lundi 7 octobre 2013

Geo-Quizz

Maıntenant que nous quıttons l'Europe voıcı le temps d'un petıt quızz, ıl n'y a rıen à gagner, ce quı le rend d'autant plus beau.
Juste a répondre en commentaıres dans quel pays est prıs la photo (sans l'aıde de google)
Les plus nuls d'entre vous pourront ne pas etre trop déçus, j'y aı glıssé des cadeaux

A.

B.

C.

D.

E.

F.

G.

H.

I.

J.

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L.

M.

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P.

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dimanche 6 octobre 2013

Arret en croatie


Le 20/09/13 à Satin
Jour 36 - Etape 34 - 93 km


Le réveil se fait au son du clairon, des coqs qui chantent, des poules et des chiens qui piaillent et des camions qui foncent à toute allure sur la route qui passent 10m devant nous, il est 6h.
Nous prenons la route, le ciel est dégagé et il fait un peu frais lorsque nous passons sous les arbres, direction Apatin. Nous retrouvons le Danube qui à cet endroit, est impressionnant de largeur. Ce matin, nous nous sommes fixés 3 objectifs : douche, internet, savon.
Sur le bords du Danube, nous passons devant un bar plage avec terrain de volley, plan d'eau, sable et biensur douche, du coup c'est parti pour le grand nettoyage à l'eau fraîche et heureusement qu'il y a un grand soleil pour nous sécher. Ensuite à Apatin, nous allons boire un coup dans un café pour avoir accès à son ordi. Je consulte rapidement mes mails pour voir que notre demande de warmshower n'est pas acceptée, nous trouverons une autre solution. Dans la foulée, nous passons dans un micro marché pour acheter fromage/charcuterie et trouvons du beurre doux Président. Il est 11h30 et les 3 objectifs de la journée sont remplis. Ensuite nous prenons la route de la Croatie, en effet l'ev6 y fait un bref passage, vent dans le dos nous y arrivons rapidement. Bref passage par la douane, qui me pose des questions sur notre périple puis nous nous arrêtons manger dans la première ville croate que nous traversons, sur une table en rondin, à côté d'un tonneau géant, nous sommes dans une région viticole.

Nous passons des villages où les gens sont sur les bords des routes à nous regarder passer, les femmes âgées sont en fichus et tabliers. La route semble être l'axe principal et le centre d'intérêt. L'époque veut que l'on prépare l'hiver, des monceaux de bois jalonnent le bords des maisons et attendent le fendeur et sa machine. À l'entrée de Vucovar, nous croisons un conducteur de canard qui fait patauger ces bêtes. Dans cette même ville,  nous sentons que la guerre s'est déroulée il n'y a pas si longtemps, des bâtiments abandonnés, des impacts de balles sur les maisons et de nombreux monuments aux morts. Nous passons en plein milieu de la grand rue en reconstruction au moment où un groupe de jeunes filles discutent avec une vieille femme, ces jeunes filles écoutent attentivement l'ailleule, le moment est chargé d'émotion, nous ne saurons jamais si elles parlaient de la guerre. Nous avons décidé de ralier la Serbie car nous n'avons pas pris de monnaie locale, et n'avons pas non plus de pain, ni d'eau.
2 hommes sont adossés à un portail d'une grande maison, Stephen les héle pour leur demander de l'eau, s'en suit une offre de vin que nous acceptons puis une bouteille de vin, puis de la charcuterie de Slovania faite par le père de Miroslave. Nous restons plus d'1 heure à discuter des voyages, des produits locaux et de la guerre qui a laissée des traces dans les esprits et les coeurs.
Au moment de partir, tout est remballé et nous est donné, je repars en plus avec une petite bouteille d'eau de vie. Les croates sont très généreux et leur vin est bon mais il nous faut partir rapidement car la nuit tombe. Un vieil ensemble de bâtiments désaffectés, pleins de verres cassés et de vieux papiers, nous servira de dortoir. La lune se lève et passe au travers des vitres cassées de la façade du bâtiment principal, donnant des allures de bâtiments éclairés où on n'y travaille encore.

Arrivés en Serbie

Le 19/09/13 à Sombor
Jour 35 - Etape 33 - 116 km

 
Cette nuit, nous avons encore eu droit à de la pluie, j'entendais couler les gouttes du toit et ruisseler sur la nappe de la table de jardin que nous avions décalée pour poser la bâche. Donc c'est sous une légère pluie que nous sommes partis vers Baja, jolie petite ville de province, longuée d'un canal, nous n'avons fait que la traverser. 

