lundi 2 juin 2014

Tout chutesssssssssss

17/04/14 à Livingstone
Jour 242 - étape 193
 
Le soleil est chaud et bien visible au matin, car nous sommes installés dans une prairie, durand la nuit, j'ai entendu des hommes parler et marteler ou casser des briques, sûrement qu'ils pouvaient y voir nettement avec la pleine lune.

Le soleil et un vent fort nous permettent de sécher la tente rapidement et donc de prendre la route tôt, ce qui est bien car il y a plus de vent et moins de circulation.
Du coup, nous faisons d'une traite, la route jusqu'à livingstone, le paysage est toujours le même, peut être un peu plus de collines ce qui nous permet de temps à autre d'apercevoir les montagnes qui entourent le zambese.

Nous arrivons donc à Livingstone après 3h30 d'effort pour 76km. La ville se situe en contre bas et nous avons le droit à une bonne descente. De temps en temps, nous apercevons le panache de vapeur d'eau qui s'échappe des chutes. Sinon Livingstone n'est qu'une grosse ville à touristes, entre énormes panneaux publicitaires de banques et une multitude de lodges et hôtels.

Avant de nous diriger vers le jolly boys backpackers, nous nous arrêtons dans un petit restaurant, l'entrée est un magasin de vêtements, le resto à 3 tables et derrière il y a un coiffeur, gain de place oblige mais cela n'empêche pas la cuisine d'être excellente.

Au jolly boys, nous retrouvons nos amis belges qui sont arrivés la veille, après avoir posé la tente sur un petit coin d'herbe, nous allons manger tous les 4. Demain matin, nous avons prévu la sortie vers les chutes Victoria.

dimanche 1 juin 2014

Bienvenue en monotonie

16/04/14 à Zimba
Jour 241 - étape 192
 

A nouveau, durand la nuit, les même symptômes que la nuit précédente, des grattages sous la tente mais cette fois ci, cela se prolonge jusqu'au matin et cela ne ressemble pas à un bruit de serpent. Au levé, nous constatons que nous avons posé la tente sur une thermitière et que celles ci avec leurs grosses pinces, ont du se défendre.

Ce matin, malgré les arbres, il y a de la rosée partout sur la tente et sur les grandes herbes. Alors que nous faisons tout sécher, voici qu'apparaissent deux gusses qui disent travailler dans la ferme adjacente, ils nous réclament de l'argent "for drink". Nous leurs donnons 10k pour qu'ils nous laissent tranquillement finir notre petit déjeuner.

La route est un des plus grands axes de la Zambie avec de gros camions qui font la navette depuis Lusaka vers les frontières du sud ouest mais le matin le trafic est plutôt calme. Par contre, la route est monotone, du bush à gauche, du bush à droite, de longues lignes droites, ça monte, ça descend, des panneaux qui indiquent des fermes. Et voilà, nous avons fait 55km en 2h30 avec le vent. Nous nous arrêtons à Kalomo pour le déjeuner et nous voyons arriver Charly sur son vtt, un look de vieux bab soixante huitard avec une jolie barbe rousse. Cela fait 4 ans qu'il voyage, nous raconte le vol de son vélo, ces péripéties d'Éthiopie, la Namibie. Nous restons deux heures à discuter, lui remonte vers l'Europe par l'Afrique de l'ouest, rendez vous est pris à Nantes.

L'après midi aura la même physionomie que le matin, peut être un peu plus de collines, nous ferons des courses dans le marché de la ville de Zomba, marché fait de stand en bois, une partie légumes/poissons séchés et l'autre fringues. Nous passons remplir nos bidons à la station de pompage puis filons vers l'extérieur afin de nous trouver un endroit calme.

Nous suivons un chemin de terre rouge puis un peu d'herbe, au milieu d'un chantier de fabrication de briques et nous stoppons au pied d'un arbre. Trois ados viennent nous demander si nous avons besoin d'aide puis trois gamins viendront discuter avec nous un bon moment. La nuit est déjà tombée, la pleine lune levée et nous leurs demandons de partir lorsque le repas est prêt. La nuit est étoilée et fraîche.

samedi 31 mai 2014

Retour vers la civilisation

15/04/14 à choma
Jour 240 - étape 191


Il fait encore nuit,  quand nous sommes réveillés tous les deux par des bruits en provenance du dessous de la tente et de la bâche, bruit qui pourrait ressembler à quelque chose qui rampe.  Ni une, ni deux, nous pensons aux serpents dont nous avez parlé l'homme, la veille, on tambourine sur le sol pour voir si cela stoppe le bruit mais rien puis le son disparaît comme il est venu. Lors du démontage de la tente au matin, nous ferons quand même attention à ce que rien ne soit en dessous, tapis prêt à nous bondir dessus.  Après cet épisode, il sera dur de retrouver un sommeil serein.

