samedi 7 septembre 2013

De la sauccisse de Montbelliard


Le 29/08/13 à l'Est de Mulhouse
Jour 14 - Etape 13 - 97 km

Ce matin nous avons été réveillés par les belements du troupeau de brebis qui elles étaient déjà réveillés et se baladaient dans une brume épaisse. Nous continuons le long du canal mais cette fois nous avons le vent de face et nous arrivons à Montbelliard vers 12h. 
Le temps de demander notre itinéraire à l'office du tourisme, nous accédons à un point internet qui nous permet de valider notre prochain warmshower.

À partir de maintenant, nous arrivons en alsace avec ces maisons particulières, les cigognes et les cyclo qui nous croissent en disant "halo". Au loin nous voyons les vosges se dressaient.

À midi, arrêt au simplymarket (à la recherche de saucisse de montbelliard) de Danemarie ou nous faisons notre pause déjeuner au bord d'une ecluse. Nous avons retrouvé le beau temps et cela.se voit, nous n'avons jamais vu autant de cyclo sur les berges des cours d'eau que nous avons longés. Sur le trajet nous profitons de la vente de quelques légumes (tomates, courgette, concombre) par un eclusier.

Ensuite nous filons vers mulhouse où nous rencontrons un cyclorandonneur très sympa qui nous indiquera un super lieu pour notre arrêt du soir et nous emmènera manger une bonne glace en terrasse.
Nous laissons Mulhouse derrière nous, pour aller à ce fameux lieu qui n'est autre qu'un observatoire à oiseaux. De lahaut, nous avons vu imprenable sur les montagnes du jura et sur le rhin

Alors que nous préparons les lentilles avec les saucisses de Montbelliard, Stephen s'aperçoit qu'il manque une goupille qui retient 2 cotés entre eux, branle-bas de combat pour la retrouver mais rien et aussi pour terminer le repas sans que cela ne se casse la gueule. Nous verrons si avec la lumière du jour, demain, si nous retrouvons quelque chose.

vendredi 6 septembre 2013

Rouler sans Comté

Le 28/08/13 à Saint Maurice le Colombier
Jour 13 - Etape 12 - 89 km


Ce matin nous sommes réveillés par Bruno qui doit aller travailler, c'est étrange cette manie qu'ont les gens d'aller travailler. Mais nous nous levons avec plaisir, pour prendre le petit déjeuner avec lui. Et puis nous en profitons pour faire encore quelques achats toujours des dollars (la banque postale a été prise d'assaut), velosiste pour un cale pied, le thé que nous avons enfin trouvé. Avec tout ça, nous prenons la route vers 13h de Besançon. Notre route se prolonge toujours en 2 contre-fort de montagne dans une vallée où passe le Doubs.
 
Le déjeuner a donc attendu qu .nous ayons fait quelques kilomètres soit à Baumes Les Dames, charmante bourgade remplie d'HLM surgissant des champs de mais. Nous reprenons le chemin avec pour objectif l'achat de comté, Stephen m'ayant parlé des fruitieres, je suis alleché. Pour se faire, nous nous séparons sur 4km afin de multiplier nos chances mais la seule chose que je vais multiplier, ce sont les kilomètres de descentes et de montées car je me trompe de chemin, les indications n'étaient pas clairs et c'est Stephen qui a les cartes.
J'ai pu glaner, quand même quelques informations auprès d'un ex crocmort sur l'endroit où acheter la marchandise à Clerval. À clerval alors que nous arrivions au revendeur, plutôt une énorme usine qu'un petit fabricant comme pour les fromages de chèvres, nous tombons sur une balance et enfin nous savons combien nous pesons avec et sans nos vélos, 160 km pour Stephen et 120/140 kg pour moi, en fait la balance a une granularité de 20kg, et surtout qu'elle est faite pour les poids lourds. Finalement nous arrivons après la fermeture de la vente aux particuliers de l'usine et nous nous rabattons sur le proximarché qui, parait-il à un très bon comté d'altitude (ce qui se confirmera plus tard).

Nous voilà à nouveau sur les bords du Doubs entre fleuve et excuses, nous avons d'ailleurs vu 3 doubles écluses. En fin de journée, nous cherchons un endroit au sec, nous trouvons, en dessous "Du relais de la gare2, un grand garage entre un champs avec un troupeau de brebis, un passage à niveau et une route fortement passante.

