mercredi 25 juin 2014

Tsumeb et Etosha

05/05/14 06/05/14
Jour 260-261

Ce matin, petit déjeuner dans la grande cuisine de Anne Lise et Laurens, puis celui ci, nous emmène en voiture, aux deux endroits où nous pourrions avoir des infos sur le parc etosha, l'idée étant de réserver un safari pour deux jours et une nuit dans le parc qui se situe à 100km de Tsumeb. Pas de chance, nous sommes un jour férié, plutôt le lendemain d'un jour férié qui est tombé un dimanche, du coup il y a un décalage (les veinards ces namibiens!) et le tour operator est fermé. Le second lieu, lui ne fait plus de safari. 

Du coup, Laurens propose que nous y allions tous les 4 avec leur 4x4, eux aussi sont de repos. Nous voilà donc en hâte, à préparer deux sacoches chacun, avec Amelie, plus la tente, en effet nous voulons camper dans un des campings officiels du parc. Chaque camping officiel à un point d'eau illuminé où les animaux viennent se désaltérer. La route se fait bien sûr plus rapidement qu'avec nos vélos, il nous faudra quand même donner une petite explication à l'entrée du parc et du camping car nous ne sommes pas sensés être non véhiculés.

Une fois toutes les formalités faites, nous passons 4h à déambuler dans le parc, à voir girafes, antilopes, gnus, autruches, zèbres et oiseaux en tout genre mais pas de lion, ni de léopard. En fin d'après midi, nous irons boire un coup dans le vieux fort allemand qui ressemble à une attraction en plastique blanc du parc eurodisney puis ils nous laissent planter la tente. 

Dans le camping, nous partons à la recherche d'un véhicule qui pourra nous ramener le lendemain à Tsumeb et demandons cela à deux suisses mais ce n'est pas leur route par contre, nous sommes invités à manger des spaghetti bolognaises et cela tombe plutôt bien car nous n'avons rien emmener pour cuisiner. Les discussions et les pâtes sont bonnes et en fin de soirée, nous irons passer une demi heure en face du point d'eau pour ne rien voir du tout. 

Le lendemain matin, nous remballons la tente et partons vers la réception pour tenter de trouver un moyen de transport, nous n'avons pas le droit de marcher hors du camping, car il "paraît" qu'il y a des lions, nous n'attendons que 5 min avant qu'un gars du parc, nous récupère dans son pickup. Sur le trajet, j'aurai la chance de voir un rhinocéros de dos (soit un demi rhinocéros), le gars n'a pas fait demi tour, il était en retard au travail! Il nous dépose à l'entrée du parc où la première voiture de touristes (des français) nous emmènera jusqu'à Tsumeb, trop facile ce retour!

Dans l'après midi, nous allons faire des courses et visitons un musée en pleine air qui comprend les différents types d'habitation des tribus namibiennes, certaines huttes sont si petites que je me demande comment leurs habitants font pour y dormir sans avoir les pieds qui dépassent. 

Nous avons de la chance Laurens et Anne Lize, nous laisse les clefs de leur maison, c'est royal, nous pouvons aller et venir comme nous voulons. Pour le dîner, nous avons droit à une spécialité sud africaine, le barbecue ou braiie, Laurens en a un de compet dans l'arrière cuisine, nous y ferons viande, maïs mais aussi sorte de croque monsieur, le tout accompagné de crudité. Autour d'un verre de vin blanc d'Afrique du Sud, nous discutons de l'avenir de leur pays natal, l'ambiance est chaleureuse, on se croirait à la maison.

mardi 24 juin 2014

Entre les clôtures

04/05/14 à Tsumeb
Jour 259 - étape 208


Moment de panique, hier soir, quand nous voyons une lumière se balader sur la route et des voix qui se rapprochent. Nous éteignons, à la hâte, frontales, bougie et réchaud. Pendant 1/2 heure, nous restons dans le noir sans parler et faire de mouvement, nous avons bien l'impression que l'on nous cherche. Passé ce temps et le calme revenu, nous mangeons nos pâtes dans le noir et rangeons tout le mieux possible.

