mercredi 19 juin 2013

Beau comme un vélo

Et voilà, l'une des pièces les plus importantes de notre voyage, nos fidèles destriers sont arrivés et montés.

Nous avons choisi des cadres (60cm et 62cm) en acier de la marque Surly, le fameux Long Haul Trucker, connu et reconnu pour sa solidité et longévité, et puis ils sont moins chères que des cadres sur mesure.






Ensuite, question dimension de roue nous avons choisi du 26 pouces.
Se rajoute à tout ça :
  • un cintre papillon, histoire de ne pas avoir trop mal aux mains.
  • un porte bagage avant surly (préféré à tubus car il propose une plateforme),
  • un porte bagage arrière tubus

Voici la liste complète des caractéristiques de mon vélo :


Une caisse en plastique placée sur la plateforme avant, permet une bonne accessibilité, quand il faut mettre les courses ou enlever sa veste de pluie, par contre un petit filet protecteur nous évitera de perdre de la vaisselle en route.

Et comme, nous allons passer une bonne partie de la journée sur nos vélos pendant 11 mois, il nous fallait de supers selles. J'ai donc opté pour une selle Proust qui protège efficacement du fameux traumatisme du cycliste "jesensplusmabite". Au début, le principe de la selle est déstabilisant mais dès qu'on l'a compris le mouvement, ça roule. Stephen lui a choisi une selle cuir chinoise.



De mon coté, c'est Trajecoire Cycle, vélociste de Nantes, qui m'a fait un super montage, et dès le début aucun souci, la bète répond au doigt et à l'oeil, même chargée comme une bourrique. Quant à Stephen, il a eu plus de mal à dompter l'animal et quelques ajustements ont été nécessaires.

Elles ont fiers allures, nos belles monture.

jeudi 6 juin 2013

La bonne nouvelle du soir !!

Nombreux sont ceux et celles, qui, à l'évocation du Moyen Orient et d'un éventuel passage dans cette zone si belle, nous mette en garde contre les dangers de la guerre. Et comme nous n'avons pas envie de nous faire tirer dessus, même perchés sur nos vélo, nous avons décidé de trouver un itinéraire de délestage.

Après moultes recherches infructueuses, nous avons enfin dénicher la compagnie qui nous fera traverser la Méditerrané, dans le cas où nous nous ferions repousser à la frontière Turquo-Syrienne.



Iskenderun -> Port Said avec la compagnie Sisa, 2 départs par semaine, 24h de trajet et 1300 km en moins sur l'itinéraire prévu.

Bon, espérons que la scoumoune tourne car notre itinéraire semble absolument vouloir nous faire passer par des pays en guerre.

Mais peut-être parce que la moitié des pays du monde est en guerre.

Histoire d'O

Notre itinéraire va nous faire suivre de grands fleuves (Danube, Nil) et lacs, nous ne manquerons donc pas d'eau, encore faut-il pouvoir la boire, je ne me risquerai déjà pas, à boire celle de la Loire.

L'idée est donc de la filtrer. Le filtre Katadyn Pocket fait cela parfaitement, enfin quand nous l'aurons testé. (eh oui, un test grandeur nature est prévu avec notre eau de Loire). Nous pourrons en parallèle utiliser des micro purs, toujours en avoir en réserve.



Sinon nous stockerons tout cela dans des MSR Dromlite 2L, une poche renforcée de 2 L chacune, déposée au fond des sacoches, adjointes de 2 bouteilles de 1,5 L transportées dans les fameux portes bidons BBB ou le XLC.


porte Bidon Fuel Tank XL

Ce qui nous fait 10L pour 2, ce qui d'après nos renseignement est suffisant si on utilise le filtre. Bien sur à certaines périodes ou dans certains lieux il nous faudra surement en emporter plus.

J'oubliai un thermos afin de conserver l'eau chaude pour le petit déjeuner ou le gouter.
porte bidon King-Kong BC-A07



dimanche 2 juin 2013

Des news 2

Bon, pour répondre à ceux et celles qui s'inquiétent de ne plus voir de news sur le blog depuis 2 mois, je me suis dit que nous allions vous donner des nouvelles de la préparation de notre voyage.

