mercredi 23 octobre 2013

Istanbul au loin

Le 06/10/13 à Istanbul
Jour 51 - Etape 49 - 103 km


La nuit a été fraîche et même quelques gouttes se sont laissées entendre. Aujourd'hui, nous souhaitons atteindre Istanbul donc nous nous levons plus tôt et partons tôt. Nous devons jeter un coup d'œil à warmshower pour voir si nous avons eu une réponse d'une des deux demandes que nous avons faites. Pour cela, nous nous arrêtons 5 km après le départ dans un tout petit bled qui a quand même un cyber café, par contre en arrivant devant, celui-ci est fermé mais un passant nous dit qu'il ouvre à 10h, cela tombe bien il est 10h, il arrive aussi à nous faire comprendre que nous pourrions en profiter pour aller prendre un thé au lieu de rester dans le froid et c'est ce que nous faisons. 
Nous rentrons donc dans la grande salle avec quelques tables où seuls des hommes sont attablés, aux murs des portraits d'Ataturk et des calendriers de tracteurs. Nous prenons 2 tournés de thé, il fait bien chaud et tous les regards sont tournés vers nous. Alors que nous voulons payer, le patron nous offre les thés, il nous prévient aussi que le cyber n'ouvre qu'à 11h. Du coup nous décidons de partir, nous avons de la route à faire, mais en passant sur le chemin, nous voyons une bicyclette devant l'établissement. Celui-ci est ouvert et rempli de gamins qui jouent à des jeux en ligne, grand silence quand nous rentrons puis l'euphorie reprend. De temps en temps l'un d'eux vient jeter un coup d'œil à ce que nous faisons et aussi sur nos vélos qui les intriguent.

Nous prenons la route d'Istanbul encore 90km et faisons une rapide pause dans un petit resto où la porte restera grande ouverte ne nous permettant pas de nous sécher de notre transpiration.
Istanbul ou du moins sa périphérie est en vue et le soleil réapparaît ce qui nous met du baume au coeur. Notre petite route devient, au fur et à mesure, une 3x3 voies, nous roulons sur la bande d'arrêt d'urgence, parfois nous devons réussir à prendre un embranchement à gauche et il faut y aller avec franchise.
L'arrivée au coeur d'istanbul prend 3 bonnes heures dans une cacophonie organisée entre les taxis, les bus et les piétons.

Enfin nous y voilà, nous cherchons un hôtel et passons devant un bazar, la vie la nuit est effervescente. Nous passons prendre quelques pâtisseries, avec le froid qu'on a eu, on y a droit.

Nous finirons par trouver un hôtel pas cher après 2h d'errance mais pas de cuisine, ni de machine à laver, de plus l'accès à internet est restreint du coup nous changerons demain. Une fois installés, nous irons faire un petit tour du quartier et verrons quelques mosquées bien éclairées.

mardi 22 octobre 2013

Petites villes de provınce

Le 05/10/13 à Binkilic
Jour 50 - Etape 48 - 85 km
 Quelques rayons rouges illuminent le haut de la tente au réveil, cela veut au moins dire que le ciel est dégagé par contre à mon compteur et sous la tente, il fait 5,8° mais je n'ai pas du tout froid. Le paysage, une fois sorti de la tente, ressemble à une pampa, de hautes herbes jaunies et des chênes verts pas plus haut que 3m. Au milieu des herbes trainent quelques os de vaches ou de brebis, bien blanchis.

Une fois cette étape d'extraction de la tente effectuée, le soleil nous réchauffe doucement le temps du petit dej lors duquel nousnous gavons de pâtisseries orientales achetées la veille et imbibées de miel, un délice.
 
Tout ça nous met de bonne humeur pour pédaler sauf qu'avant de partir Stephen teste son matelas en effet cela fait 2 nuits que celui-ci se degonfle durant la nuit. Du coup il cherche à savoir d'où pourrait provenir la fuite, la valve? Un trou? En tout cas, les tentatives de recherches ce matin sont infructueuses. Nous chercherons une solution àIstanbul.

