mardi 3 septembre 2013

Une rivière idéale pour se faire pigeonner...

Contrairement aux nôtres, qui tournent toujours, ici, l'Arroux coule.
En jalonnant des bleds aux noms sensuels : Volesvres, Ecuisses.
Elle serpente en Bourgogne, nous ne la suivons que trop peu.
Un soir de torpeur, nous avons dormi non loin d'elle, après une singulière image alors que nous demandions de l'eau à 2 hommes dans un vieux corps de ferme décati. L'un long et sec, arc-bouté sur le pot de nesquik sans âge qui n'arrivait pas à calmer ce malinois qui creusait sans fin un périmètre délimité par la longueur de sa chaîne. Les tressauts du fauve dans la poussière faisaient se tisser des faisceaux de lumière dans le contre-jour que rythmait l'ombre d'une ligne de peupliers. Le benêt avait de la peine à laisser sortir un mot de sa carcasse délabrée et soumise à l'autre.
L'autre plus trapu et bien en chair, qui se levait de sa chaise poour nous soulager de nos bouteilles vides par-dessus le portail.
La présence à cette heure tardive de 2 hommes fortement bâtis, dégoulinant de sueur avait allumé quelque ardeur nouvelle.
L'autre aux préférences largement affirmées par un clin d'oeil sans équivoque en nous tendant les bouteilles, qu'on pouvait sans peine deviner un peu décu de nous laisser repartir si vite, sans avoir même franchi, le seuil de ce logis de vacances déjà surchargé de chaleur et de testostérone.

Avoir pas pied, y'a pas pire

...se plaisait à taquiner avec la malice qui le caractérisait le Haubsthermarchalführer von kassk'ouil face aux loqueteux à pyjamas rayés lors de sa villégiature drancéenne au début des années 40, se souvenant avec délices du glorieux Napoléon et de son exquis goût de la supervision administrative qui nous rompt les pruneaux encore aujourd'hui. Ces mêmes pruneaux qui servent à nourrir des mill(-iers ? -ions ?) de petits surveillants de la "fonction publique", toujours dans la même dérive de langage, comme s'il était question de fonction et encore moins publique dans le pistage/fichage/nomenclature de tout un chacun alors que n'importe quel algorithme imbécile de google est capable de connaitre mille fois plus de toi à partir de tes dix derniers clics et avec ton consentement tacite, qui plus est.... Ce que toutes les dictatures ont toujours rêvé, nous le consentons ouvertement sur le plateau des technologies dites de réseaux sociaux.

 

Ces mêmes papiers qui, pour l'instant ne nous servent à rien, vont parait-il, nous faire passer des frontières, alors qu'une bonne paire de gambettes suffit, qui plus est équipée d'une bonne paire de roues... J'attends de voir si cesw fameux papiers se transforment en tapis volant

lundi 2 septembre 2013

Un petit raccourci pour une petite journée


Le 24/08/13 à Ecluse 19 Océan Palingues
Jour 9 - Etape 9 - 63 km

Nous avons bien fait de nous mettre à l'abri dans cette vieille grange car dès le lève du jour, nous entendons tonner et le ciel s'illumine régulièrement d'éclairs mais aucune goutte ne nous atteint malgré les trous qu'il y a dans la toiture. 

Nous prenons notre petit dej au sec sur la bâche ensuite nous nous préparons à affronter la pluie, habits de cosmonaute de rigueur, pantalon de pluie et guêtre, histoire de ne pas avoir les chaussures mouillés. L'expérience de la Bretagne à été bénéfique.

Nous choisissons la facilitée décidant de suivre la canal du centre, nous n'allons pas ajouter à la pluie, quelques côtes.

Nous arrivons à Monceaux Les Mines, sous la grisaille, où on nous passons devant ce qui reste d'un patrimoine industrielle et miniers. Nous faisons halte sur le marché le temps que la pluie saisse de tomber. Une pensée pour Xav me traverse l'esprit et nous décidons d'aider un camelot à défaire son stand (non c'est une blague).

