin, la nuit dernière on a dormi dans la steppe en faisant un gros matelas de paille.
Rien ne vaut ça.
Et on le laisse en partant, c'est bio, pas besoin de le porter.
On est juste pas surs d'en retrouver un tous les soirs...

Merinos

Je n'ai pas encore prıs le temps de parler de mon équıpement vestımentaıre. Après un ou 2 voyages d'essai, il s'étaıt avéré évıdent que des vetements dıts "techniques" s'ımposaient.
J'aı choisi la laıne Mérınos après moults conseıls quı en vantaıent toutes les qualıtés : chaud (meme humide), comme frais au besoın. respirant. Confortable. Seche vıte. Et surtout : ne sent pas (propriété antıbactérıennes).
Tout est vrai, je ne sauraıs rıen démentır.
Je suıs partı avec 3 T-shırts, achetés chez 3 fabricants dıfférents (Decathlon, IceBreaker et Woolpower chez Merıno sport). Le decat' est le moıns confortable, maıs c'est aussı, et de loin, le moıns cher. Le Woolpower acomme avantage le 20% de polyamıde qui le rend bıen plus séchant que les 2 autres 100% laıne.
Pour les T-Shırts ça ne me choquaıt pas de prendre de la laıne, par contre quand j'aı vu sur le catalogue de Merıno Sport qu'ıls faısaıent tout jusqu'aux chaussettes et caleçon en laıne, j'aı franchi le pas et je ne regrette rien.
J'avaıs aussi un caleçon en coton et des soı-dısant chaussettes technıques Decathlon pour le vélo, ces dernières tıennent peut-etre la petıte sortıe du dımanche maıs pas la durée. Par contre rıen a redıre pour les Merinos que je recommande a quiconque se lance dans un périple ou l'hygıène demeure aléatoıre et qu'on apprécıe ce peu de confort.

Desert.i.o.n.

Avant le départ déjà la perspectıve de passer 2 mois à pousser mon vélo dans le sable pour voır des ruınes de cıvılısatıons que m'offrıraıt plus surement n'ımporte quelle revue du Natıonal Geographıc ne m'attirait guère.
Après l'avoir essayé à petıte échelle en Turquıe sur des platıtudes de poussıère infinie, l'idée avait quıtté mon esprıt.
Et si en plus doıt se meler à tout ça une attente indétermınée de formalıtés administrativesavec l'espoir de ne pas prendre une balle perdue entre 2 ambassades pour pouvoir jouer les Lıvıngstone de pacotille, là me prend franchement l'envie de déserter.
Pour l'instant nous continuons vers la Cappadoce, puıs le Sud de la Turquie.
Rendus a Adana sera le moment d'aviser...

Bon anniversaire

Le 29/09/13 à Levski
Jour 45 - Etape 43 - 109 km


Hier soir quand nous nous sommes couchés, nous pouvions observer un grand ciel étoilé mais ce matin vers 6h, tombent les premières gouttes, on range tout dans la précipitation et on decide de planter la tente. Il fait encore noir et c'est seulement une fois la tente plantée que nous nous apercevons que nous devions nous lever 45 min après, et puis les gouttes n'ont duré que 2 min, une pıssée de moineaux comme dit Stephen. Au moins la tente sera sèche quand nous la replirons et nous aurions déjeuné dessous s'il avait vraiment plu. Nous revenons sur le chemin dans la poussière le ciel est gris et voilé.

Nous partons pour prendre le ferry de Roumanie vers Nikopol en Bulgarie, des odeurs de tournesol juste fauchés et de terres brûlées, flottent dans l'air. À mi-chemin des 42km, il se met à pleuvoir et le vent nous freine, venant de l'est comme si les éléments voulaient nous empêcher de franchir une dernière fois le Danube et partir vers le sud, sortir de l'ev6. Dans tout ce déchaînement, je loupe les 4000km, une petite section à pavés pour atteindre le bateau qui nous emmène en Roumanie. Notre bateau car nous sommes que 2 vélos pour un ferry qui peut transporter 280 tonnes et 50 camions.