La route de ce matin a de faux air de savane africaine, en tout cas c'est l'idée que je m'en fais, de hautes herbes jaunie entourent une piste en terre ocre damée, avec peu d'arbres.
 
Les autochtones, même s'ils nous klaxonnent gentiment et nous font des gestes en nous doublant, roulent assez vite sur ce type de chemin et en haut d'une montée après avoir été doublés par un cortège, nous arrivons sur le lieu d'un accident, un mini van retourné, il y avant bien assez de monde comme cela, nous ne sommes pas restés par contre cela a accentué notre vigilance.

Le ciel est bleu parsemé de nuages, nous cheminons, montons des collines et descendons de petites vallées qui semblent être le prolongement des montagnes que nous voyons sur notre gauche et qui doivent atteindre la mer que nous imaginons à 20km sur notre droite. Nous passons au village Ahmetbey où se déroule le marché, nous décidons d'y aller faire un tour et y achetons de quoi faire le repas du soir. 2 cyclos occidentaux cela ne passe pas inaperçus surtout avec nos vélos chargés et nous sommes devisagés et surtout entourés. On nous offre des pommes, on nous sourit quand nous voulons 2 tomates et des produits à l'unité. Avec gestes et schémas nous arrivons à nous faire comprendre. Nous y achetons, même, une planche à découper ultra légère pour les jours de mitonage de petits plats. Pour finir, nous nous apercevons que nous n'avons plus d'argent et rien pour manger le midi. 

Que cela netienne, nous allons au distributeur, mince il est en panne, il va nous falloir faire 30km environ 2h pour retirer de l'argent. C'est ce que nous ferons à Saray où du coup nous nous arrêtons dans un restaurant à grillades, nous y sommes très bien accueillis, on se met en 4 pour nous, ils ne doivent pas voir beaucoup de touristes dans cette partie de la Turquie, par contre pas une seule femme y mange, comme dans les cafés. Nous parlerons du voyage, grands yeux d'étonnement. 
 
Puis en sortant, nous ommes approchés par 4 étudiants avec qui nousdiscutons en anglais, ils nous demandent nos noms (il leurs est toujours plus facile de prononcer Stephen que Aurélien),  nos équipes de sports préférées, si nous connaissons des équipes turques. Dès que nous nous arrêtons un groupe se forment autour de nous. 


Nous réussissons à partir et tombons sur un nouveau paysage, de la forêt dense de pins et chênes et quelques collines. Le compteur indique 6,8° en roulant mais il y a moins de vent. Nous passons un village et trouvons une clairière où poser la tente, le vent est tombé mais le ciel est chargé, pas d'étoile ce soir.

lundi 21 octobre 2013

Chemins de traverse

Le 04/10/13 à Osamcik
Jour 49 - Etape 47 - 93 km

 L'endormicement d'hier soir n'a pas été tranquille en effet les chiens des voisins n'ont pas arrêté de hurler dès que nous nous sommes mis dans la tente. Cela m'a stressé car je ne voulais pas avoir d'ennui avec le voisinage, bon au bout d'un moment, je me suis endormi.
Ensuite à 5h, c'est le chant du muezzin pour le première appel à la prière puis les coqs et les pigeons qui trainaient autour du hangar.
Dans la tente, je n'ai pas eu froid par contre des que nous sommes sortis pour le petit dej, cela a été une autre affaire, il faisait 6° et pourtant le ciel était voilé.

Cependant, peu à peu du bleu arrivait et nous avons profité d'un rayon de soleil pour décoller par contre une fois en selle pas question d'enlever son coupe vent même avec l'effort que nous fournissons. Une petite paire de gant ne m'aurait pas fait de mal.

