vendredi 11 juillet 2014

Objectif dunes

20/05/14 à Sesriem
Jour 275 - étape 220

 Il a fait plutôt froid, cette nuit, c'est étrange de se dire quand Afrique il peut faire froid et comme nous sommes dans un climat désertique, dès le levé du soleil, il recommence à faire chaud, la recherche d'un coin d'ombre arrive vite.

Nous bifurquons vers le sud Ouest, la piste est assez dure et nous avançons bien malgré le fait de remonter. En effet, Solitaire se situe dans un vallée encaissée, entourée de montagnes de roques rouges. Une ligne verte d'arbres se rapproche, c'est le lit d'un rivière, à sec comme souvent.

Nous passons au pied de roques qui rappellent les images de l'ouest Américain. Pendant 20 km, la piste se détériore, vraiment tape cul mais le passage d'un petit pont changera sa structure, nous en profitons pour reprendre des forces à l'ombre d'un arbre. Le vent ne nous réchauffe pas, bien au contraire, et nous l'aurons de face à la reprise.

La piste se dirige droit vers une énorme montagne, toute rouge, la plaine à ses pieds lui fait un tapis jaune, nous avons l’impression que nous allons devoir la traverser par un tunnel creusé dans la roche. Nous évitons scorpion et serpent qui se promènent sur le gravier de la route.

Nous arrivons enfin vers la bifurcation qui nous emmène vers l'Ouest , plus que 12km vers les dunes, derrière nous, tel un rempart, une montagne plate se compose de 3 couleurs différentes, strates rouge, marron et jaune, illuminées par le soleil couchant. Les 12 kms seront plus longs que prévus, toujours à cause de l'état de la piste.

L'accès à l'entrée et la sorite du camping se fait avec le levé et coucher du soleil, nous prenons notre emplacement gigantesque avec arbre, eau et électricité. Nous sommes un peu déçu car les dunes rouges s'est encore à 62km et ce sera pour demain.  

jeudi 10 juillet 2014

Solitaire dans le désert

19/05/14 à Solitaire
Jour 274 - étape 219

Nous pouvons voir (voir? un peu car un verre de mes lunettes de vue s'est désolidarisé) le soleil se lever derrière les montagnes, les rayons lumineux dans les herbes jaunes/blanches donnent une impression de jour de gel, quelques nuages font déjà une apparition dans le ciel. Nous remballons vite fait histoire de ne pas nous faire remarquer et prenons notre petit dej en contemplant ce paysage splendide.

Une fois sur la route, nous continuons à flirter avec le haut des collines du Kuiseb Canyon, c'est de vraies montagnes russes qui permettent de contempler la géologie. Les collines semblant avoir été poussées par une force énorme donnant cette impression de vagues. Nous arrivons à un passage en construction, les engins construisent une "gravelled road" en concassant de gros rochers et en les écrasant. Tous les engins et les camions qui vont et viennent, soulèvent une tonne de poussière blanche et grise. D'ailleurs, le trafic des voitures de touristes est plus dense et rajoute à ce brouillard, projetant parfois des pierres dont l'une d'elles fera résonner ma sonnette.

Juste après ces travaux, la piste se fera plus mauvaise pendant une bonne vingtaine de kilomètres, ce qui nous laisse le temps d'admirer des montagnes rouges, à leurs pieds de grandes plaines blondes, un ciel de chargeant de nuages en arrière plan.



Nous passons le tropique du Capricorne, juste un panneau et de la poussière. Qu'est ce que cette drôle de végétation rouge qui forme des nappes au milieu de la verdure ? En fin de compte point de verdure mais du sable et nos premières dunes du désert.

Je recevrai quelques gouttes mais je ne peux pas appeler cela de la pluie. La piste s'améliore nettement suite au passage d'un engin et nous descendons paisiblement vers Solitaire, de plus en plus d'arbre surtout des acacias sont visibles.

