jeudi 5 septembre 2013

Besançon et les 1000 km

Le 27/08/13 à Besançon
Jour 12 - Etape 11 - 86 km

Le réveil dans la grange poussieureuse se fit au son des gouttes d'eau tombant du toit sur les cailloux de la cour. Nous nous levames rapidement car nous avions rendez vous avec Mme Le pathé, propriétaire des lieux, âgée de 89 ans et vivant seule dans son manoir.


 À notre arrivée, la table était dressée, nos bolds nous attendaient pour la chicoree ou le café, heureusement qu .nous avions pensé à ramener notre thé car Suzanne n'en avait pas. Après 1h à nous raconter sa vie, ses enfants, le fait qu'elle avait abattu dans sa vie, le travail de 2 hommes, nous primes congés direction Besançon. La pluie était à nouveau présente mais cessa rapidement sur le canal Rhin Rhône.
Arrivés à Dole, nous avons poursuivi sur les bords du doubs. Nous avons joué au chat et à la souris avec les gouttes. À notre arrives près de montages, nous avons eu la chance de voir un chamonoix en lisière de foret. Celui-ci n'était pas effarouche et nous avons pu l'observer et enfin en faire quelques images avec la caméra.

En fin de parcours, 2 bonnes surprises, nous avons traversé la ville de Beure et nous avons atteint les 1000km cependant nous avons été vite refroidi par une averse et quand quelques mètres plus loin, nous vimes un panneau nantes 726km. Nous n'avons pas pu faire 270km à faire des ronds dans l'eau.
L'arrivée dans Besançon est grandiose, la ville est surplombée par une forteresse Vauban cependant nous n'avons pas fait l'assencion car la vieille ville se situe près du Doubs. Bruno, notre hôte, nous avait laissé xes clefs, nous avons déposé nos sacoches et fait un tour dans la ville. Au programme achat de dollars, huile essentielle, auelques trucs de vélo et du thé.

Comme repas, Bruno nous a concocté un vrai repas de cyclo: patates, saucisse de Morteau, oignons, lardons, le tout nappé de cancoillote après ça il est difficile de ne pas avoir envie d'aller se coucher.


mercredi 4 septembre 2013

Le long de la soane


Le 26/08/13 à Saint Symphorien sur Soane
Jour 11 - Etape 10 - 97 km

Après 2 j dans une superbe maison, accueillis comme des princes, avec tous les services compris : douche, atelier vélo, machine à laver, internet, boeuf bourguignon, nous repartons de bon matin, 11h30! 
Et oui le départ ça se prépare, bol de thé avec Benoît qui part travailler, internet mise à jour du blog, petit dej avec Anne Sophie et Stephen, rangement des sacoches et prises de photos.

 Nous abandonnons d'ailleurs quelques affaires déjà superflues. Donc nous voilà en selle, nous faisons à peine 2 km et problème technique, ma chaîne tombe? J'avais du mal verrouiller l'attache rapide. Je retrouve le tout, l'ajuste comme il faut et nous voilà repartis vers Chalons sur Soane.

À chalons, nous restons atteindre 10 min devant une station essence mais aucun véhicule, mis à part biensur, tout ceux au gazole. Nous abdiquons, nous en trouverons surement plus loin.
 Même cas de figure pour le pain, il est midi et lundi et nous nous disons, en bon citadins que tous les boulangeries doivent être ouvertes mais nous avons du faire 30 km pour en trouver une et ce sera à Verdun sur le doubs ou nous faisons notre pause déjeuner dans un abri bus. La pluie cessera, peu de temps après. À la boulangerie nous avons acheté un verdunoix après 30km sous la pluie on y a droit! Mais c'est moins bon qu'un beurrin. 

Pas de sieste, pas d'herbe pour s'allonger et vu l'heure, 16h, nous voulons avancer. Une dernière pause à Attac pour l'essence du rechaud que l'on nous donne (les gens sont toujours étonnés de voir des cyclo à une pompe), et quelques denrées dont des biscuits. 