Au matin, nous préparons notre sortie, en déplaçant les sacoches et la tente toute montée, et dans un mouvement rapide, nous déplaçons l'ensemble. Et voilà, c'est comme si nous avions passé la nuit du bon côté de la barrière, en plus on est au soleil.  Pas 5 minutes que nous sommes là, qu'une voiture s'arrête, un homme viendra nous dire qu'il est le propriétaire d'un des champs et que si nous avons besoin de quelque chose, il ne faut surtout pas hésiter à venir le voir. Nous nous abstenons quand même de lui dire où nous avons passé la nuit. Il repassera plusieurs fois en voiture et à chaque fois nous aurons le droit à un coup ee klaxon et des coucou.

Nouveauté ce matin, du pain grillé, j'ai acheté deux rayons pour suspendre les tranches de pain au dessus du foyer, le tout posé sur le protège vent et cela marche plutôt bien. Nous avons aussi failli manger de la sauterelle, vu sa taille, il y aurait eu assez à manger pour deux.

Puis nous partons, clôture à gauche, clôture à droite, des entrées de ferme avec des portails imposants, quelques palmiers et moins de bushs. Des collines font aussi leurs apparitions, enfin nous retrouvons du relief.
Poussés par le vent latéral, nous arrivons rapidement à Grootfontein, grosse ville, où le changement radical, retour des bâtiments en dur et des magasins. Nous picniquerons sur l'herbe verte et grasse d'un parc, un peu de pâte à modeler orange, pardon du chedard avec une mini tranche de pseudo jambon.

Nous avons encore une bonne soixantaine de kilomètres à faire pour atteindre Tsumeb, la route grimpe au milieu de petites collines, les champs de maïs sont réapparus et l'automne colore quelques arbres. La route se fait toujours bien, aidés par le vent et le regonflage de nos pneus. 

A l'entrée de Tsumeb, une voiture nous accoste et nous nous arrêtons un peu plus loin, Laurens et Anne Lize nous invitent à boire un verre chez eux, ce sont 2 cyclistes en tandem sud africains, bien sûr nous serons invités à dormir, à prendre une bonne douche et toutes nos affaires passeront à la machine à laver. Nous cuisinerons dans une immense cuisine et discuterons une partie de la soirée avant de nous écrouler dans notre chambre.

lundi 23 juin 2014

Sortie de piste

03/05/14 à l'intersection de la c44
Jour 258 - étape 207


Ce matin, Christian, le gérant du camping vient nous proposer faire une visite  de son village San mais nous souhaitons vraiment atteindre l'asphalte aujourd'hui, pour arriver à Tsumeb demain, donc nous déclinons et puis nous avons peur d'être déçu comme pour le camping. Nous passons à la pompe et partons en commençant par une bonne montée, avec les cailloux, cela n'est pas évident mais en haut, nous avons une vue sur cette petite vallée où est sensé couler une rivière. 

Le bush est toujours bien présent, la piste toujours blanche avec des traces, de serpent qui la traverse, dans le sable. Nous arrivons au village historique Grashoek où nous pouvons nous ravitailler en biscuits. À la fin du village, un checkpoint interdisant aux animaux et aux plantes de sortir de la zone. 

A partir de ce moment, la végétation change, le bush disparaît peu à peu pour laisser place à des cultures ou à de l'élevage de bovins. Les arbres prennent en taille, la végétation plus dense et les palmiers font leurs réapparitions, l'herbe jaune aussi.

La piste est bordée par 10m d'herbe puis des clôtures délimitent de grandes propriétés.
Il y a aussi plus de vie, nous voyons des gens à pied et même à vélo, nous traversons un village, plutôt une bâtisse unique, qui s'avérera, plus loin, être le seul shop et nous l'avons loupé. Les 4x4 passent à toute allure, générant un brouillard de poussière qui fait tout disparaître. Nous voici plein de poussière blanche sur les dents, tu sens la couche quand tu passes ta langue dessus. 