Arrivés à Nikopol, nous faisons un repas au resto pour fêter l'anniversaire de Stephen, resto? Plutôt petite brasserie mais on y mange bien.
Lorsque nous reprenons la route, le soleil est revenu, le vent est toujours d'Est mais maintenant nous allons vers le sud, sud-est en suivant les contres forts des collines que précédemment nous devions grimper. Il ne fait pas très chaud et le soleil n'est pas présent, un dimanche en somme.
Les bords des routes sont bordés de noyers où de jeunes gens grimpent ou tapent avec des perches pour en faire tomber les noix.

Vers 18h, nous stoppons et trouvons une maisonnée dans un cimetière, nous ne savons pas si nous avons le droit d'aller mais tout est ouvert, coup de chance car direct après il se met à pleuvoir. Nous profitons de la lumière du jour qui nous reste pour faire quelques menus réparations. Stephen change sa chaîne et moi je met du ducktape sur ma sacoche droite qui a 3 trous surement lors d'un "rappage" sur un trottoir trop haut.

vendredi 11 octobre 2013

Nuit en Roumanie

Le 28/09/13 à Corabia
Jour 44 - Etape 42 - 110 km

 Réveillé par les ronflements de Toddor qui dort dans le salon alors que nous avons eu droit à la chambre, celle-ci contient quelques cageots de pommes qui embaument la pièce. Elle a aussi une petite fenêtre par laquelle nous entendons passer les voitures sur une chaussée mouillée. Je me lève vers 8h15, la maisonnée dort encore mais du coup c'est le branle bas de combat en nous voyant debout. Je m'occupe de faire bouillir de l'eau dans notre thiere rouge à l'intérieur d'un des cabanons de jardin celui qui contient le réchaud à gaz, le même sur lequel nous avons fait les grillades.

Pendant que nous rangeons nos sacoches, Katia et Irena préparent un petit déjeuner bulgare, une sorte de pain omellete (pain perdu sans lait ni sucre), de la féta, des tomates, de la confiture et biensur du piment. Nous tartinons d'abord en salé puis en sucré avec le miel que nous avons acheté hier à Vindin (2kg sur le marché). Le petit dej se prolonge et je montre quelques photos familiale et de Nantes mais il nous faut partir et profiter d'une accalmie. Biensur nous sommes couverts de cadeaux: confitures maison, pot de sauce, raisin (au moins 2 kg), noisettes, vin rouge, eau de vie, coin, pain, pommes. Ils sont vraiment généreux et nous sommes obligés de leur dire que nous n'avons plus de place ce qui est le cas. Embrassades, poignées de main et nous partons tout guillleret même s'il est 11h30. 
Par contre la pluie ne tombe plus, nous abordons une petite descente et sommes plein d'énergie, du coup nous dévorons 40km en 1h49 (nv record du gps).
Nous avons décidé de prendre le ferry bot pour la Roumanie, en effet cela nous ferait gagner 20km, par contre nous arrivons à 14h05 et voyons le bateau partir, prochain à 16h, nous profiterons de cette pause pour manger tranquillement.

La Roumanie n'est pour nous qu'émerveillement, nous avons droit à un défilé de charrette portant généralement du foin ou du mais. Les gens sont gentils et nous saluent avec de grands sourires. Les vieilles femmes sont en fichus et les hommes portent le chapeau, assis sur les bancs au bord de route, ils nous lancent des hello. Les gamins nous voyant arriver, veulent que nous leurs tapions dans les mains. Nous trouvons de l'eau facilement à une église où un groupe de femmes nous observe. Puis nous continuons un peu pour trouver un chemin excentré de la route, pas trop visible et loin de chiens errants qui rodent partout. Derrière nous nous voyons descendre un superbe soleil rouge.