 Solitaire, c'est une station service, une boulangerie, un petit shop et un lodge camping dans lequel nous prenons un emplacement. Nous boirons un bon thé chaud en regardant les éclairs illuminés le ciel dans la direction que nous prenons demain.

mercredi 9 juillet 2014

Grands espaces

18/05/14 sur Kuiseb
Jour 273 - étape 218


Nous nous levons avec le soleil à 6h30, après une nuit bien venteuse et éclairés par une pleine lune bien jaune. Après un bon petit déjeuner, nous repartons sur notre petite piste sur laquelle nous avons le droit de voir pleins d'animaux en liberté, oryx, springbok, zèbres et autruches.  Quelques collines permettent d'avoir un beau point de vue sur une plaine jaunie avec des montagnes en arrière plan.


Nous nous dirigeons vers Ganab, seul point d'eau des environs quand nous sommes interpellés par une voiture qui s' arrête, c'est un des rangers du parc qui nous demande notre permis (ticket d'entrée), cela se passe bien, nous sommes en règle, il nous indiquera le lieu où trouver le robinet bien caché. Ganab, signifie "acacias à girafes" et cela porte bien son nom car en arrivant des acacias suivent le tracé d'une rivière éphémère asséchée et une girafe se prélasse à l'ombre de l'un d'eux.

Un nid énorme fait de paille et de bois est suspendu à une branche, sorte de gros hlm où les moineaux rentrent par en dessous en emportant des brins de paille. Il est encore tôt mais nous stoppons pour manger, nous avons fait 30km en 3h. Nous nous chargeons en eau et repartons.  De gros tas de roques rouges flottent dans une mer d'herbe jaune sur fond de ciel bleu. La route passe à leurs pieds pour monter encore plus haut et nous laisser découvrir un paysage grandiose, une vaste plaine herbeuse, des arbres disséminés suivant les lignes des rivières disparues, les montagnes en fond. C'est un paysage que je souhaite garder en mémoire et je passe quelques instants à m'en imprégner. La piste se fait meilleur pendant un moment et nous descendons de 100m sans nous en apercevoir. Nous étions perchés à 1000m.

Nous rejoignons la C14, route principale qui descend vers le sud et qui descend tout court pour arriver à Kuiseb canyon avec un changement de paysage radical.

Des collines sont enchevêtrées les unes dans les autres, formant une mer de vagues dont l'écume serait les herbes vertes et grises qui flottent au vent. Nous descendons au fond du canyon pour traverser une rivière à sec, puis grosse remontée sur le versant opposé. Déjà les collines prennent une teinte rouge, signifiant pour nous qu'il est temps de trouver un campement. Ce sera sur une des collines avec une vue dégagée sur l'est. Nous posons la sous tente pour être à l'abri du vent (qui cessera de souffler la nuit tombée) et des scorpions, en effet l'un d'eux viendra s' inviter nous obligeant à prendre de multiples précautions.

mardi 8 juillet 2014

Botaniste en graine

17/05/14 sur une route gravillonneuse
Jour 272 - étape 217
 

Durant la nuit, le trafic a continué, dans une moindre mesure mais dès les premières lueurs de l'aube, c'est le vas et vient qui recommence. Nous sommes au chaud dans la tente quand résonne un coup de klaxon, hier j'ai arrêté une voiture pour demander si les ouvriers travaillaient à la mine ce samedi et s' il y avait de l'eau quelque part. La réponse fut positive aux deux questions. Donc ce matin, un des gars d'hier nous propose de nous ramener de l'eau et de nous emmener aux plantes par contre, il est 6h et nous donne rendez vous à 7h15 car il y a trop de trafic en ce moment.