Ensuite nous suivons la Soane, récupérons de l'eau et cherchons un endroit où dormir au sec. Nous arrivons finalement au canal Rhin Rhône près d'un grand moulin mais le lieu est très bruyant. Nous prolongeons et voyons le moulin amont, une énorme bâtisse qui a l'air abandonnée. Avant de nous installer dans une des dépendances et par acquis de conscience, nous sonnons et une petit grand mère sourde, nous autorise à dormir dans la grange, à côté de la caravane et nous propose le café pour le lendemain. Nous acceptons sans hésitation, rendez vous 8h, cela nous lèvera.

Nous décidons de cuisiner un petit salé au lentilles sans salé avec lentilles, carottes, oignons et cumin, le tout fournis par Anne So. Le repas fut délicieux. La petite grand mère ferme ces volets, nous entrevoit sur son banc, s'étonne, nous demande ce que nous mangeons car cela sent bon, "une boite de conserve surement?". Nous tapons la discute malgré la faim qui nous tiraille et sa surdité qui nous fait parler fort et répéter.
Elle est seule dans sa grande maison avec ces dépendances, nous estimons son âge à 85-90 ans et elle n'a pas peur. Stephen va se coucher, moi je reste sur le banc à manger une nonette comme dessert.
J'ai oublié de parler de toutes ces limasse ocres et ogres, qui dévorent par paquets, les restes de leurs congénères mortes sur la route. Stephen commencé à en être écoeuré. Espérons que nous n'en ferons pas des cauchemars.

mardi 3 septembre 2013

Propriété ?

Puisqu'on vous dit que c'est le cours naturel des choses que l'impropriété et que la terre "appartient" à celui qui en a l'usage.
Arbres délétères de tous pays, rebellez-vous !


Deutsches builders

Ce dimanche, le second du séjour, alors que nous installions notre bivouac sur les rondeurs verdoyantes de notre première nuit en Allemagne, un regard vers l'ouest nous faisait contempler les rosés pastels de cette fin de journée. Fin de journée toujours plus précoce à mesure que l'on s'enfonce vers l'est profond, vers le levant.
Nous profitions des dernières lueurs du jour pour immortaliser en un cliché cette succession d'horizons arrondis pâlissant vers le lointain.

Et ce matin m'en allant verser  mes premières gouttes vers ce Danube bientôt proche, je les apercus.
UN CHOC !
Hier au soir encore elles n'étaient pas là !
Ils avaient bâti dans la nuit des collosses rocailleux aux angles aigüs et sommets blancs qui nous barraient la route d'un éventuel retour.
Ces Allemands sont décidément de grands bâtisseurs !

Inurésie

Aujourd'hui, nous sommes arrivés au Rhin.
Et puisqu'on en est là, parlons d'urine...
Juste avant ce magnifique panorama (à droite sur la photo, ca coule vers le Rhin, à gauche, vers le Doubs),
nos gouttes de pipi coulaient tranquillement vers la mediterranée, se mêlant à des milliards d'autres gouttes de pipi pour former le fleuve Rhône. Ces gouttes de pipi que nous avons longé s'appelaient Saône, Doubs ou plein d'autres petites rivières telles que l'Arroux dont je vous ai déjà expliqué qu'elle coulait et ne tournait pas.
A partir de maintenant nos gouttes de pipi vont filer vers la mer du Nord. (nota : à l'heure ou j'ai trouvé une connexion pour le recopier, nous urinons vers la Mer Noire)
Et dans moins de 2 jours si nous ne déplorons pas d'avarie, ces mêmes gouttes suivront le Danube (du bord duquel j'écris ces notes) pour arroser la mer Noire.
Juste avant la Bourgogne, il y a moins de 5 jours (plutôt 12 maintenant) elles filaient vers l'ouest, à rebours de notre voyage, en route vers l'Atlantique.
Ainsi vont les gouttes aux quatre points de la rose.
m

Une rivière idéale pour se faire pigeonner...