Notre prochaine étape pour la nuit est la maison de Capucine, Anne Sophie et Benoît (absent ce samedi, ils nous ont laissé les clefs) qui se trouve à Bissey sous Cruchaud, ce qui nous fait traverser des collines verdoyantes et nous rapprochera de Chalon sur Soane.


Nous déjeunons sur les bords d'un pré de fromage, melon et tomates, acheter sur le marché. 

Ensuite nous filons vers chez Benoît où nous passons l'après midi à nettoyer nos vélos, nos fringues, nous, flâner, lire et nous occuper du blog.

dimanche 1 septembre 2013

Un peu de fraicheur

Le 23/08/13 à Ecluse 19 Océan Palingues
Jour 8 - Etape 8 - 77km

Ce matin, nous nous sommes réveillés avec le levé du soleil au travers des collines et avec une quarantaine d'yeux de biquette surprises de nous voir dormir au fond de leur champs. 

Nous prenons notre temps car Benoit et sa petite famille nous attendent dimanche. Cependant nous partons vers 9h30 et disons au revoir à M. Bouchot, l'agriculteur qui nous a accueilli, le reste de sa famille est parti au marché. 

Ensuite nous filons vers Bourbon Lancy où nous achetons du pain et sommes attirés par un mystérieux gâteau, le beurin, sorte de Paris Brest avec de la meringue et pour éliminer ces calories nous commençons quelques ascensions.



Avant cela,  nous passons devant un mur énorme qui sert à cacher je ne sais quoi.

Le temps et la chaleur commencent à être rude pour nos organismes et nous cherchons un petit coin de verdure pour déjeuner à l'ombre. Nous passons devant un moulin à eau et nous arrêtons baigner nos pieds dans l'eau fraîche, manger, siester et lire jusqu'à ce que la propriétaire nous demande de quitter les lieux vers 16h, faut dire que cela faisait 3h que nous squattions la pelouse en bas de chez elle. 

Nous arrivons enfin à Digouin où nous passons devant un autre pont canal. La fin delà journée est plus tranquille, nous retrouvons de l'ombre sous les arbres du canal du centre. Nous venons de quitter l'itinéraire de la Loire à vélo, direction maintenant le Nord Est. 

Les gens nous ont prévenu demain samedi "il pleut", il va y avoir des orages, nous cherchons donc un endroit au sec pour dormir et nous trouvons une vieille étable, abandonnée au fond d'un chemin, qui va nous accueillir pour la nuit mais avant ça, nous mangeons sur le muret d'une écluse et profitons d'un bout de tuyau et d'un robinet pour nous laver et retrouver un peu de fraicheur.


samedi 31 août 2013

Changement de canal

Le 22/08/13 à Bourbon Lancy
Jour 7 - Etape 7 - 77km

Ce matin levé au sec, nous déjeunons en regardant voler une cigogne au dessus du plan d'eau. A 10 h, branle-bas de combat, une femme arrive et nous dit que le maire va arriver dans 5 min pour remettre les clefs de la salle et faire l'état des lieux pour un mariage. Elle comprend notre désarroi quand nous lui expliquons que la veille, nous avons été surpris par la fermeture du camping et notre choix de squatter la salle des fêtes. Nous nous dépêchons de ranger mais trop tard, le maire arrive mais ne nous prend pas, du tout, la tête, il nous parle plutôt de l’équipe de rugby de Nevers qui devrait monter en Pro D2 quand nous lui disons que nous partons au Cap en vélo.

Avant de partir, nous décidons de descendre au plan d'eau, et la surprise, une douche chaude nous attend par contre nous sommes réquisitionnés par la gérante du snack, bien contente d'avoir 2 grands pour l'aider à  monter son barnum.

Enfin départ effectif à 11h30 mais lorsque nous arrivons sur le canal Latéral, celui-ci est entrain d'être bitumé, pour l'instant ce ne sont que des gros cailloux et nous ne faisons que 2 km avant de rejoindre la départementale.

