lundi 9 septembre 2013

Le warmshower, une première

Le 31/08/13 à Schaffhausen
Jour 16 - Etape 15 - 94 km



Réveil entre les sapins vers 7h, plus nous allons vers l'est et plus le soleil se lève tôt malgré la baisse de la durée du jour. Ce matin nous avons le loisir de déjeuner sur un table mais de désagrément d'être embêté par des guepes. Il y en a de plus en plus depuis que nous avons dépassé l'alsace. 



Nous prenons la route vers Schaffhausen mais n'ayant toujours pas de carte, nous ne savons pas à quelle distance nous sommes. Mais les suisses sont ingénieux et illustrent leurs panneaux d'une carte, notre destination est donc à 60km.

 Nous avons la chance d'avoir le vent dans le dos donc nous progressons bien. Comme nous n'avons pas échangé de franc suisse, nous faisons une escapade en allemagne où nous faisons des courses, mangeons une saucisse traditionnelle et un gros gâteau plein de crème.

 Ensuite retour vers la suisse où nous déjeunons sur un banc de notre premier pain allemand, très bon et nous repartons rapidement pour ne pas arriver trop tard chez nos hôtes, nous sommes un peu tendu car c'est notre premier warmshower.

Nous suivons toujours les eaux turquoises du Rhin et les ascensions débutent, nous sommes montés à 450m. Nous passons à côté des chutes du rhin et nous prolongeons vers Schaffhausen où après avoir encore grimpé et demandé notre adresse, nous retrouvons Selma et Antti, Ricardo, un allemand et une russe sont aussi de la partie, une vrai auberge espagnol. Nous préparons le repas tous ensemble et ensuite avec Antti nous allons fouiller l'arrière de 2 camions de supermarché contenant des denrées périmées. Nous ramenons du pain frais et des fruits et légumes. Anti l'activiste est content de ses prises, moi je suis stupéfait du volume d'aliment jeté.
 

dimanche 8 septembre 2013

C'est de la Bâle


Le 30/08/13 à l'Est de Bâle
Jour 15 - Etape 14 - 78 km


Levé ce matin avec un splendide soleil sur les montages du jura. C'est aujourd'hui que nous passons, normalement, la frontière. Nous prenons donc rapidement la route vers Bâle.


 Une fois arriv à Huningue, nous passons à la pharmacie pour compléter nos médicaments et cela à pris un certain temps vu le monde qu'il y avait. Stephen se charge de cela pendant que je passe certains coups de fil, puis direction la poste et un dernier passage au supermarché pour l'achat des derniers produits français et enfin nous nous dirigeons vers la douane suisse que nous passons sans encombre mais avec un petit pincement au coeur. 

Ensuite ce n'est qu'excitation, les panneaux routiers, les pubs dans un langue différente, les tramways, un rien nous émerveille.
Bon, par contre, nous n'avons pas de carte de la zone suisse, au moment de l'achat elle n'était pas dans le lot. Et puis vu que nous ne restons que 2j sur le territoire helvétique, nous nous sommes dit que nous allions nous débrouiller et c'est là que les ennuis commencent.

Nous n'arrivons pas à nous débrouiller malgré le gps (il faut dire que je n'ai téléchargé que la carte de france), du coup arrêt dans un parc pour déjeuner. Nous nous faisons une salade, en plein milieu du parc en face de la gare centrale, pendant que d'autres dorment, bronzent ou se prelassent au soleil. Un passant nous souhaite un bon appétit en allemand et voyant que nous ne comprenons pas, nous le dit en français ce qui nous permet ensuite d'échanger sur le voyage, il a vécu au Cap à travailler dans l'hôtellerie et gentiment nous indique le chemin.

Par contre, nous ne devons pas être doués car nous nous retrouvons sur la rive du Rhin à traverser une zone portuaire où le chemin sur berge est très étroit, au moindre faux mouvement c'est la chute dans le Rhin.

Nous nous inquiétons, consultons le gps, nous allons dans la bonne direction mais pas sur l'eurovelo 6. Nous nous arrêtons chez un velosiste, un peu d'anglais et il s'avère que la voie n'est pas très loin.
Sur la route, nous sommes surpris la suisse est remplie de belles voitures en moins de 30min: une lamborgini, une ferrari et je ne compte même pas les porsches.

Enfin nous retrouvons ev6 et c'est parti. Une pause lavage, une baignade fraîche dans le rhin. Sur le bord d'une route, nous achetons du jus de pommes à une dame qui ne parle pas un mot de français, jus de pommes qui n'est pas comme le notre, on dirait qu'il est fait à base de pommes pas mûres.