Contrairement aux nôtres, qui tournent toujours, ici, l'Arroux coule.
En jalonnant des bleds aux noms sensuels : Volesvres, Ecuisses.
Elle serpente en Bourgogne, nous ne la suivons que trop peu.
Un soir de torpeur, nous avons dormi non loin d'elle, après une singulière image alors que nous demandions de l'eau à 2 hommes dans un vieux corps de ferme décati. L'un long et sec, arc-bouté sur le pot de nesquik sans âge qui n'arrivait pas à calmer ce malinois qui creusait sans fin un périmètre délimité par la longueur de sa chaîne. Les tressauts du fauve dans la poussière faisaient se tisser des faisceaux de lumière dans le contre-jour que rythmait l'ombre d'une ligne de peupliers. Le benêt avait de la peine à laisser sortir un mot de sa carcasse délabrée et soumise à l'autre.
L'autre plus trapu et bien en chair, qui se levait de sa chaise poour nous soulager de nos bouteilles vides par-dessus le portail.
La présence à cette heure tardive de 2 hommes fortement bâtis, dégoulinant de sueur avait allumé quelque ardeur nouvelle.
L'autre aux préférences largement affirmées par un clin d'oeil sans équivoque en nous tendant les bouteilles, qu'on pouvait sans peine deviner un peu décu de nous laisser repartir si vite, sans avoir même franchi, le seuil de ce logis de vacances déjà surchargé de chaleur et de testostérone.

Avoir pas pied, y'a pas pire

...se plaisait à taquiner avec la malice qui le caractérisait le Haubsthermarchalführer von kassk'ouil face aux loqueteux à pyjamas rayés lors de sa villégiature drancéenne au début des années 40, se souvenant avec délices du glorieux Napoléon et de son exquis goût de la supervision administrative qui nous rompt les pruneaux encore aujourd'hui. Ces mêmes pruneaux qui servent à nourrir des mill(-iers ? -ions ?) de petits surveillants de la "fonction publique", toujours dans la même dérive de langage, comme s'il était question de fonction et encore moins publique dans le pistage/fichage/nomenclature de tout un chacun alors que n'importe quel algorithme imbécile de google est capable de connaitre mille fois plus de toi à partir de tes dix derniers clics et avec ton consentement tacite, qui plus est.... Ce que toutes les dictatures ont toujours rêvé, nous le consentons ouvertement sur le plateau des technologies dites de réseaux sociaux.

 

Ces mêmes papiers qui, pour l'instant ne nous servent à rien, vont parait-il, nous faire passer des frontières, alors qu'une bonne paire de gambettes suffit, qui plus est équipée d'une bonne paire de roues... J'attends de voir si cesw fameux papiers se transforment en tapis volant

lundi 2 septembre 2013

Un petit raccourci pour une petite journée


Le 24/08/13 à Ecluse 19 Océan Palingues
Jour 9 - Etape 9 - 63 km

Nous avons bien fait de nous mettre à l'abri dans cette vieille grange car dès le lève du jour, nous entendons tonner et le ciel s'illumine régulièrement d'éclairs mais aucune goutte ne nous atteint malgré les trous qu'il y a dans la toiture. 

Nous prenons notre petit dej au sec sur la bâche ensuite nous nous préparons à affronter la pluie, habits de cosmonaute de rigueur, pantalon de pluie et guêtre, histoire de ne pas avoir les chaussures mouillés. L'expérience de la Bretagne à été bénéfique.

Nous choisissons la facilitée décidant de suivre la canal du centre, nous n'allons pas ajouter à la pluie, quelques côtes.

Nous arrivons à Monceaux Les Mines, sous la grisaille, où on nous passons devant ce qui reste d'un patrimoine industrielle et miniers. Nous faisons halte sur le marché le temps que la pluie saisse de tomber. Une pensée pour Xav me traverse l'esprit et nous décidons d'aider un camelot à défaire son stand (non c'est une blague).

Notre prochaine étape pour la nuit est la maison de Capucine, Anne Sophie et Benoît (absent ce samedi, ils nous ont laissé les clefs) qui se trouve à Bissey sous Cruchaud, ce qui nous fait traverser des collines verdoyantes et nous rapprochera de Chalon sur Soane.


Nous déjeunons sur les bords d'un pré de fromage, melon et tomates, acheter sur le marché. 

Ensuite nous filons vers chez Benoît où nous passons l'après midi à nettoyer nos vélos, nos fringues, nous, flâner, lire et nous occuper du blog.

dimanche 1 septembre 2013

Un peu de fraicheur

Le 23/08/13 à Ecluse 19 Océan Palingues
Jour 8 - Etape 8 - 77km

Ce matin, nous nous sommes réveillés avec le levé du soleil au travers des collines et avec une quarantaine d'yeux de biquette surprises de nous voir dormir au fond de leur champs. 