Nous arrivons à Desize, où pas grand chose n'est ouvert à 13h30, juste un troquet pour aller acheter une carte postale, nous devons demander notre chemin à l'office du tourisme pour retrouver le tracé de l'eurovélo6, car plus grand chose n'est fléché. C'est sur un nouveau canal, celui du Nivernais où nous ferons halte pour déjeuner. Nous repartons mais les premières difficultés arrivent, cela commence à monter et le vent n'est plus dans notre dos. Nouvelle halte à Charin pour se désaltérer d'un diabolo, il n'y a pas âme qui vive mais le bar est quand même ouvert.

La fin de la journée est une suite de montés et descentes, nous glanons quelques tomates et oignons auprès de vieux paysans avec un fort accent bourguignon,

avec qui nous discutons de la pluie et du beau temps.

En haut de la dernière ascension, une petite pancarte annonce de la vente de fromage de vaches et chèvres et nous choisissons d'y aller. Nous en achetons un de chaque et demandons si nous pouvons poser notre bâche quelques part sur leur exploitation. Ce que la famille Bouchot a très gentiment accepté et nous voila derrière l'étable à chèvres au milieu des bottes de pailles.

vendredi 30 août 2013

Enfin un peu de relief

Le 21/08/13 à Chévenon (Nevers)
Jour 6 - Etape 6 - 100 km

Toute la nuit, la pleine lune nous aura éclairé, comme nous dormons sur la bâche, nous pouvons la voir tourner dans le ciel quand nous ouvrons les yeux. Par contre au matin, nous nous apercevons que la rosée de la Loire a trempé nos duvets et nos matelas, nous passons donc 2 h à les laisser sécher au soleil, cela tombe bien le soleil monte et chauffe vite.

Puis nous continuons sur le canal latéral à la Loire et nous repassons devant une énième centrale nucléaire mais cette fois-ci elle n'est pas de l'autre coté de la Loire et nous y passons au ras.

Nous commençons à voir se dessiner des collines et nous passons au pied de la ville de Sancères, nous décidons que l’ascension n'est pas pour nous aujourd'hui. Dans le champs des nuées de corbeilles se repaissent de graines de tournesols et s'envolent en bandes comme dans le film de Hitchcock.
 Nous faisons halte vers 13h et demandons la permission de nous installer sur un carré d'herbe verte très appétissant, l'habitante accepte avec gentillesse et nous donne, en plus, des tomates succulentes que nous dévorons avec un petit fromage de chèvre. Nous faisons une petite sieste sur cette herbe moelleuse et repartons pour 5 km, il fait bien chaud et nous stoppons à la ferme de Mme Oleson  pour une boule de glace, celle-ci en profite pour nous confectionner une espèce de glacière avec nos bouteilles d'eau, du papier d'alu et du scotch.

On repart, il fait toujours aussi chaud sur la levée de la Loire, où aucun arbre n'est présent pour nous faire de l'ombre. Nous dépassons un cyclo que l'on prend pour un Polonais et qui est Allemand, qui lui nous prend pour des Allemands (faut dire que sur mon t-shirt est inscrit une image en allemand - Merci les collègues). Nous discutons, il rentre chez lui, fait 110 à 130 à km par jour. Nous faisons route avec lui jusqu'à Nevers, c'est à ce moment là que Stephen se fait piquer à la jambe par une guêpe.

Nous ne faisons que passer à Nevers mais nous rencontrons le vélociste de "La Roue Libre" qui super sympa, me fait essayer son cruiser, jette un coup d’œil à nos bécanes. J'en profite pour acheter une mini sacoche afin de ranger mes outils de réparation à porter de main.