Du coup, nous avons une heure pour ranger nos affaires, les dissimuler dans les branchages et petit déjeuner.  Il est 8h et pas de news du gars, nous décidons de tenter notre chance et la première voiture qui passe s'arrête, nous déposera 20km plus loin, sur une petite aire de stationnement, en face du chemin d'accès à la mine, où se trouve les plus beaux spécimens de welwitshia. La welwitshia est une sorte de grosse laitue de 2m2, âgée de 1500 ans, c'est une plante endémique de cette zone de la Namibie. Mis à part les plantes, nous sommes bien seuls au milieu de cette plaine aride et des quelques montagnes chauves. Nous reprenons le chemin vers la route principale, éloignée de 2km, quand arrive le gars de ce matin, il s' excuse et nous comprenons que lui a un boulot, du coup il nous ramène au camping et nous a rapporté 10l, c'est super sympa.

À 10h, nous reprenons la route de la veille en sens inverse, elle n'est toujours pas très roulante mais s' améliore sur la fin. Nous rejoignons la C14, qui est bitumée à notre grande surprise mais cela ne sera que sur 20km, le temps de longer un pipeline, ensuite débute la piste. C'est là que nous stoppons pour profiter de l'ombre protectrice d'un panneau de signalisation.

Les paysages sont grandioses, terres arides et caillouteuses, quelques arbres et arbustes éparses, parfois de gros blocs de pierres tels des météorites tombées du ciel ou des champs de pierres striées ressemblant à des arbres pétrifiés où poussent un cactus blanc.

Nous verrons aussi au milieu des roques, un aloès esseulé, long tronc à l'écorce qui pèle et plumeaux de feuilles au bout des branches, le tout sur fond de montagnes et collines au milieu des quelles la route serpente.

La fin de journée approche, nous bifurquons vers le sud, les couleurs deviennent rougeoyantes et nous sortons de la piste pour nous installer sur la bâche derrière un arbuste qui nous protège du vent.

lundi 7 juillet 2014

Ambiguïté humaine

16/05/14 sur Welwitshia road
Jour 271 - étape 216






Second matin où swakopmund est enveloppé dans un épais brouillard cotier et cela ne nous aide pas à nous lever tôt pour prendre la route. Hier, Amélie a été "cherchée" (achetée) nos deux permis pour entrer dans le parc naukluft et voir ces fameuses plantes endémiques nommées welwitshia. Nous avons choisi de modifier notre itinéraire en conséquence. Après avoir remplis nos sacoches de nourriture déshydratée et d'eau, nous partons un peu tard, 10h, vers l'est. Rapidement, nous rentrons dand le vif du sujet, à 5km du centre de swakopmund, ce n'est déjà plus qu'un paysage désertique. La civilisation se rappelle à nous avec un pipeline, une ligne électrique et de l'asphalte mais rapidement il n'y a plus aucun des trois.
L'endroit est sec, les plantes rares et le soleil dur mais il y a quand même un peu de vie avec quelques insectes, oiseaux et serpent qui s' enroule dans les pierres.
La piste est encore bonne, nous arrivons au paysage de moon landscape, infractuosités de couleur sombre dans le désert, pas un poil de végétation, de la roche presque à nue. Nous y ferons notre arrêt du midi à l'ombre d'un panneau de signalisation.

À la reprise, la piste est médiocre, washboard partout, 11km/h et nous sommes encore loin des plantes, nous bifurquons vers la route qui y mène, et là, le trafic de camions et voitures est énorme, il faut dire que nous nous dirigeons vers la plus grande mine d'uranium à ciel ouvert du monde. Tout se passage n'améliore pas la piste.
Nous stoppons, sans avoir atteint les plantes, dans un des campings officiels, juste une ou deux tables mais pas d'eau. Chaque fois qu'un camion passe sur la route adjacente, il fait vibrer le sol.
Tout ce trafic, dans un endroit si beau, classé parc naturel, au milieu d'une vallée où coule la rivière Swakop semble surnaturel.

dimanche 6 juillet 2014

A la recherche d'un arrêt de bus

14/04/14 à ?
Jour 249 - étape 199





Nous sommes réveillés dans la nuit par un fort coup de vent dans la toile, Amelie se lève pour vérifier que les sardines tiennent bien car elles ont été difficile à planter, quelques gouttes éparses tomberont.