Toujours sous la pluie, mais rattrapés par le beau temps, nous passons les 3000km, la chaussée est roulante et annonce une bonne journée mais c'est sans compter sur les travaux sur la digue. Nous traversons une première zone de sable, mettons pied à terre, poussons puis des ouvriers nous indiquent qu'il est impossible de pousser plus en aval, du coup nous n'irons pas jusqu'à Mohacs. Nous ferons un détour et passerons directement en Serbie. Heureusement que pour ce début de journée, nous avons eu le droit à l'aide du vent et au retour du soleil. Je ne sais pas si la Hongrie est exportatrice de foin mais ici il y en a des tas et nous voyons nos premières pyramides incroyables avec des bases de 5 round baller. Avant de passer en Serbie, voici ce que je retiens de la Hongrie, beaucoup de noix, de gros chiens cloîtrés derrière de hauts portails entourant les maisons et puis pas de chance il a faıt gris, cela n'aide pas à apprécier le paysage.

Maintenant nous voici en Serbie sous le soleil, un petit coup de tampon sur mon passeport à l'entrée. À la sortie de Hongrie, notre passeport a aussi été contrôlé.  Puis arrêt déjeuner dans notre premier ville serbe, Kolut. Nous passons au magasin, les étales sont beaucoup moins fournies mais nous pouvons payer en euros, Stephen part acheter du miel à des particuliers, de mon côté je discute avec une australienne d'origine serbe qui me traduit quelques rudiments de serbe, afin au moins, d'être polis. Je lui demande aussi de m'écrire une phrase sur mon calepin afin de demander à être hébergés en camping.

Depuis la Slovaquie, nous voyons fleurir de nombreuses petites épiceries à chaque coin de rue surtout pour vendre des sucreries, pleins de produits à l'unité et parfois de l'alcool. Nous repartons, direction Sombor, malgré un nom de film d'horreur, c'est une très jolie ville avec une grande allée piétonne et des fontaines où nous remplirons nos bouteilles. De plus nous y ferons du change (1e - 114 dinard serbe) et achetons du pain car le dernier n'était pas fameux.
Les panneaux de l'ev6 sont bien présents car sponsorisés par l'allemagne mais pour la sortie de Sombor, nous nous trompons à nouveau, il faut dire que nous suivons un très jolie canal, second détour de la journée.
Pour finir la journée et la recherche du camps, nous passons devant une maison dont le jardin regorge de tomates bien mûres, ni 1 ni 2, je m'arrête et explique à l'aide d'un billet et d'une tomate (la seule qui nous restait) que nous aimerions leurs en acheter. Et nous voilà avec 2 ou 3 kilos de tomates succulentes et biensur les personnes ne veulent pas de notre argent, nous nous comprenons sur 2,3 mots mais les sourires sont là et les serrages de main aussi.

Plus loin, nous trouverons une maison abandonnée où nous ferons mijoter une sauce tomate  avec des produits locaux (ail, oignons, piment, poivrons, tomates, paprika, lardons) qui accompagnera à merveille notre semoule. Il est 19h et un coup de clairon résonne, nous devons être devant un camps militaire.
 

mardi 1 octobre 2013

Le vent l'emportera

Le 18/09/13 à Baja
Jour 34 - Etape 32 - 97 km

Ce matin, il fait beau en tout cas, c'est ce que je vois au travers d'une vitre cassée de l'endroit où nous squattons et il s'agit bien d'une ancienne étable désaffectée puisque les noms des vaches y sont encore inscrits et qu'il reste quelques crânes d'ornements, en plus le toit est en paille. Au loin nous entendons le bruit des voitures et camions qui passent sur le pont de l'autoroute.


 Par contre, une fois le petit déj pris à l'extérieur, le ciel est déjà entrain de se voiler, nous remontons sur la digue et commençons par 1h à 12km/h à rouler sur de l'herbe. Mais ensuite, nous tombons sur une meilleur route qui finira par nous lasser car devenant une nationale avec son lot de camion. Mais ce qui nous gène le plus c'est le vent que nous avons de face, soit de côté. Un petit arrêt sur le bord de la route pour acheter des tomates et prendre de l'eau à une petite dame, le dialogue est sommaire mais chaleureux, nous repartons même avec quelques piments et il s'en est fallu de peu que nous repartions avec 1kg de paprika. Un autre arrêt pour les achats de première nécessité (pain, soupe) et nous tombons sur une fontaine d'eau soufrée, une dame nous fait comprendre qu'elle est bonne à boire mais elle sent pas très bon.