Nous trouvons un endroit pour dormir dans une forêt sur une petite aire de picnic, avec un barbecue magnifique. Nous profitons de nos légumes pour nous faire une bonne ratatouille. Ce soir les étoiles brillent au travers des grands pins.

samedi 7 septembre 2013

De la sauccisse de Montbelliard


Le 29/08/13 à l'Est de Mulhouse
Jour 14 - Etape 13 - 97 km

Ce matin nous avons été réveillés par les belements du troupeau de brebis qui elles étaient déjà réveillés et se baladaient dans une brume épaisse. Nous continuons le long du canal mais cette fois nous avons le vent de face et nous arrivons à Montbelliard vers 12h. 
Le temps de demander notre itinéraire à l'office du tourisme, nous accédons à un point internet qui nous permet de valider notre prochain warmshower.

À partir de maintenant, nous arrivons en alsace avec ces maisons particulières, les cigognes et les cyclo qui nous croissent en disant "halo". Au loin nous voyons les vosges se dressaient.

À midi, arrêt au simplymarket (à la recherche de saucisse de montbelliard) de Danemarie ou nous faisons notre pause déjeuner au bord d'une ecluse. Nous avons retrouvé le beau temps et cela.se voit, nous n'avons jamais vu autant de cyclo sur les berges des cours d'eau que nous avons longés. Sur le trajet nous profitons de la vente de quelques légumes (tomates, courgette, concombre) par un eclusier.

Ensuite nous filons vers mulhouse où nous rencontrons un cyclorandonneur très sympa qui nous indiquera un super lieu pour notre arrêt du soir et nous emmènera manger une bonne glace en terrasse.
Nous laissons Mulhouse derrière nous, pour aller à ce fameux lieu qui n'est autre qu'un observatoire à oiseaux. De lahaut, nous avons vu imprenable sur les montagnes du jura et sur le rhin

Alors que nous préparons les lentilles avec les saucisses de Montbelliard, Stephen s'aperçoit qu'il manque une goupille qui retient 2 cotés entre eux, branle-bas de combat pour la retrouver mais rien et aussi pour terminer le repas sans que cela ne se casse la gueule. Nous verrons si avec la lumière du jour, demain, si nous retrouvons quelque chose.

vendredi 6 septembre 2013

Rouler sans Comté

Le 28/08/13 à Saint Maurice le Colombier
Jour 13 - Etape 12 - 89 km


Ce matin nous sommes réveillés par Bruno qui doit aller travailler, c'est étrange cette manie qu'ont les gens d'aller travailler. Mais nous nous levons avec plaisir, pour prendre le petit déjeuner avec lui. Et puis nous en profitons pour faire encore quelques achats toujours des dollars (la banque postale a été prise d'assaut), velosiste pour un cale pied, le thé que nous avons enfin trouvé. Avec tout ça, nous prenons la route vers 13h de Besançon. Notre route se prolonge toujours en 2 contre-fort de montagne dans une vallée où passe le Doubs.
 
Le déjeuner a donc attendu qu .nous ayons fait quelques kilomètres soit à Baumes Les Dames, charmante bourgade remplie d'HLM surgissant des champs de mais. Nous reprenons le chemin avec pour objectif l'achat de comté, Stephen m'ayant parlé des fruitieres, je suis alleché. Pour se faire, nous nous séparons sur 4km afin de multiplier nos chances mais la seule chose que je vais multiplier, ce sont les kilomètres de descentes et de montées car je me trompe de chemin, les indications n'étaient pas clairs et c'est Stephen qui a les cartes.
J'ai pu glaner, quand même quelques informations auprès d'un ex crocmort sur l'endroit où acheter la marchandise à Clerval. À clerval alors que nous arrivions au revendeur, plutôt une énorme usine qu'un petit fabricant comme pour les fromages de chèvres, nous tombons sur une balance et enfin nous savons combien nous pesons avec et sans nos vélos, 160 km pour Stephen et 120/140 kg pour moi, en fait la balance a une granularité de 20kg, et surtout qu'elle est faite pour les poids lourds. Finalement nous arrivons après la fermeture de la vente aux particuliers de l'usine et nous nous rabattons sur le proximarché qui, parait-il à un très bon comté d'altitude (ce qui se confirmera plus tard).

Nous voilà à nouveau sur les bords du Doubs entre fleuve et excuses, nous avons d'ailleurs vu 3 doubles écluses. En fin de journée, nous cherchons un endroit au sec, nous trouvons, en dessous "Du relais de la gare2, un grand garage entre un champs avec un troupeau de brebis, un passage à niveau et une route fortement passante.