Ces 2 mois de silence m'ont permis de partir en vacances en Tunisie, en Espagne pour un voyage de préparation et de finaliser les différentes AG des associations où j'ai des responsabilités.

A tout ça, c'est ajouté l'envie de ma freebox de ne plus fonctionner.

Mais voila, il nous reste un peu plus de 2 mois avant notre date de départ, le 16 août et il va nous falloir passer la seconde. Donc, dans l'ordre ou le désordre, vous aurez le droit à :
  • un résumé du cyclo-voyage Gijon/Nantes
  • un descriptif de nos vélos et les sensations associées
  • notre gestion de l'eau
  • notre choix d'itinéraire
  • photos/vidéo
  • les démarches administratives
  • location de l'appartement
  • etc..



mercredi 20 mars 2013

Et après tout ça, une bonne nuit de sommeil

On n'arrêtera pas de vous le dire : "Mais le plus important lors d'un voyage en vélo, c'est de manger chaud et dormir chaud."

En ce qui concerne le couchage, commençons par le matelas, équipement indispensable (rappel d'une nuit péruvienne glacée à 3800m), j'ai choisi de prendre un autogonflant de la marque le Thermarest Prolite Plus L.



Au niveau du sac de couchage, j'ai hésité longtemps et j'ai choisi un duvet peu lourd et encombrant avec une bonne efficacité calorifique. En effet l'image de l'Afrique veut qu'il fasse toujours chaud. Mais notre périple passe par les hauts plateaux du Kenya et nous allons suivre la saison d'automne durant nos 11 mois. Quelques renseignements glanés lors du festival auprès de cyclo voyageurs confirment des gelés au Boswana. J'ai donc tenu compte de leurs expériences et choisi le Millet XP 80. Auquel se rajoutera un éventuel sac de soie ou coton, s'il commence à neiger et pour toutes les nuits où il fera super chaud.

TEMPERATURES
Température de confort: 4
Température limite de confort: -1
Tempétrature extrême: -17

MATIERES
Fill : 400 g goose down 90/10
Outer cover : 100% polyamide 30D
Inner lining : 100% polyamide 30D

Taille et poids

210 cm
0,805kg


L'oreiller gonflage ne me satisfait pas, j'ai choisi le truc de fourrer ma polaire dans la housse de mon sac de couchage.

Pour finir, et avoir des nuits calmes sans attaque de moustique, une moustiquaire est obligatoire. La Louisiane robuste se suspend au plafond, bon si on n'a pas de crochet, on peut toujours scotcher une cordelette. J'espère juste que l'on pourra rentrer tous les deux dans ce minuscule bout de tissu sans laisser dépasser nos pieds à l'extérieur.





Avec un casque ?

A priori, les plus gros pépins que l'on peut avoir dans les pays que nous allons traverser, seront les accidents de la route. La loi du plus fort s'applique et les camions, bus, voitures et mêmes les charrettes ont priorité absolu. Et il est souvent recommandé de se jeter sur le bas-coté de la route si l'on veut garder la vie sauve. Du coup, cela ne change pas grand chose, à la dure loi quotidienne de la jungle urbaine Nantaise.

Point faible : quand il pleut, la sueur accumulée dans les mousses, les jours d'effort, te brule les yeux en dégoulinant sur ton visage. Déjà que quand il pleut avec des lunettes s'est chiant...

Point fort: il fait office de protection contre le soleil et normalement on devrait en avoir.

J'ai donc opté pour conserver le port de mon casque lors de notre voyage en espérant qu'il ne me serve pas, il pourra toujours faire office de corbeille à fruits et légumes.

mardi 19 février 2013

Et pour maison, nos sacoches

Je ne choquerai personne en disant que 2 grandes marques s'affrontent dans le domaine des sacoches : Vaud et Ortlieb.
De mon coté j'ai opté pour Ortlieb :


Ortlieb Rack-Pack Medium, un sac fourre tout de 31litres où généralement je mets la tente et le matelas.
Ortlieb Ultimate 5 Classic Large associée à un porte carte hermétique
2  Ortlieb Front-Roller Plus Greenpeace-Line, et 2  Ortlieb Back-Roller Plus Greenpeace-Line soit avants 2*12,5 L et arrières 2*20 L



1 ou 2 portes-bidons pouvant accueillir des bouteilles en plastique d'1,5 L.