Nous avons pris de petites routes où nous avons le plus souvent croisés des tracteurs qui recoltaient le maïs ou des bergers qui menaient leur troupeau au loin. Le paysage semble sec comme dans une fin d'été. Dans les villages, de petites fermes contiennent des vaches couleur pie. Lorsque nous traversons ces villages, le plus souvent les hommes sont entrain de boire un thé en terrasse, ils portent le beret et la moustache, on se croirait en france. Ils n'ont pas le facies arabe mais plutôt européen avec un visage buriné par le soleil.
Nous sommes aussi surpris par le nombre de choucas sorte de petite corneille, il y en a parfois des rassemblements de plusieurs centaines qui s'envolent en croissassant faisant penser à des bruits d'apocalypse.

Au bord des champs, des systèmes d'irrigation suspendus en béton, permettent d'amener l'eau jusqu'au champs de maïs.
Nous profitons d'une petite haie de pin haute de 1m pour nous réchauffer et être coupés du vent du nord.
Nous rentrons dans la ville de Kirklareli au milieu des nouveaux immeubles de luxe haut standing, ils en poussent partout, on se croirait à Nantes, la ville a l'air d'être en pleine expansion.

Au centre ville, nous dejeunons d'un kebab, ça tombe bien il semble que ce soit la spécialité du pays.
Notre arrivée, nous a fait passer par une grosse nationale  que nous devions continuer à suivre, mais nous décidons que nous prendrons plutôt les petites voies quitte à se rallonger. Par contre c'est plus plaisant et nous pouvons être à 2 de front.

Arrives au petit village de Osamcik, nous tombons sur un apiculteur et lui achetons 2 pots de miel, nous lui demandons où dormir, il nous dit que dans la forêt il n'y a pas de souci. C'est ce que nous ferons en faisant attention à ne pas être suivis par quelques gamins sur leurs scooters qui nous guettaient.
La tente est posée derrière un gros buisson épineux qui est sensé nous cacher, au loin des tirs d'artillerie résonnent en effet nous sommes passés devant plusieurs camps d'entraînement de l'armée.

dimanche 20 octobre 2013

Premiers pas en Turquie

Le 02/10/13 à Lalapasa
Jour 48 - Etape 46 - 82 km

Nous dormons sous la tente en plein milieu d'une forêt aux couleurs d'automne sur une terre rouge et mouelleuse. Quelques gouttes résonnent de temps à autres mais au moment du levé, ce n'est qu'un ciel gris et du froid qui nous attend. Nous petit dejeunons de brioche que nous avons trouvé dans un buibui hier, ce n'est pas de la brioche vendéenne mais elle fera très bien l'affaire avec du miel.
Puis nous partons, même revêtu d'un coupe vent, il ne fait pas chaud entre 8° et 10°, le vent vennat du nord, nous pousse mais aussi nous glace jusqu'aux os.

Nous nous arrêtons à Topolograde pour que Stephen écrive quelques courriers avant notre départ de Bulgarie et moi je fais quelques courses pour diminuer notre nombre de Lev. İl est toujours marrant d'essayer de se faire comprendre quand notre interlocuteur ne parle pas anglais.
Ensuite direction la Turquie, le paysage est toujours celui de collines couvertes de champs labourés, ces mêmes champs comme me le fait remarquer Stephen ne sont pas clôturés, ni entourés de haies, ce qui donne une impression de grandeur. Au loin toujours visibles les montagnes de la veille, nous obliquons vers le sud pour nos 20 derniers km qui semblent interminables, pourtant le vent dans notre dos. nous fait filer. Nous retrouvons nos gros camions de fret.

Ça y est, nous savons que nous touchons au but, une impressionnante file de camions, nous prévient de notre arrivée aux abords de la frontière, ils sont en attente de transit. C'est à notre tour de doubler ces camions russes, polonais, slovaques, iraniens, roumains, turques et bulgares. Nous passons sans encombre la frontière, pas un douanier pour fouiller nos sacoches, ils préfèrent les grosses berlines allemandes et ont toujours un sourire quand nous leurs indiquons notre destination.

Il fait toujours aussi froid, ciel gris et paysage identique, seules différences nous roulons sur la bande d'arrêt d'urgence d'une 2x2 voie et pas de villages en vue.