Pause déjeuner à Kalosca, sur un banc alors que les lycéens sortent en masse des cours, cela doit surprendre 2 gars entrain de manger des tomates et des noix sur un banc presque en face de l'église. D'ailleurs on nous prend souvent pour des allemands. Le vent est toujours présent et fait voler plusieurs fois nos tupperwares.

Nous reprenons la route le vent c'est atténué, nous croisons berger et troupeaux, meneur de vaches, notre première charrette et sur les bords de digue certains paysans récoltent directement le maïs à la main. C'est vraiment une autre époque qui se vit ici.

Plus loin, nous retrouvons du bitume de bonne qualité, des ouvriers sont entrain de refaire la piste cyclable. Sur le bord de la digue, nous voyons nos premières roulotte-ruches colorées. Nous trouverons de l'eau chez des personnes qui nous donnerons en plus des noix et pour la nuit, nous squattons une jolie petite maison de vacances en bord du Danube. Le vent tombe, au loin nous entendons, les cerfs bramer de leurs sons rauque et les péniches passer.

lundi 30 septembre 2013

Les chemins se corsent

Le 17/09/13 à Dunavesce
Jour 33 - Etape 31 - 90 km
La nuit fut plus reposante que la veille, même, et pour passer pour un vieux con, si nos jeunes compagnons de chambré ont encore fait la fête bien tard et invités quelques filles à passer la nuit avec eux, nous étions toujours dans une chambre de 8.
Levé 7h30, petit dej et rangement du linge qui sèche depuis hier puis avant le départ nous discutons avec le gardien de l'hôtel qui aimerait que nous passions dans sa ville natale mais elle n'est pas sur notre chemin. Le gars nous trouve "amazing" et que lui n'a jamais fait 3000km à vélo de toute sa vie.
Ça y est, c'est le départ sous un ciel gris et chargé, il a encore plu ce matin. Direction la berge ouest du Danube où nous récupérons l'ev6. La sortie de Budapest se fait via de vieux bâtiments industriels sur un chemin rempli de flaques d'eau énormes. Peu à peu, le chemin s'agrandit et s'améliore. Par contre au niveau conditions météo cela empire, à notre arrêt déjeuner, après avoir acheté du beurre (plutôt de la margarine), le vent souffle à faire plier les roseaux et les branches des peupliers. L'arrêt se fera sous le parvis d'un resto d'été au bords d'un point d'eau.

Notre route ne suit plus le Danube, nous sommes plutôt pris entre 2 de ces bras sur une sorte d'ile ou de péninsule (appelé ici sziget - tous les noms de village commencent par cela). Le vent est de nord ouest et cela tombe bien car soit nous nous dirigeons vers le sud soit vers le sud est.

Au niveau de Rackeve, nous sortons de l'île et poursuivons le long d'un chemin résidentiel et là, c'est du sport, du gymkhana afin d'éviter les petits trous qui font sauter le vélo, j'en ai mal au bras. Mais il n'y a pas que les trous à éviter, il faut aussi éviter les noix (il y en a partout), les glands (pas que dans leurs voitures), les marrons, les branches à terre. Éviter aussi les branches des saules pleureurs qui descendent sur la route et pour finir Stephen subit la première attaque de chien, il avait l'air féroce mais on ne savait pas s'il voulait jouer ou nous chiquer. 2h à ce rythme, ça nous fatigue et fait baisser notre moyenne.

Ce n'est pas terminé nous voici maintenant sur une digue en herbe à rouler dans la ornière pour prendre un peu de vitesse, il est navrant d'avoir un tel vent dans le dos et de ne pas pouvoir en profiter. Cette digue en herbe à de faux air de plaine mongole,  le ciel se dégage et le coucher du soleil illumine la ville industrielle de Dunaujvaros. Un bref arrêt dans une micro épicerie pour trouver du pain mais nous sortons bredouilles. Nous continuons sur la digue, essayons de communiquer avec un autochtone, puis trouvons ce qui ressemble à une vieille étable, seul bâtiment non cadenassé, sans portail et sans chien. Une nouvelle lune presque pleine est là pour nous éclairer, il va surement faire froid ce soir.

dimanche 29 septembre 2013

Arrivée de nuit à Buda

Le 15/09/13 à Budapest
Jour 31 - Etape 30 - 142 km
Cette nuit au lieu des gouttes qui tombaient, ce sont les noix qui par intermittence, résonnaient sur le toit de la maisonnet et sur le sol. Bon signe, du coup ce matin, c'est le soleil qui nous réchauffe de ces rayons. Après un rapide déjeuné sous le haut vent de la maison, nous amenons Amélie à la gare de komarom où elle prend son train pour rentrer, heureusement que le soleil brille, cela rend le moment moins triste. D'ailleurs elle ramène avec elle quelques effets (2 guides obsolètes, la boite à beurre qui rouille, la boite à oeuf trop petite et le support de la sacoche avant).