Le feu a du mal à prendre, le bois est très humide mais nous arrivons à faire réchauffer le contenu du tupperware que Bruno nous a laissé avec patates saucisses et bien sur un morceau de comté, vu que nous en avons acheté ! kilo. Pour nous le poids ne nous est pas compter.


jeudi 5 septembre 2013

Besançon et les 1000 km

Le 27/08/13 à Besançon
Jour 12 - Etape 11 - 86 km

Le réveil dans la grange poussieureuse se fit au son des gouttes d'eau tombant du toit sur les cailloux de la cour. Nous nous levames rapidement car nous avions rendez vous avec Mme Le pathé, propriétaire des lieux, âgée de 89 ans et vivant seule dans son manoir.


 À notre arrivée, la table était dressée, nos bolds nous attendaient pour la chicoree ou le café, heureusement qu .nous avions pensé à ramener notre thé car Suzanne n'en avait pas. Après 1h à nous raconter sa vie, ses enfants, le fait qu'elle avait abattu dans sa vie, le travail de 2 hommes, nous primes congés direction Besançon. La pluie était à nouveau présente mais cessa rapidement sur le canal Rhin Rhône.
Arrivés à Dole, nous avons poursuivi sur les bords du doubs. Nous avons joué au chat et à la souris avec les gouttes. À notre arrives près de montages, nous avons eu la chance de voir un chamonoix en lisière de foret. Celui-ci n'était pas effarouche et nous avons pu l'observer et enfin en faire quelques images avec la caméra.

En fin de parcours, 2 bonnes surprises, nous avons traversé la ville de Beure et nous avons atteint les 1000km cependant nous avons été vite refroidi par une averse et quand quelques mètres plus loin, nous vimes un panneau nantes 726km. Nous n'avons pas pu faire 270km à faire des ronds dans l'eau.
L'arrivée dans Besançon est grandiose, la ville est surplombée par une forteresse Vauban cependant nous n'avons pas fait l'assencion car la vieille ville se situe près du Doubs. Bruno, notre hôte, nous avait laissé xes clefs, nous avons déposé nos sacoches et fait un tour dans la ville. Au programme achat de dollars, huile essentielle, auelques trucs de vélo et du thé.

Comme repas, Bruno nous a concocté un vrai repas de cyclo: patates, saucisse de Morteau, oignons, lardons, le tout nappé de cancoillote après ça il est difficile de ne pas avoir envie d'aller se coucher.


mercredi 4 septembre 2013

Le long de la soane


Le 26/08/13 à Saint Symphorien sur Soane
Jour 11 - Etape 10 - 97 km

Après 2 j dans une superbe maison, accueillis comme des princes, avec tous les services compris : douche, atelier vélo, machine à laver, internet, boeuf bourguignon, nous repartons de bon matin, 11h30! 
Et oui le départ ça se prépare, bol de thé avec Benoît qui part travailler, internet mise à jour du blog, petit dej avec Anne Sophie et Stephen, rangement des sacoches et prises de photos.

 Nous abandonnons d'ailleurs quelques affaires déjà superflues. Donc nous voilà en selle, nous faisons à peine 2 km et problème technique, ma chaîne tombe? J'avais du mal verrouiller l'attache rapide. Je retrouve le tout, l'ajuste comme il faut et nous voilà repartis vers Chalons sur Soane.

À chalons, nous restons atteindre 10 min devant une station essence mais aucun véhicule, mis à part biensur, tout ceux au gazole. Nous abdiquons, nous en trouverons surement plus loin.
 Même cas de figure pour le pain, il est midi et lundi et nous nous disons, en bon citadins que tous les boulangeries doivent être ouvertes mais nous avons du faire 30 km pour en trouver une et ce sera à Verdun sur le doubs ou nous faisons notre pause déjeuner dans un abri bus. La pluie cessera, peu de temps après. À la boulangerie nous avons acheté un verdunoix après 30km sous la pluie on y a droit! Mais c'est moins bon qu'un beurrin. 

Pas de sieste, pas d'herbe pour s'allonger et vu l'heure, 16h, nous voulons avancer. Une dernière pause à Attac pour l'essence du rechaud que l'on nous donne (les gens sont toujours étonnés de voir des cyclo à une pompe), et quelques denrées dont des biscuits. 