Quand nous en voyons un, nous apercevons notre premier minaret, petite tour blanche au même emplacement central qu'une église. Puis vient le panneau Istanbul à 261km.

Nous nous arrêtons à Lalapasa, gros bled sur notre carte mais pas très grand, pour y faire du change et là cela devient compliquer. La seule banque du village change les dollars et les euros mais pas les Lev (cela doit se faire en Bulgarie), ils se mettent quand même en 4 et trouverons une solution avec une employée qui va régulièrement en Bulgarie.

Alors qu'en Bulgarie, nous avons galéré pour trouver un cyber accès, ici en moins de 5min, 2 hommes nous conduisent à la sortie du village et voilà, une dizaine d'ordi, on aurait eu du mal à trouver par nous même. Nous pourrons regarder nos mails, le gérant nous offrira le thé et l'heure de connexion. Nos premières sensations en Turquie sont très positives, les gens sont prévenants et gentils. Par contre pour dormir nous n'arrivons pas nous faire comprendre, sur notre envie de squatter un lieu couvert mais un homme finit par nous indiquer un terrain à l'abri d'un grand hangar où nous posons la tente.

samedi 19 octobre 2013

Dernier jour en Europe

Le 01/10/13 à Sevtlina
Jour 47 - Etape 45 - 104 km


 Il a plu toute la nuit vraiment beaucoup, heureusement que nous étions à l'intérieur et nous voyons ce matin aux infos locales (il y a le satellite dans le lieu où nous sommes) que la ville où nous étions la veille, était inondé. De notre côté rien à craindre car nous sommes situés plus haut que le col où passent les voitures. Ce matin, on dejeune tranquillement, on finit les restes du plat d'haricots blancs d'hier soir. Du coup, on ne se presse pas et on part à 11h. Mais cela ne pose pas de souci car il ne pleut pas même si le ciel est couvert et de deux, nous commençons par de la descente. 

Et quelle descente, nous établissons un nouveau record dixit le gps, 40km en 1h34, nous n'avons pratiquement pas monté et nous avons un fort vent dans le dos (je crois le plus fort que nous ayons eu). Et puis le ciel se dégage peu à peu et nous pouvons enfin admirer les montages recouvertes de sapins.

À Gurkovo, la route 55 (celle que nous suivons depuis hier) est moins chargée en camions et longe des lacs. Le ciel est gris bleu et quand nous nous retournons, nous voyons les montagnes dont nous sommes descendus.
Avec ce rythme effréné, d'ailleurs nous nous disons que tous les éléments sont avec nous aujourd'hui, arrive quand même une zone de route pavée et une montée pour nous freiner, nous voilà à Nova Zagora où nous ferons quelques courses, mangeons et profiterons du soleil.

La suite est toute aussi rapide par contre nous changeons de paysages, des collines jalonnent une plaine recouverte de prairies d'herbe jaune et de champs juste labourés. Au loin, nous voyons des centrales fumées, nous passerons juste à côté.

Le ciel s'est à nouveau couvert et le temps s'est rafraichi et le vent souffle vigoureusement. Nous faisons une pause sur la dernière colline nous permettant d'admirer notre trajet depuis les montagnes lorsque nous croisons un cowboy sur son cheval qui vient voir ce que nous faisons sur ces terres désertées par l'homme. Il rit de voir Stephen en short par cette température, il ressemble à un cavalier mongole avec son visage buriné.

En fin de journée, nous voyons cette même plaine s'embrassée avec le coucher du soleil, il est temps de nous trouver un endroit pour dormir, nous choisissons de poser la tente dans la foret pour notre dernière nuit en Europe.

vendredi 18 octobre 2013

Montagnes bulgares

Le 30/09/13 à Goranovtsi
Jour 46 - Etape 44 - 99 km

Réveil au chaud dans la maisonnet du cimetière alors que dehors il pleut encore, la pièce comprend 2 bancs et une table en bois situés devant une fenêtre sur laquelle est posée sur le rebord, des bouteilles vides de chardonnay. Cela doit être pour fêter les disparus, en tout cas nous, on n'a pas été embêté par les voisins.