Nous décidons d'aller au camping de Chevenon mais à l'arrivée nous constatons que celui-ci est définitivement fermé. Du coup nous squattons le parvis de la salle des fêtes de Chevenon en face d'un plan d'eau, pendant que nous mangeons la lune se lève, rousse et superbe. 

mercredi 28 août 2013

Un bon bain frais

Le 20/08/13 à Belleville sur Loire
Jour 5 - Etape 5 - 90 km

Durand la nuit, la pleine lune a illuminé le visage de Stephen pendant que nous dormions sur la bâche devant le gîte, et l'a empêché de dormir. Puis se fut à mon tour de me faire éblouir par le levé de soleil sur la Loire et me réveiller pour assister au spectacle. Nous déjeunons sur la table du gite et nous prenons la route, cette fois-ci nous passons à coté d'une centrale avec 4 réacteurs dont la vapeur d'eau forme des arabesques dans le ciel.
La chaleur et le soleil sont au rendez vous et je prends des coups de soleil sur les bras tandis que Stephen est lui, bien protégé par son chapeau et son merinos à manches longues.

A midi nous faisons une pause à Sully sur Loire où nous cherchons un vélosiste désespéramment mais les 2 ateliers sont en vacances donc le petit clic attendra une plus grande ville.

Nous continuons et arrivons à Briare en passant par le pont Canal qui enjambe la Loire, c'est vraiment très impressionnant. Nous nous arrêtons manger une glace, vraiment très bonne, faite par un Maître glacier,même si pour avoir un simple cornet, il nous a fallu quitter la table et rester debout.



Pour la suite nous empruntons le canal latéral à la Loire qui est ombragé et ressemble au canal de Nantes à Brest, nous traversons un troupeau de moutons .



Nous faisons halte sur une des berges de la Loire, nous défaisons nos sacoches et allons prendre un bon bain frais. Il parait que l'eau y est de bonne qualité d'après le chasseur à l'arc qui est venu s’entraîner.

Seul bémol, nous n'avions pas vu que nous avions posé le campement en face d'une piste atterrissage d'ULM, qui a la tombée de la nuit décolle, 1 ça peut aller mais 7 cela commence à faire un peu de bruit. On est plus tranquille nul part ma bonne dame. 

Revue de presse

Voila nous commençons à être des stars, pourtant nous sommes passés là par hasard.

http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Loisirs/Sports-et-loisirs/n/Contenus/Articles/2013/08/21/De-Cande-a-Rilly-immersion-dans-la-nature-1584669

Bonne lecture

mardi 27 août 2013

Allons voir la pucelle

Le 19/08/13 à Melleray à l'Est d'Orléans
Jour 4 - Etape 4 - 89 km

Levés tard avec un super soleil qui chauffe la tente et nous réveille, Stephen m'a rejoint dans la nuit car il commençait à pleuvoir. Ce soleil radieux achève de sécher nos vêtements suspendus entre 2 peupliers. Le temps que Stephen prépare une salade de fruit, j'enfourche mon vélo pour aller acheter du pain dans le bled d'à coté dont le clocher est visible. Malheureusement pour nous, nous sommes lundi et la boulangerie est  fermée donc ce sera un départ avec pour petit déj, une simple salade de fruits, un vrai repas de sportif.

Sur le chemin, nous croisons une biche qui fait quelques mètres en parallèle de nous mais encore une fois, je n'ai pas le réflexe d'immortaliser ce moment champêtre, mais je pense que nous aurons d'autres moments pour immortaliser nos rencontres avec des bêtes sauvages.

Le vent est toujours de la partie mais pas forcément dans notre dos. Nous décidons, assez rapidement, de faire halte pour manger prés d'un plan d'eau, nous sortons le réchaud à bois pour faire des œufs durs. Pendant ce temps, Stephen cherche à savoir d'où provient un petit clic et là, lors du nettoyage du vélo, s'aperçoit qu'un de ces rayons est cassé. Depuis quand, nous ne savons pas, mais coup de chance, celui-ci n'est pas du coté caissette et nous n'aurons pas à tout démonter, en forçant un peu, nous arrivons à mettre un nouveau rayon de couleur noir, ce qui jure sur sa roue. Second coup de chance, la roue est à peine voilée, ce qui nous permet de repartir.
Pendant ce temps, je regarde les cygnes s'envolaient sur l'étang, le bruit de leurs ailes est vraiment impressionnant. Le tout en faisant une salade de tomates.