Au levé, le ciel est couvert, vers l'ouest, il est même noir, avec les feuilles jaunies des arbres, on se croirait à la Toussaint. Nous rangeons quand même la tente au sec et déjeunons. Mais une fois sur la route, nous n'avons pas fait 5km que la pluie débute, allant crechendo, nous obligeant à nous arrêter pour enfiler nos combinaisons de pluie.
Même après avoir fait des courses à gweta, elle continuera une bonne partie de la matinée, mais au moins nous n'avons plus le vent en pleine face. Nous rentrons dans le parc de ? , nous y verrons un gros serpent malheureusement écrasé.
Nous voulons déjeuner au sec mais les abris ne courent pas la savane.
Un arbre plus feu [article non terminé] ...

mercredi 2 juillet 2014

Swakopmund

14/05/14-15/05/14 à swakopmund
Jour 269-270

Qu'il est bon de prendre quelques jours de vacances dans le voyage et Swakopmund s'y prête bien, station balnéaire hors saison. Ici c'est l'hiver, pour nous un temps idéal pas trop chaud la journée et frais en soirée. 

Nous profitons de la vue sur la mer, assis sur un banc en face de la jetée en bois, nous dinons de poissons dans un restaurant de bord de mer qui doit faire être bondé en pleine saison. 

Swakopmund est une petite ville qui pourrait ressembler à la baule au mois d'octobre, grosse villas aux volets fermés, quelques barres d'immeubles avec des balcons dont seuls quelques appartements sont illuminés, de nombreux magasins d'alcool et des cafés à l'européenne. Pas beaucoup de jeunes à se balader mis à par quelques touristes. 

Nous picniquerons sur la terrasse d'une maison en bord de mer et apercevrons un cétacé, du moins sa dorsale, jouer dans les vagues. Le vent a forçi et vient toujours du sud ouest aidant les vagues à faire de gros rouleaux qui lancent leurs écumes sur la jetée. 

Malgré ce beau temps, nous irons nous balader dans le très jolie petit musée de la ville avec beaucoup trop de choses à voir pour une journée ensoleillée. Et qui dit vacances à la plage, dit glace, nous trouvons un super glacier qui m'obligera à faire plusieurs infidélités à la Fraiseraie.

L'auberge desert sky backpacker est vraiment un endroit reposant avec tout ce qu'il faut, même du compostage, bon leur service de lavage a égaré mes chaussettes mais on m'en a donné de nouvelles. Nous y rencontrons Walter qui avec sa petite voiture de location, nous emmènera voir le coucher du soleil du haut des dunes du sud de swakopmund, le vent sera trop frais pour que nous y restions jusqu'au lever de la pleine lune.

Les cheveux dans le vent

13/05/14 à swakopmund
Jour 268 - étape 215

Quel plaisir de prendre le petit déjeuner sur l'herbe en face de l'océan, nous n'avons pas hésité à nous décentraliser afin de pouvoir profiter de la chaleur du soleil et de la vue des vagues. Nous pouvons voir les pêcheurs déambulés sur la grève avec leurs grandes canes. 

Avant de partir, je m'aperçois que j'ai perdu le bâton en bois qui me servait de béquille, il est peut être tombé sur la piste avec les vaguelettes vibromassantes qu'il y avait hier.

Nous sortons de Henties bay et nous nous retrouvons pris entre le désert à gauche et la plage située à 1km sur la droite. L'océan est visible, les vagues qui déferlent ajoutent une ligne blanche à l'horizon.