 Je n'ai pas encore décidé si je prendrai une sacoche de selle, car du coup cela fait un élément de plus à ne pas laisser sur le vélo sans surveillance.



mercredi 23 janvier 2013

Le festival du voyage à vélo

Venir au festival du voyage à vélo c'est déjà faire un premier pas vers le départ. Organisé chaque année par la CCI (cyclo camping international), c'est une mine d'information aussi bien techniques qu'organisationnelles.

Des modules permettent de voir des films ou des diaporamas, de discuter avec les cyclo-campeurs. Des débats et points de rencontres sont positionnés tout le week-end. Bon parfois, 10h le dimanche après le fête du samedi soir, c'est un peu dur.

J'ai pu y glaner des informations précieuses sur le soudan (itinéraire, climat, faisabilité). Poser des questions, récupérer des astuces.
Les voyages et résumés m'ont permis de voir qu'il y avait plus fou que moi.

Voici les récits des voyageurs qui m'ont le plus marqués :
  • La Laponie en hiver parce qu'à -34° c'est plus agreable.
  • Boston avec un Handibike et une force mentale énorme quand on sait qu'il faut rien que 8 min pour monter sur son vélo.
  • La survie dans la traversée des Saians par des cyclo russes. 
  • Et puis des traversées fantastiques : l'Afrique, la route de la soie. 

Allez voir sur le site du festival, il y a pleins de liens.

Mais je vous mets en garde, si vous commencez à écouter les aventures des autres cyclo-campeurs, vous aurez forcément envie de partir vivre les votres.

mercredi 16 janvier 2013

Des news

Bon ça y est, nous sommes partis, cela fait un mois que nous roulons et que nous n'avons pas trouvé de cybercafé d'où ce silence, qui je l'espère ne vous a pas fait croire que nous avions été kidnappé (chose qui n'arrive jamais en Afrique).

Rien de cela, comme le dit mon compère: "il faut que nous réalisions que nous ne sommes pas encore partis et que nos vies doivent quand même continuer", donc on a profité des fêtes.

Mais nous ne sommes pas, non plus, restés les bras croisés à ne rien faire, nous avons essayé de tenir des réunions de "cadrage" et quelques chantiers sont en cours. Donc à venir et en vrac :
  • le devis et l'achat de nos vélos,
  • le festival du voyage à vélo,
  • le vaccin contre la fièvre jaune,
  • l'achat du filtre et quelques recherches sur des équipements (GSP, caméra),
  • un nouveau voyage "test",
  • les visites à ne pas manquer sur notre parcours,
  • un itinéraire de délestage "au cas où".

Notre fichier de suivi est mis régulièrement à jour pour référencer, entreprendre et terminer les actions qui nous semblent importantes.

Et puis une pensée pour se dire que dans un an, nous aurons fait presque la moitié de notre périple et fêter le nouvel an dans un endroit exotique.

jeudi 20 décembre 2012

Et vous allez jusqu'au bout ?

Déjà jusqu'au bout de quoi ? De l'Afrique ! De notre voyage ! Du but que l'on s'est fixé ! De nous même !

La question est plutôt va-t-on y arriver ?
Réponse mathématique : 18 000 km / 330 j = 54.54 km/j vu comme cela, ça fait pas grand chose.

Mais à ce moment là, arrivent d'autres questions et doutes :
Serai-je prêt le jour du départ ? 
Ai-je le droit de changer d'avis au bout de 1000km ? Abandonner et me dire que ce n'est pas ce dont j'ai envie?
Allons nous réussir à vivre à deux 24h/24h pendant 11 mois ?
A avoir une échéance (la fin de mon congé sans solde), est-ce que je ne vais pas me mettre une épée de Damoclès au dessus de la tête, faire la course contre le temps et le route et passer à coté de certaines choses.
Et si je décidais de m'arrêter quelque part entre le Kenya et l'Ethiopie ou bien de changer de cap et partir sans but ni date retour ?

Le plus important est de se dire que l'on fera ce qu'on aura envie de faire, d'aller où on aura envie d'y aller et de profiter de la chance de ce voyage.

Je préfère rouler contre le vent que contre mon grè.