Nous profitons d'une accalmie pour partir mais c'est de courte durée et il me faut enfiler rapidement tout mon attirail de cosmonautes contre la pluie. Direction Veliko Tarnovo à 50km, le début est facile malgré la pluie. Parfois on roule mieux sous la pluie, peut-être une histoire de frottement ou d'envie de se réchauffer. Stephen qui a changé sa chaîne hier, a un problème, nous nous arrêtons 2 fois pour bricoler, le nouveau maillon coulisse mal, quelques torsions et c'est reparti. Et là débute les ascencions et le tout dans la brume, ce qui nous empêche de voir le spectacle. Associé à cela, la buée sur les lunettes, nous ne serons jamais quel goût ont les montagnes bulgares mis à part comme le yaourt frais et cotonneux. Nous arrivons à Veliko Tarnovo où nous dejeunons au chaud puis nous cherchons un cyber café que nous ne trouvons pas. Sachant que la ville est en hauteur et que dans notre recherche nous en avons descendu la moitié, du coup nous nous lançons à l'assaut de notre difficulté du jour, le col de la République à 700m. Nous avançons toujours sous la pluie, les montagnes sont entourées de brume, dommage les couleurs d'automne auraient été magnifiques.

Cela grimpe régulièrement, pas de grosses montée pour l'instant, le seul vent qui nous porte, est celui des camions qui nous klaxonnent et nous doublent. Le jour décroît vite dans les montagnes et c'est encore plus le cas quand il pleut. Nous avons décidé de dormir au chaud et de prendre une douche, du coup nous nous arrêtons dans un petit village pour demander où trouver une pension, le col se sera pour demain. Nous croisons un autochtone sur un drôle d'engin, genre camion sans carcasse et à moitié jeep. Ne parlant pas anglais, il hele une dame qui travaille dans une scierie. À 4, nous arrivons à nous expliquer sur notre besoin mais pour y répondre, il nous faut redescendre par le chemin que nous venons de faire. Rediscution puis les gens appellent le bar snack du col, labas il y aurait une solution pour nous. Pour cela nous devons demander Helena et un gars nous attendra. On se croirait dans un james bond.

Du coup, nous repartons pour les 200 derniers mètres d'altitude sur 7km d'ascencion dans une lumière faiblarde, pour pourrait presque dire la nuit. Nous poussons pour arriver au 700m du col où nous trouvons la dite Helena et son comparse. Mais pour arriver à notre refuge, il nous faut encore suivre le gars sur un chemin en pierre dans la nuit, éclairés à la frontale, sur 1,7km précise. Nous ne savons pas où nous allons, nous ne voyons rien, notre guide sent fortement l'alcool et ne parle pas un mot d'anglais. L'aventure!

Enfin de compte, il nous amène à ce qui doit être une auberge en cours de réparations, nous supposons qu'il se fait un peu d'argent comme cela car il est l'homme à tout faire. Par contre il nous parle mais on ne comprend rien, il est un éméché et je repense au film shinning en effet nous sommes perdus dans les bois, pas âme qui vive à 2km à la ronde et il pleut à torrent depuis que nous sommes arrivés. Mais la soirée se déroule bien, nous regardons un peu de folklore bulgare à la tv puis allons nous coucher dans des lits superposés au son de la tempête dehors.