Ensuite nous suivons la Soane, récupérons de l'eau et cherchons un endroit où dormir au sec. Nous arrivons finalement au canal Rhin Rhône près d'un grand moulin mais le lieu est très bruyant. Nous prolongeons et voyons le moulin amont, une énorme bâtisse qui a l'air abandonnée. Avant de nous installer dans une des dépendances et par acquis de conscience, nous sonnons et une petit grand mère sourde, nous autorise à dormir dans la grange, à côté de la caravane et nous propose le café pour le lendemain. Nous acceptons sans hésitation, rendez vous 8h, cela nous lèvera.

Nous décidons de cuisiner un petit salé au lentilles sans salé avec lentilles, carottes, oignons et cumin, le tout fournis par Anne So. Le repas fut délicieux. La petite grand mère ferme ces volets, nous entrevoit sur son banc, s'étonne, nous demande ce que nous mangeons car cela sent bon, "une boite de conserve surement?". Nous tapons la discute malgré la faim qui nous tiraille et sa surdité qui nous fait parler fort et répéter.
Elle est seule dans sa grande maison avec ces dépendances, nous estimons son âge à 85-90 ans et elle n'a pas peur. Stephen va se coucher, moi je reste sur le banc à manger une nonette comme dessert.
J'ai oublié de parler de toutes ces limasse ocres et ogres, qui dévorent par paquets, les restes de leurs congénères mortes sur la route. Stephen commencé à en être écoeuré. Espérons que nous n'en ferons pas des cauchemars.

mardi 3 septembre 2013

Propriété ?

Puisqu'on vous dit que c'est le cours naturel des choses que l'impropriété et que la terre "appartient" à celui qui en a l'usage.
Arbres délétères de tous pays, rebellez-vous !


Deutsches builders

Ce dimanche, le second du séjour, alors que nous installions notre bivouac sur les rondeurs verdoyantes de notre première nuit en Allemagne, un regard vers l'ouest nous faisait contempler les rosés pastels de cette fin de journée. Fin de journée toujours plus précoce à mesure que l'on s'enfonce vers l'est profond, vers le levant.
Nous profitions des dernières lueurs du jour pour immortaliser en un cliché cette succession d'horizons arrondis pâlissant vers le lointain.

Et ce matin m'en allant verser  mes premières gouttes vers ce Danube bientôt proche, je les apercus.
UN CHOC !
Hier au soir encore elles n'étaient pas là !
Ils avaient bâti dans la nuit des collosses rocailleux aux angles aigüs et sommets blancs qui nous barraient la route d'un éventuel retour.
Ces Allemands sont décidément de grands bâtisseurs !

Inurésie

Aujourd'hui, nous sommes arrivés au Rhin.
Et puisqu'on en est là, parlons d'urine...
Juste avant ce magnifique panorama (à droite sur la photo, ca coule vers le Rhin, à gauche, vers le Doubs),
nos gouttes de pipi coulaient tranquillement vers la mediterranée, se mêlant à des milliards d'autres gouttes de pipi pour former le fleuve Rhône. Ces gouttes de pipi que nous avons longé s'appelaient Saône, Doubs ou plein d'autres petites rivières telles que l'Arroux dont je vous ai déjà expliqué qu'elle coulait et ne tournait pas.
A partir de maintenant nos gouttes de pipi vont filer vers la mer du Nord. (nota : à l'heure ou j'ai trouvé une connexion pour le recopier, nous urinons vers la Mer Noire)
Et dans moins de 2 jours si nous ne déplorons pas d'avarie, ces mêmes gouttes suivront le Danube (du bord duquel j'écris ces notes) pour arroser la mer Noire.
Juste avant la Bourgogne, il y a moins de 5 jours (plutôt 12 maintenant) elles filaient vers l'ouest, à rebours de notre voyage, en route vers l'Atlantique.
Ainsi vont les gouttes aux quatre points de la rose.
m

Une rivière idéale pour se faire pigeonner...