Nous prenons notre temps car Benoit et sa petite famille nous attendent dimanche. Cependant nous partons vers 9h30 et disons au revoir à M. Bouchot, l'agriculteur qui nous a accueilli, le reste de sa famille est parti au marché. 

Ensuite nous filons vers Bourbon Lancy où nous achetons du pain et sommes attirés par un mystérieux gâteau, le beurin, sorte de Paris Brest avec de la meringue et pour éliminer ces calories nous commençons quelques ascensions.



Avant cela,  nous passons devant un mur énorme qui sert à cacher je ne sais quoi.

Le temps et la chaleur commencent à être rude pour nos organismes et nous cherchons un petit coin de verdure pour déjeuner à l'ombre. Nous passons devant un moulin à eau et nous arrêtons baigner nos pieds dans l'eau fraîche, manger, siester et lire jusqu'à ce que la propriétaire nous demande de quitter les lieux vers 16h, faut dire que cela faisait 3h que nous squattions la pelouse en bas de chez elle. 

Nous arrivons enfin à Digouin où nous passons devant un autre pont canal. La fin delà journée est plus tranquille, nous retrouvons de l'ombre sous les arbres du canal du centre. Nous venons de quitter l'itinéraire de la Loire à vélo, direction maintenant le Nord Est. 

Les gens nous ont prévenu demain samedi "il pleut", il va y avoir des orages, nous cherchons donc un endroit au sec pour dormir et nous trouvons une vieille étable, abandonnée au fond d'un chemin, qui va nous accueillir pour la nuit mais avant ça, nous mangeons sur le muret d'une écluse et profitons d'un bout de tuyau et d'un robinet pour nous laver et retrouver un peu de fraicheur.


samedi 31 août 2013

Changement de canal

Le 22/08/13 à Bourbon Lancy
Jour 7 - Etape 7 - 77km

Ce matin levé au sec, nous déjeunons en regardant voler une cigogne au dessus du plan d'eau. A 10 h, branle-bas de combat, une femme arrive et nous dit que le maire va arriver dans 5 min pour remettre les clefs de la salle et faire l'état des lieux pour un mariage. Elle comprend notre désarroi quand nous lui expliquons que la veille, nous avons été surpris par la fermeture du camping et notre choix de squatter la salle des fêtes. Nous nous dépêchons de ranger mais trop tard, le maire arrive mais ne nous prend pas, du tout, la tête, il nous parle plutôt de l’équipe de rugby de Nevers qui devrait monter en Pro D2 quand nous lui disons que nous partons au Cap en vélo.

Avant de partir, nous décidons de descendre au plan d'eau, et la surprise, une douche chaude nous attend par contre nous sommes réquisitionnés par la gérante du snack, bien contente d'avoir 2 grands pour l'aider à  monter son barnum.

Enfin départ effectif à 11h30 mais lorsque nous arrivons sur le canal Latéral, celui-ci est entrain d'être bitumé, pour l'instant ce ne sont que des gros cailloux et nous ne faisons que 2 km avant de rejoindre la départementale.

Nous arrivons à Desize, où pas grand chose n'est ouvert à 13h30, juste un troquet pour aller acheter une carte postale, nous devons demander notre chemin à l'office du tourisme pour retrouver le tracé de l'eurovélo6, car plus grand chose n'est fléché. C'est sur un nouveau canal, celui du Nivernais où nous ferons halte pour déjeuner. Nous repartons mais les premières difficultés arrivent, cela commence à monter et le vent n'est plus dans notre dos. Nouvelle halte à Charin pour se désaltérer d'un diabolo, il n'y a pas âme qui vive mais le bar est quand même ouvert.

La fin de la journée est une suite de montés et descentes, nous glanons quelques tomates et oignons auprès de vieux paysans avec un fort accent bourguignon,

avec qui nous discutons de la pluie et du beau temps.

En haut de la dernière ascension, une petite pancarte annonce de la vente de fromage de vaches et chèvres et nous choisissons d'y aller. Nous en achetons un de chaque et demandons si nous pouvons poser notre bâche quelques part sur leur exploitation. Ce que la famille Bouchot a très gentiment accepté et nous voila derrière l'étable à chèvres au milieu des bottes de pailles.