Ensuite nous prenons le pont qui nous mène à la ville jumelle de komaron du côté slovaque, à une époque les 2 villes n'en formaient qu'une. Nous avons décidé de prendre par le chemin le plus court pour aller à Budapest mais cela débute par une piste caillouteuse qui aura une nouvelle fois raison de notre boite à savon en effet Stephen avait déjà roulé sur l .précédente lors de notre voyage en Espagne et la rebelote, malgré le filet! Mais heureusement que le savon était à l'intérieur, il a amorti l'écrasement et un coup de multioutils sur redonnera une allure presque correcte.
Avec la pluie et la boue de la veille, nos bécanes ne sont pas belles à voir ni à entendre. Au loin, un panneau "car wash", nous pourrons y faire un arrêt mais avant, stop dans une petite échoppe qui ne paie pas de mine, nous y achetons plusieurs variétés de graines (riz, lentilles, flocons de soja) et cherchons de nouvelles bouteilles car hier Amélie se les ai faite échanger gentiment en allant chercher de l'eau et le modèle ne tient pas dans la main et plie.
Toujours pas en vue de notre car wash c'est à ce moment que nous passons dans un village où les vendanges semblent avoir débutées car les gens s'afférent autour des vignes et lavent des tonneaux au karsher. Ni une, ni deux nous leurs demandons leurs aides pour un petit coup de nettoyage, ils acceptent avec joie et sourires. S'en suit un échange sur le voyage (une personne parle anglais), il nous offrent le café, l'eau et même un verre de vin (type riesling; pas mon préféré), nous restons discuter, ils sont vraiment très gentils et nous souhaite bon voyage. Nous repartons le baume au cœur par contre 5 km plus tard, le chemin redevient boueux, nous sommes obligés de faire très attention car nos vélos glissent comme sur de la neige. Ça ira cette boue ne salira que très peu nos beaux vélos.
 
Sur la grand route, nous sommes rattrapés par un groupe de 3 jeunes cyclos qui vont bon train, la veille ils avaient fait 170km, veulent être à Budapest ce soir et ont pour objectif Odessa. Les kilomètres s'avalent vite à discuter avec eux et nous arrivons rapidement à Rsztergon où nous déjeunerons dans un parc en faisant sécher la tente. Nous y gouterons un fromage sans gout que nous avons acheté à la petite boutique.
Nous aussi, nous voulons atteindre Budapest aujourd'hui, seulement 70km par la rive sud. Bonne surprise un panneau nous indique 51km par la rive nord et nous avons déjà fait 10km. Nous passons par Szob en prenant le ferry et aussi par God mais cela ne nous porte pas chance car au final nous faisons 140km et arrivons de nuit à Budapest, toute est illuminée, la ville a l'air magnifique. Pour terminer, nous fixons vers les hôtels à backpacker, pour trouver un hôtel pas cher à 10e la nuit (après un léger marchandage), internet compris.