Contrairement aux nôtres, qui tournent toujours, ici, l'Arroux coule.
En jalonnant des bleds aux noms sensuels : Volesvres, Ecuisses.
Elle serpente en Bourgogne, nous ne la suivons que trop peu.
Un soir de torpeur, nous avons dormi non loin d'elle, après une singulière image alors que nous demandions de l'eau à 2 hommes dans un vieux corps de ferme décati. L'un long et sec, arc-bouté sur le pot de nesquik sans âge qui n'arrivait pas à calmer ce malinois qui creusait sans fin un périmètre délimité par la longueur de sa chaîne. Les tressauts du fauve dans la poussière faisaient se tisser des faisceaux de lumière dans le contre-jour que rythmait l'ombre d'une ligne de peupliers. Le benêt avait de la peine à laisser sortir un mot de sa carcasse délabrée et soumise à l'autre.
L'autre plus trapu et bien en chair, qui se levait de sa chaise poour nous soulager de nos bouteilles vides par-dessus le portail.
La présence à cette heure tardive de 2 hommes fortement bâtis, dégoulinant de sueur avait allumé quelque ardeur nouvelle.
L'autre aux préférences largement affirmées par un clin d'oeil sans équivoque en nous tendant les bouteilles, qu'on pouvait sans peine deviner un peu décu de nous laisser repartir si vite, sans avoir même franchi, le seuil de ce logis de vacances déjà surchargé de chaleur et de testostérone.

Avoir pas pied, y'a pas pire

...se plaisait à taquiner avec la malice qui le caractérisait le Haubsthermarchalführer von kassk'ouil face aux loqueteux à pyjamas rayés lors de sa villégiature drancéenne au début des années 40, se souvenant avec délices du glorieux Napoléon et de son exquis goût de la supervision administrative qui nous rompt les pruneaux encore aujourd'hui. Ces mêmes pruneaux qui servent à nourrir des mill(-iers ? -ions ?) de petits surveillants de la "fonction publique", toujours dans la même dérive de langage, comme s'il était question de fonction et encore moins publique dans le pistage/fichage/nomenclature de tout un chacun alors que n'importe quel algorithme imbécile de google est capable de connaitre mille fois plus de toi à partir de tes dix derniers clics et avec ton consentement tacite, qui plus est.... Ce que toutes les dictatures ont toujours rêvé, nous le consentons ouvertement sur le plateau des technologies dites de réseaux sociaux.

 

Ces mêmes papiers qui, pour l'instant ne nous servent à rien, vont parait-il, nous faire passer des frontières, alors qu'une bonne paire de gambettes suffit, qui plus est équipée d'une bonne paire de roues... J'attends de voir si cesw fameux papiers se transforment en tapis volant

lundi 2 septembre 2013

Un petit raccourci pour une petite journée


Le 24/08/13 à Ecluse 19 Océan Palingues
Jour 9 - Etape 9 - 63 km

Nous avons bien fait de nous mettre à l'abri dans cette vieille grange car dès le lève du jour, nous entendons tonner et le ciel s'illumine régulièrement d'éclairs mais aucune goutte ne nous atteint malgré les trous qu'il y a dans la toiture. 

Nous prenons notre petit dej au sec sur la bâche ensuite nous nous préparons à affronter la pluie, habits de cosmonaute de rigueur, pantalon de pluie et guêtre, histoire de ne pas avoir les chaussures mouillés. L'expérience de la Bretagne à été bénéfique.

Nous choisissons la facilitée décidant de suivre la canal du centre, nous n'allons pas ajouter à la pluie, quelques côtes.

Nous arrivons à Monceaux Les Mines, sous la grisaille, où on nous passons devant ce qui reste d'un patrimoine industrielle et miniers. Nous faisons halte sur le marché le temps que la pluie saisse de tomber. Une pensée pour Xav me traverse l'esprit et nous décidons d'aider un camelot à défaire son stand (non c'est une blague).

Notre prochaine étape pour la nuit est la maison de Capucine, Anne Sophie et Benoît (absent ce samedi, ils nous ont laissé les clefs) qui se trouve à Bissey sous Cruchaud, ce qui nous fait traverser des collines verdoyantes et nous rapprochera de Chalon sur Soane.


Nous déjeunons sur les bords d'un pré de fromage, melon et tomates, acheter sur le marché. 

Ensuite nous filons vers chez Benoît où nous passons l'après midi à nettoyer nos vélos, nos fringues, nous, flâner, lire et nous occuper du blog.