Le feu a du mal à prendre, le bois est très humide mais nous arrivons à faire réchauffer le contenu du tupperware que Bruno nous a laissé avec patates saucisses et bien sur un morceau de comté, vu que nous en avons acheté ! kilo. Pour nous le poids ne nous est pas compter.


jeudi 5 septembre 2013

Besançon et les 1000 km

Le 27/08/13 à Besançon
Jour 12 - Etape 11 - 86 km

Le réveil dans la grange poussieureuse se fit au son des gouttes d'eau tombant du toit sur les cailloux de la cour. Nous nous levames rapidement car nous avions rendez vous avec Mme Le pathé, propriétaire des lieux, âgée de 89 ans et vivant seule dans son manoir.


 À notre arrivée, la table était dressée, nos bolds nous attendaient pour la chicoree ou le café, heureusement qu .nous avions pensé à ramener notre thé car Suzanne n'en avait pas. Après 1h à nous raconter sa vie, ses enfants, le fait qu'elle avait abattu dans sa vie, le travail de 2 hommes, nous primes congés direction Besançon. La pluie était à nouveau présente mais cessa rapidement sur le canal Rhin Rhône.
Arrivés à Dole, nous avons poursuivi sur les bords du doubs. Nous avons joué au chat et à la souris avec les gouttes. À notre arrives près de montages, nous avons eu la chance de voir un chamonoix en lisière de foret. Celui-ci n'était pas effarouche et nous avons pu l'observer et enfin en faire quelques images avec la caméra.

En fin de parcours, 2 bonnes surprises, nous avons traversé la ville de Beure et nous avons atteint les 1000km cependant nous avons été vite refroidi par une averse et quand quelques mètres plus loin, nous vimes un panneau nantes 726km. Nous n'avons pas pu faire 270km à faire des ronds dans l'eau.
L'arrivée dans Besançon est grandiose, la ville est surplombée par une forteresse Vauban cependant nous n'avons pas fait l'assencion car la vieille ville se situe près du Doubs. Bruno, notre hôte, nous avait laissé xes clefs, nous avons déposé nos sacoches et fait un tour dans la ville. Au programme achat de dollars, huile essentielle, auelques trucs de vélo et du thé.

Comme repas, Bruno nous a concocté un vrai repas de cyclo: patates, saucisse de Morteau, oignons, lardons, le tout nappé de cancoillote après ça il est difficile de ne pas avoir envie d'aller se coucher.


mercredi 4 septembre 2013

Le long de la soane


Le 26/08/13 à Saint Symphorien sur Soane
Jour 11 - Etape 10 - 97 km

Après 2 j dans une superbe maison, accueillis comme des princes, avec tous les services compris : douche, atelier vélo, machine à laver, internet, boeuf bourguignon, nous repartons de bon matin, 11h30! 
Et oui le départ ça se prépare, bol de thé avec Benoît qui part travailler, internet mise à jour du blog, petit dej avec Anne Sophie et Stephen, rangement des sacoches et prises de photos.

 Nous abandonnons d'ailleurs quelques affaires déjà superflues. Donc nous voilà en selle, nous faisons à peine 2 km et problème technique, ma chaîne tombe? J'avais du mal verrouiller l'attache rapide. Je retrouve le tout, l'ajuste comme il faut et nous voilà repartis vers Chalons sur Soane.

À chalons, nous restons atteindre 10 min devant une station essence mais aucun véhicule, mis à part biensur, tout ceux au gazole. Nous abdiquons, nous en trouverons surement plus loin.
 Même cas de figure pour le pain, il est midi et lundi et nous nous disons, en bon citadins que tous les boulangeries doivent être ouvertes mais nous avons du faire 30 km pour en trouver une et ce sera à Verdun sur le doubs ou nous faisons notre pause déjeuner dans un abri bus. La pluie cessera, peu de temps après. À la boulangerie nous avons acheté un verdunoix après 30km sous la pluie on y a droit! Mais c'est moins bon qu'un beurrin. 

Pas de sieste, pas d'herbe pour s'allonger et vu l'heure, 16h, nous voulons avancer. Une dernière pause à Attac pour l'essence du rechaud que l'on nous donne (les gens sont toujours étonnés de voir des cyclo à une pompe), et quelques denrées dont des biscuits. 

Ensuite nous suivons la Soane, récupérons de l'eau et cherchons un endroit où dormir au sec. Nous arrivons finalement au canal Rhin Rhône près d'un grand moulin mais le lieu est très bruyant. Nous prolongeons et voyons le moulin amont, une énorme bâtisse qui a l'air abandonnée. Avant de nous installer dans une des dépendances et par acquis de conscience, nous sonnons et une petit grand mère sourde, nous autorise à dormir dans la grange, à côté de la caravane et nous propose le café pour le lendemain. Nous acceptons sans hésitation, rendez vous 8h, cela nous lèvera.