jeudi 17 octobre 2013

J'ai voulu voir Vukovar

Dormir au chaud

Mon matelas Therm-a-rest acheté chèrement (109€) juste avant le départ a duré 40 nuits avant de fuir d'une avarie introuvable.
Choıx d'une grande marque chez un revendeur de renom (Au vıeux campeur), pour rien !
Les notions de garantie marchent peut-etre quand on est confortablement chez soı a coté de chez son revendeur mais pas dans l'usage pour lequel ces produits sont destinés.
Arrivés a Istanbul, en quete d'un revendeur Therm-a-rest, il en est pleın, meme le dıstrıbuteur offıcıel de la marque en Turquıe. Je contacte le vıeux campeur par mail pour leur expliquer la situation, pour qu'ils puissent s'arranger entre eux, que je parte avec un nouveau matelas sans attendre des semaines bloqué ici, profıter enfın d'un bıenfaıt de la mondıalısatıon, quoi !
Ils me répondent 3 jours plus tard d'un mail automatique contacter le servıce client au 0153...... Bande de nazes ! Je ne sais pas où ıls ont pu gagner cette image positive avec une qualıté de service pareille.
Chez les revendeurs offıcıels en Turquie, un peu mıeux aidant, malgré aucune langue commune, mais au final il aurait fallu que j'ai une adresse permanente en Turquie, la Françaıse ne suffisait pas...
Resultat je doıs racheter un vıeux matelas mousse car échaudé par ces autogonflants garantis, mais pas vraıment.
Au moins chez Decath, ça pète régulıèrement, mais ils remplacent sans chichitter partout en Europe, sans tıcket de caisse.
Ca fait plusieurs nuits que je me caille et ai mal aux hanches, au dos sur ce matelas trop fin, la nuit dernière on a dormi dans la steppe en faisant un gros matelas de paille.
Rien ne vaut ça.
Et on le laisse en partant, c'est bio, pas besoin de le porter.
On est juste pas surs d'en retrouver un tous les soirs...

Merinos

Je n'ai pas encore prıs le temps de parler de mon équıpement vestımentaıre. Après un ou 2 voyages d'essai, il s'étaıt avéré évıdent que des vetements dıts "techniques" s'ımposaient.
J'aı choisi la laıne Mérınos après moults conseıls quı en vantaıent toutes les qualıtés : chaud (meme humide), comme frais au besoın. respirant. Confortable. Seche vıte. Et surtout : ne sent pas (propriété antıbactérıennes).
Tout est vrai, je ne sauraıs rıen démentır.
Je suıs partı avec 3 T-shırts, achetés chez 3 fabricants dıfférents (Decathlon, IceBreaker et Woolpower chez Merıno sport). Le decat' est le moıns confortable, maıs c'est aussı, et de loin, le moıns cher. Le Woolpower acomme avantage le 20% de polyamıde qui le rend bıen plus séchant que les 2 autres 100% laıne.
Pour les T-Shırts ça ne me choquaıt pas de prendre de la laıne, par contre quand j'aı vu sur le catalogue de Merıno Sport qu'ıls faısaıent tout jusqu'aux chaussettes et caleçon en laıne, j'aı franchi le pas et je ne regrette rien.
J'avaıs aussi un caleçon en coton et des soı-dısant chaussettes technıques Decathlon pour le vélo, ces dernières tıennent peut-etre la petıte sortıe du dımanche maıs pas la durée. Par contre rıen a redıre pour les Merinos que je recommande a quiconque se lance dans un périple ou l'hygıène demeure aléatoıre et qu'on apprécıe ce peu de confort.

Desert.i.o.n.

Avant le départ déjà la perspectıve de passer 2 mois à pousser mon vélo dans le sable pour voır des ruınes de cıvılısatıons que m'offrıraıt plus surement n'ımporte quelle revue du Natıonal Geographıc ne m'attirait guère.
Après l'avoir essayé à petıte échelle en Turquıe sur des platıtudes de poussıère infinie, l'idée avait quıtté mon esprıt.
Et si en plus doıt se meler à tout ça une attente indétermınée de formalıtés administrativesavec l'espoir de ne pas prendre une balle perdue entre 2 ambassades pour pouvoir jouer les Lıvıngstone de pacotille, là me prend franchement l'envie de déserter.
Pour l'instant nous continuons vers la Cappadoce, puıs le Sud de la Turquie.
Rendus a Adana sera le moment d'aviser...