Alors que nous prenons notre petit déjeuner sous un fort soleil, une vieille mamie nous parle mais nous ne comprenons pas, elle s approche et nous propose de l'eau pour nous laver (elle fait un geste de lavage du visage), nous la remercions mais nous avons déjà le bidon de 5l. Nous arrivons à lui dire où nous allons et d'où nous venons mais rien de plus.

Nous prenons la direction du sud et cette fois ci, le vent nous vient de côté, du coup nous avançons bien. La terre est redevenue rouge, et étrangeté les troncs des arbres semblent être de la même couleur.
Ensuite, au détour d'une rivière, la forêt disparaît, pour laisser place à de grandes herbes. Dès qu'une source d'eau est présente la végétation change. Puis apparaissent de grandes thermitières branches sur lesquelles poussent différents arbres souvent un cactus au sommet, ces thermitière forment de gros tumulus parfois en plein milieu des écoles.

Nous trouvons enfin un restaurant sans difficultés, alors que nous sommes en terrasse, de jeunes enfants nous dévisagent, nous lancent des hello et des pouces levés avec de grands sourires. Au milieu du village, des tas de vêtements trônent, fringues de recup dont de nombreux jeans.

Nous nous rapprochons de Choma. Nous sommes surpris par le fait qu'il n'y ait aucune banque ni de gros commerces mais une fois, le golf défrechi  passé, nous voilà sur le grand axe vers Livingstone, les gros camions sont là, les banques et les magasins aussi. Réapprovisionnement rapide car il nous faut encore sortir de la ville pour trouver un coin tranquille.

Cinq kilomètres plus loin, un chemin sur la droite part vers une forêt de petits arbres puis vers un chantier en cours de construction nous fournira un endroit plat au milieu des hautes herbes (type roseau) de 1m50. La route n'est pas très loin mais nous sommes bien cachés. De gros nuages donneront quelques gouttes, nous obligeant à manger sous la tente mais la lune fera, quand même, une belle apparition.

mercredi 21 mai 2014

Aparte en Roumanie



 
Quand on est habituee au confort moderne d'un H.L.M Francais, le retour au port du chale est parfois difficile


Predeal, la station de ski la plus en vogue de Roumanie



Non, ce n'est pas une mise en scene, nous sommes sortis moins d'une minute avant de la dacia blanche sur la droite qui nous a depote la.



Pendant que certains bossent....

D'autres envisagent les yeux brillants de revenir s'installer maintenant qu'on connait le boss


Siggy, notre hote, sur son 31, regarde la salle de bains ou nous allons nous laver sous peu




Le bureau du ministre des affaires etrangeres qui nous a recus, le telephone a gauche a gauche n'est pas rouge mais il est en direct avec O'bama, de fait, comme tous les telephones.








la minute du roumain


Je me permets une petite incursion ici sur ce blog que j'ai partage avec toi, Aurelien, parce que ces 2 messages te sont adresses, il en est un 3e que je censure car il contient des images, propos ou commentaires portant attente aux bonnes moeurs

vendredi 16 mai 2014

De dix km en dix km

14/04/14 à Chitombo
Jour 239 - étape 190 -




C'est le grand luxe, le lodge où nous avons passé la nuit à, un grand lit avec moustiquaire, air conditionné, écran plat, une bouilloire (ce que nous utilisons le plus). Ce matin, il fait super beau, pas un nuage, un léger vent permet de finir de sécher nos vêtements. 

Par contre, une fois sur la route, devenu plus fort, nous arrivera de face, de plus la route est rectiligne, et assez large, nous devons donc redoubler d'effort. Le paysage me fait penser aux landes, des chemins de sable blanc mènent à des petites maisons type bungalow. Ensemble de cases regroupées autour d'une terre nue et battue, un poulailler ou un grenier sur pilotis, une case ouverte pour préparer le repas. 

Entre ces habitations, une forêt de grands arbres s'élèvent, ils ressemblent à des chênes sauf que de temps en temps, un palmier s'y dresse. 