Nous décidons de cuisiner un petit salé au lentilles sans salé avec lentilles, carottes, oignons et cumin, le tout fournis par Anne So. Le repas fut délicieux. La petite grand mère ferme ces volets, nous entrevoit sur son banc, s'étonne, nous demande ce que nous mangeons car cela sent bon, "une boite de conserve surement?". Nous tapons la discute malgré la faim qui nous tiraille et sa surdité qui nous fait parler fort et répéter.
Elle est seule dans sa grande maison avec ces dépendances, nous estimons son âge à 85-90 ans et elle n'a pas peur. Stephen va se coucher, moi je reste sur le banc à manger une nonette comme dessert.
J'ai oublié de parler de toutes ces limasse ocres et ogres, qui dévorent par paquets, les restes de leurs congénères mortes sur la route. Stephen commencé à en être écoeuré. Espérons que nous n'en ferons pas des cauchemars.

mardi 3 septembre 2013

Propriété ?

Puisqu'on vous dit que c'est le cours naturel des choses que l'impropriété et que la terre "appartient" à celui qui en a l'usage.
Arbres délétères de tous pays, rebellez-vous !


Deutsches builders

Ce dimanche, le second du séjour, alors que nous installions notre bivouac sur les rondeurs verdoyantes de notre première nuit en Allemagne, un regard vers l'ouest nous faisait contempler les rosés pastels de cette fin de journée. Fin de journée toujours plus précoce à mesure que l'on s'enfonce vers l'est profond, vers le levant.
Nous profitions des dernières lueurs du jour pour immortaliser en un cliché cette succession d'horizons arrondis pâlissant vers le lointain.

Et ce matin m'en allant verser  mes premières gouttes vers ce Danube bientôt proche, je les apercus.
UN CHOC !
Hier au soir encore elles n'étaient pas là !
Ils avaient bâti dans la nuit des collosses rocailleux aux angles aigüs et sommets blancs qui nous barraient la route d'un éventuel retour.
Ces Allemands sont décidément de grands bâtisseurs !

Inurésie

Aujourd'hui, nous sommes arrivés au Rhin.
Et puisqu'on en est là, parlons d'urine...
Juste avant ce magnifique panorama (à droite sur la photo, ca coule vers le Rhin, à gauche, vers le Doubs),
nos gouttes de pipi coulaient tranquillement vers la mediterranée, se mêlant à des milliards d'autres gouttes de pipi pour former le fleuve Rhône. Ces gouttes de pipi que nous avons longé s'appelaient Saône, Doubs ou plein d'autres petites rivières telles que l'Arroux dont je vous ai déjà expliqué qu'elle coulait et ne tournait pas.
A partir de maintenant nos gouttes de pipi vont filer vers la mer du Nord. (nota : à l'heure ou j'ai trouvé une connexion pour le recopier, nous urinons vers la Mer Noire)
Et dans moins de 2 jours si nous ne déplorons pas d'avarie, ces mêmes gouttes suivront le Danube (du bord duquel j'écris ces notes) pour arroser la mer Noire.
Juste avant la Bourgogne, il y a moins de 5 jours (plutôt 12 maintenant) elles filaient vers l'ouest, à rebours de notre voyage, en route vers l'Atlantique.
Ainsi vont les gouttes aux quatre points de la rose.
m

Une rivière idéale pour se faire pigeonner...

Contrairement aux nôtres, qui tournent toujours, ici, l'Arroux coule.
En jalonnant des bleds aux noms sensuels : Volesvres, Ecuisses.
Elle serpente en Bourgogne, nous ne la suivons que trop peu.
Un soir de torpeur, nous avons dormi non loin d'elle, après une singulière image alors que nous demandions de l'eau à 2 hommes dans un vieux corps de ferme décati. L'un long et sec, arc-bouté sur le pot de nesquik sans âge qui n'arrivait pas à calmer ce malinois qui creusait sans fin un périmètre délimité par la longueur de sa chaîne. Les tressauts du fauve dans la poussière faisaient se tisser des faisceaux de lumière dans le contre-jour que rythmait l'ombre d'une ligne de peupliers. Le benêt avait de la peine à laisser sortir un mot de sa carcasse délabrée et soumise à l'autre.
L'autre plus trapu et bien en chair, qui se levait de sa chaise poour nous soulager de nos bouteilles vides par-dessus le portail.
La présence à cette heure tardive de 2 hommes fortement bâtis, dégoulinant de sueur avait allumé quelque ardeur nouvelle.
L'autre aux préférences largement affirmées par un clin d'oeil sans équivoque en nous tendant les bouteilles, qu'on pouvait sans peine deviner un peu décu de nous laisser repartir si vite, sans avoir même franchi, le seuil de ce logis de vacances déjà surchargé de chaleur et de testostérone.