La route est bonne, parfois une légère couche de sel la recouvre. Tout est sec et semble sans vie mais nous verrons deux gros renards nous regarder passer peu effarouchés ainsi que quelques oiseaux. Nous sommes à la fin de la skeleton cost, et comme par magie, apparaît l'épave rouillante d'un bateau de pêche. Nous avons le temps de voir tout ça, car nous ne roulons pas vite, un vent de sud ouest nous ralentit et devient de plus en plus fort, nous obligeant à rouler à 12km. 

Nous sommes peut être partis un peu tard, nous dira un gars croisé dans un village étrange. Village sorti de nul part, à mi parcours et fait de maisons de toutes les couleurs, chacunes un réservoir d'eau perché au dessus du toit. Ni magasins, ni resto, que des maisons. Nous mangeons à l'abri du vent derrière le mur d'une habitation, c'est reposant de ne plus entendre siffler ce vent dans nos oreilles, du coup, la pause s'éternise. 

Mais il nous faut bien repartir pour affronter ce vent, peut être faiblira-t-il dans l'après midi? Il n'en ai rien et nous continuons à peiner pour faire les 32km qui nous sépare de swakopmund. Nous arrivons en ville par le nord, entre grosses villas entourées de hauts murs d'enceinte et un township de maison en taule vers lequel les travailleurs, en bleu de travail, rentrent.
Il est étrange de se retrouver dans une ville européenne avec palmiers, gazon, trottoirs bien rectangulaires, magasin de mode et café, tout cela a un air de rivièra.

Passage par la grande surface pour faire nos courses et profiter de la grande cuisine du désert sky backpacker, nous y planterons la tente sur une pelouse bien vert.

mardi 1 juillet 2014

Objectif mer

12/05/14 à Henties bay
Jour 267 - étape 214

Malgré le rempart de sacoches qui entoure la bâche, le vent a soufflé fort toute la nuit et avec la lune qui nous éclairait, la nuit a été étrange mais au matin, le lieu est magique. Le Spitzkoppe se dresse majestueusement, faisant barrière au soleil qui se lève et commence à illuminer la plaine. 

Alors que nous dejeunons, nous voyons passer les 3 cyclos hollandaises qui prennent la route de bonne heure, elles ont raison car les dix premiers kilomètres sont vraiment sablonneux, nous mettrons 1h à les faire, laissant le Spitzkoppe diminuer derrière nous. Nous retrouvons la piste que nous avons laissé hier et qui se dirige vers Henties bay, elle est meilleure. Rapidement les acacias disparaissent pour laisser place à des herbes jaunes et des lichens, un petit amas de maison comprenant quelques vendeurs de pierres et cristaux est installé au pied d'un gros rocher rouge. 

Le vent nous pousse et nous descendons tout doucement sans nous en apercevoir. Ça y est, nous sommes dans le désert, le sable a chassé la végétation, ne laissant que de petits arbustes, pas assez haut pour nous faire de l'ombre. Des collines, par contre, elles semblent ombragées mais c'est un mirage car il n'y a aucun nuage dans le ciel, c'est leurs dômes de pierres sombres et base de sable blanc, qui donne cet effet.
Pour avoir de l'ombre pour le déjeuner, nous dressons la bâche entre les deux vélos, bâche qui vole au vent, celui ci venant de tourner à l'ouest. 

À la reprise, ce sera plus difficile, malgré notre lente descente vers l'océan et le 0m d'altitude, le vent nous ralentit.
À notre approche d'Henties bay, les bords de la piste se recouvrent de gros amas de touffes d'herbes. Derrière nous, même après 80km, le Spitzkoppe est encore visible, la lune se lève, il est 17h. En nous rapprochant encore un peu, nous commençons à entendre le bruit sourd du grondement de l'océan, plus de 9 mois que je ne l'avais pas vu.

Nous trouvons en faisant quelques courses, un hôtel à 240$n pour deux. Après y avoir déposé nos affaires, nous irons prendre apéro et le thé en face de la plage, il fait nuit mais la lune nous permet de voir les vagues se casser.