Nous reprenons la route avec toujours ce fameux cliquetis, nous essaierons plus tard de trouver d'où il provient, pour l'instant en face de nous, 2 énormes réacteurs d'une centrale nucléaire.

Arrivés à Orléans, nous faisons une pause au bar "L'escargot", où nous marchandons une bouteille de cidre doux, la patronne bien en forme ramène du brut, en fait tomber une bonne partie sur la table et boit un verre avec nous. Nous repartons guilleret sur nos 2 vélos pour faire encore 10km.
En fin de parcours, nous cherchons désespéramment de l'eau, et c'est M. Mouchard qui remplit nos bouteilles et très gentiment, nous donne 2 pèches de bio de ces vergers qui furent délicieuses pour terminer notre repas.







La lune est presque pleine et nous squattons la pelouse d'un gite, pas de tente ce soir, le ciel est limpide


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lundi 26 août 2013

Un petit Tours

Le 18/08/13 à Candé sur Beuvron
Jour 3 - Etape 3 - 99,8 km

Bonne nuit réparatrice, plein de rêves, il faut dire que le milieu des bois est propice à la rêverie. Petit déj protégé sous l'abri car le temps est gris. Nous prenons la route des bords de Loire quand nous dépasse un groupe de 4 cyclos sport, tenues jaune et bleu. Cela ne va pas se passer aussi facilement que ça et nous prenons leurs roues, nous les talonnons à 28km/h pendant presque 1h, mis à part le moment où il nous a fallu traverser un vide grenier sur les bords de Loire à Brehémont et mettre pied à terre.

Nous continuons notre bonne progression, bien aidé par un vent de dos et aux alentours de Tour, nous discutons avec 2 cyclos qui sont, à nouveau, étonnés par notre parcours, l'un d'eux nous emmènera jusqu'au marché de Tours où nous nous approvisonnons en légumes, fromages et autres victuailles italiennes dont des pâtes fraîches que nous ferons le soir.

Nous décidons de manger rapidement car notre course du matin, nous a grandement ouvert l'appétit, nous choisissons un escalier en face de la Loire pour nous servir de table et confectionner un salade de légumes. Nous repartons et tombons sur un petit bonhomme qui vend ces tomates prés de son jardin partagé, 3 fois moins chers que sur le marché, nous lui en prenons un demi-kilo, histoire de préparer la salade de demain. (et surtout meilleurs que celles du marché!).

Près de la piste cyclable, nous apercevons une aire de repos de gens du voyage où nous nous arrêtons pour nettoyer les gamelles qui résonnaient à chaque trous depuis ce matin, nous en profitons pour nettoyer notre boite à beurre, boite en métal que nous avons ramenée d'Espagne et que nous garnissons à chaque achats, faut dire que l'on en mange du beurre.

Nous passons par Ambroise où nous constatons que le tourisme de masse n'est pas à notre goût et nous nous arrentons plus loin, à un endroit désert pour cueillir des mûres et manger du melon.

Nous avons décidé de prendre une douche aujourd'hui et nous passons devant le camping où Stephen s'était déjà arrêté l'année dernière. Nous nous payons une douche, cela fait du bien, et nous en profitons pour nous changer et laver nos fringues. On ne réalise jamais la dose de crasse qu'elles peuvent contenir. Alors que nous sommes tout propre et sec et que nous allions repartir pour faire encore quelques kilomètres, un grain se rappelle à nous et nous nous abritons sous les arbres. Une fois l'ondée passée, nous continuons 5 km à faible allure, histoire de profiter de notre propreté.

Nous trouvons un coin entre les peupliers parfait pour étendre notre lessive mais le sol est dur car la terre est très sèche du coup nous squattons le champs d'à coté. Nous posons la tente dans le cas où il pleuvrait et nous faisons ces fameuses pâtes fraîches avec chorizo et fromage local, encore un régal ces pâtes ! La nuit est là, pas de pluie, la lune sera bientôt pleine et un troupeau de mouton bêle comme si le loup n'était pas loin. Stephen m'apprendra qu'ils se servent des troupeaux pour nettoyer les bords de Loire.