La route arrive dans une zone de marécages, remplie de hautes herbes, nous passons sur de petits ponts à une voie. Nous assistons à une séance de pêche collective. Des femmes et des enfants pataugent dans une eau saumâtre. À l'aide d'un panier en osier ou d'un filet, elles parcourent la rivière pour attraper de petits poissons, pas plus grands que ma main. 

L'heure du repas approche, et un village aussi, prise de renseignements difficile mais le prochain restaurant est à 10km. Dix kilomètres plus tard, dans un nouveau village, il s'avère qu'il n'y a pas de lieu pour déjeuner, on nous renvoie d'une hypothétique guesthouse à un resto là bas au bout? Nous finissons par acheter tomates et oignons et nous étendre sous un manguier pour cuisiner, coup de chance, l'attroupement ne se fera qu'à la fin du repas.

En fin d'après midi, la vente faiblit et nous obliquons vers le sud. Nous cherchons un petit chemin et une place dans les hautes herbes pour poser la tente. Un couple passera pas très loin et l'homme nous invite à aller dormir à l'école car ici il y a plein de serpents mais nous ne bougerons pas.

La lune est pleine et éclaire les champs qui nous entourent.

vendredi 9 mai 2014

Enfin ça roule et c'est superbe

13/04/14 à namwala
Jour 238 - étape 189

Toujours pas un lion ou une hyène pour venir nous ennuyer même quand on dort en plein milieu des hautes herbes. La lune presque pleine, nous aura bien éclairé, annonçant un jour plus ensoleillé.

Alors que nous déjeunons, nous entendons quelques voix mais, une fois que, les personnes nous ont vu ou peut être la tente qui sèche, elles décampent à vive allure. 

La piste se fait meilleur, nous arrivons à rouler ou peut être est ce le repos, nous atteignons un village en moins d'une heure, et nous y demanderons de l'eau, un jeune homme nous en donnera de sa réserve, elle est un peu opaque mais cela ira.

Nous continuons et changement de paysage, la piste devient grise et très sèche, malaxée par les troupeaux qui y passent à la saison des pluies, le sol est plein de petites bosses. Autour de nous, des îlots d'acacias et de cactus avec entre des herbes qui ondulent avec le vent, de temps en temps, une thermitière essaye de sortir de terre, toujours de cette couleur grise glaise.

Passage par un second village, plus grand, nous nous arrêtons près d'un puits où une femme nous tirera de l'eau avec son petit seau. A la sortie du village, une grande plaine herbeuse s'ouvre devant nous. Il n'en faudrait pas beaucoup pour qu'un guépard sorte des herbes et attaque une antilope, mais les seuls animaux que nous verrons, sont toujours des vaches.

Nous retrouvons les arbres et le sable puis au détour d'un virage et d'une petite descente, la piste s'arrête brutalement et est coupée par une rivière de 10m de large. On stoppe, on teste à coup de bambou, cela monte jusqu'à mi-cuisse. En aval et en amont, pas plus de pont ou de guet. On ne va pas s'éterniser, j'enlève mon short et mes chaussures et fais passer les sacoches et vélos. Avec mon bambou pour me maintenir et ma barbe, je me prendrai presque pour Moise, ouvrant les eaux. Une dizaine d'aller retour seront nécessaires, Amélie suivra en marchant sur la pointe des pieds pour ne pas être trop mouillée.

Nous revoilà sur du dur et arrivons à un petit port où le bac est en attente. Les deux pilotes, par contre, vont prendre leurs pauses déjeuner et nous invite à manger avec eux. Cela tombe bien car il n'y avait aucun autre endroit pour manger, seulement quelques échoppes.

La traversée vaut celle de la Loire avec le bac, le vent forme des vagues qui font tanguer le navire. Nous voilà sur l'autre rive, même paysage de marais avec ces hautes herbes et ces lagunes, une piste cabossée, ça secoue de partout. Nous montons sur la digue et voyons la rivière Kafue coulait sinueusement. 

Ce matin, j'ai passé les 16051 km, même si aujourd'hui et hier, nous n'avons pas rouler très vite, les jours eux coulent toujours aussi rapidement. Nous voici à Namwala, 3 jours d'effort mérite bien un hôtel et une bonne douche. Nous partirons visiter le petit marché local au soleil couchant, pour nous acheter de quoi préparer un bon repas.