samedi 28 septembre 2013

Komarom sous la pluie

Le 14/09/13 à Komarno
Jour 30 - Etape 29 - 56 km

Il a plu toute la nuit et le réveil est plus difficile quand on se dit qu'il va falloir affronter le froid et la pluie pour défaire les tentes. Nous prenons le petit dej sous l'abside avec un bon thé chaud pour se réchauffer ensuite c'est le départ enfin presque car le chemin de terre par lequel nous sommes arrivés la veille, est détrempé. La paille plus la boue s'accumulent dans mes freins. Et avant d'atteindre la grande route, nous enlevons une masse énorme qui m'aurait empêché de rouler et freiner. Alors que d'habitude, le but est d'éviter les flaques, là, j'essaye de passer au travers d'un maximum afin de nettoyer mon vélo qui ressemble à un vieux tas de boue, il est pas beau à voir et mes sacoches non plus.
Nous quittons la grand route pour de petits chemins et croisons un couple de cyclo, dont l'un d'eux, nous lance un "good luck for...", nous comprendrons plus tard que cela devait êtes "for the trail", vu le chemin gadouilleux que nous empruntons. Nous passons à côté d'un champs de citrouille écrasée dont les corbeaux se délectent, nous en glanons une pour le soir. Le chemin est coriace mais cela va mis à part une petit chute pour Stephen qui arrachera les serres câbles de sa cagette.
Il pleut toujours, nous passons à Acs où il nous faut faire des courses pour dimanche. Le village me donne l'impression d'une ville du far west avec peu d'enseigne pour savoir quels sont les types de magasins, des avancés de toit et des barres métalliques pour poser ces vélos. Nous décidons de nous faire un resto mais rien en vue, dans le saloon du coin, un habitant nous indique un lieu et nous rentrons dans ce qui ressemble à une grande pâtisserie avec un étale de gâteaux plus alléchants, les uns que les autres. Au menu soupe de poulet au knoki, accompagnée d'un peu d'harissa puis viande panée et patates. Tout au long du repas, des clients viennent chercher d'énormes gâteaux avec plein de crème, du coup en dessert, je m'en prends une part avec crème et fruits rouges, délicieux!
Il nous faut reprendre la route et atteindre Komarom d'où Amélie prendra son train. Nous sillonnons la ville, essayons de voir les châteaux qui sont recouverts de végétation ou fermés, le manoir est fermé, le tout sous une pluie intermittente. Nous cherchons un lieu au sec pour dormir mais difficile tout est fermé sous cadenas et les hongrois ont de hauts portails avec de gros chiens.
Pour finir nous trouvons un chemin où un endroit herbeux avec une cabane, nous accueille. Nous faisons sécher les tentes sous un grand noyer et faisons la cuisine sur le perron de la maison fermée à clef.
Il ne pleut plus et nous pouvons voir la demi lune et quelques étoiles.

vendredi 27 septembre 2013

Un pas en Hongrie

Le 13/09/13 à Gijor
Jour 29 - Etape 28 - 98 km
La nuit n'a pas été sereine, en effet quelqu'un, un homme s'est baladé pas très loin de là où nous dormions, reniflant et toussant, nous étions à un endroit très passant (joggeurs, vélo). Nous déjeunons sur une des tables et partons par la rive sud qui parait il, est plus authentique. Nous commençons par suivre un canal avec un vent dans le dos, petite montée à 25km/h ensuite c'est l'entrée en Hongrie via un poste frontière abandonné et décrépi.


Nous faisons une partie de route vers le sud et prenons un peu de vent de face mais cela ne dure pas et récupérons une piste cyclable, plus piste que cyclable, les trous et bosses dus aux racines des arbres sont nombreux. L'arrivée dans le premier village hongrois, moins faste que celle des autres pays, plus rustique. Nouvelle langue, nouveaux produits et surtout pas d'euros, des ft (floti) cela rajoute à l'exotisme ambiant.
Lorsque nous nous éloignons des grands axes, nous tombons soit sur des routes à trous rebouchés, soit sur des chemins à cailloux où nous progressons très lentement.
Nous faisons la pause déjeuner à Lipot devant un centre thermal avec un parking gigantesque mais désert. Le temps s'est bien rafraichi et nous cherchons les rares rayons du soleil, du coup nous nous mettons de l'eau à bouillir pour un petit thé chaud.
Puis direction Gijor où nous passerons l'après midi. Un tour à la gare pour le billet de train retour d'Amélie, Stephen s'achète un pantalon car il commence à faire frais en soirée, il cherche aussi un chapeau mais pas de boutique en vue. Avant tout cela, nous avons fait du change 1e pour 295ft, nous nous retrouvons avec 15000ft et des nouveaux billets.
En fin d'après midi nous mangeons un plat typiquement hongrois "langose" sorte de pâte à beignets ronde sur laquelle est étalée de l'ail, du yogourt et du fromage. Ça tient bien au corps.
La sortie de la ville n'est pas une mince affaire même avec le plan, nous demandons conseil et heureusement que Stephen parle l'allemand et certains hongrois aussi.

Pour la nuit nous demandons de l'eau dans un haras et évitons de poser nos tentes dans un cimetière caché et perché sur une petite bute, nous nous replions dans un champs derrière le haras. 2 chiens aboierons pendant une heure, le temps que nous montions les tentes, d'ailleurs heureusement que nous posons les tentes car dès le repas prêt, il se met à pleuvoir et nous dinons à 3 dans l'abside.