Il fallait bien que cela arrive, nous voyons enfin, la fin de cette piste et la jonction asphaltée en T qui nous mènera à Tsumeb. On nous avait dit qu'un shop était présent mais rien! Après prise de renseignements au lodge voisin, il parait qu'une caravane rose est souvent présente mais pas ce soir, du coup la gérante du lodge nous dépannera d'un gros pain. Pour dormir, nous devons faire face aux clôtures qui encerclent la route goudronnée, soit dormir dans les 30m d'herbe qui jouxtent la route, soit passer par dessus. Et nous voilà, à la hâte, transférer toutes nos sacoches et vélos et nous cacher derrière les arbres.

dimanche 22 juin 2014

Un paysage de désillusions

02/05/14 à ?
Jour 257 - étape 206

Ce matin, nous petit déjeunons en attendant le passage de notre livreur de pétrole, nos deux vélos sont positionnés en bordure de route, bien visibles et à chaque passage de véhicules, je surgis du bush pour me montrer mais personne ne s'arrêtera, le gars a dû oublier, les vapeurs d'alcool ont dû l'y aider.

Nous prenons la piste, celle ci est assez roulante, des parties dures damées soit à gauche, soit à droite, nous permettent de rouler à une bonne vitesse. Un caméléon nous fera un petit show de pas de dance "j'avance, j'avance pas", il posera pour la photo avec Amelie. Nous arrivons au village de ? où nous espérons trouver un shop mais ceux ci sont fermés, nous poserons la bâche sous deux acacias pour manger. J'irai chercher de l'eau au milieu des habitations pendant qu'Amelie discute avec des enfants qui ont accouru en nous voyant arriver. Ils sont calmes parlant à voie basse, toujours dans leur langue à claquements mais discutent avec nous dans un très bonne anglais. Ils finiront par partir, sûrement lasser de nous voir manger nos pâtes.
 
A la reprise, la piste devient très sableuse ce qui nous oblige à pousser, nous ralons car le camping est encore loin et à ce rythme, nous ne pourrons pas l'atteindre. À une intersection, un camion est entrain de se faire réparer, j'en profite pour aller voir si les gens ont besoin d'aide et aussi pour demander du pétrole. Pas besoin d'aide, ni d'outils mais je repartirai avec la bouteille de pétrole remplie. 

La piste s'améliore mais n'est pas si agréable à rouler et puis toujours blanche, d'une largeur de 20m et entourée de bush, cela devient lassant, quand même une descente et montée ou 2, passage d'une rivière sans eau, ouf un peu de relief en fin de journée. 

Nous arrivons au camping et c'est la désillusion, pas d'eau, la pompe ne la remonte plus, pas de lumière, les emplacements ne sont pas plats. Nous sentons que le manque de moyens et d'argent sont flagrants, nous y restons quand même mais planter la tente dans le bush, aurait été identique, seule chose utile, nous pouvons prendre de l'eau à volonté à la pompe.

samedi 21 juin 2014

Faites du travail

01/05/14 ?
Jour 256 - étape 205

Au moins quand on dort dans la savane, on est pas embêté par les voisins, ni par les lions. Au matin, quelques voitures passent en trombe sur la piste mais ne nous voient même pas.

La piste s'améliore considérablement, plus nous avançons vers l'ouest plus elle devient dure. Nous aurons la chance de croiser un gros serpent, au moins 1m20 qui partira se réfugier dans le bush. Quelques merdes d'éléphants, nous rappellent que ces pachydermes ne sont pas loin mais nous n'en verront pas les défenses. 


Avant d'arriver à Tsumkwe, la piste se fait plus chaotique avec un effet washboard, il nous faut rouler le plus sur le côté possible pour avoir du plat et éviter les cailloux.


Nous voilà à Tsumkwe, une tranche de bitume apparaît, les bâtiments en dur aussi. Pas de chance aujourd'hui, tout est fermé, c'est férié aussi ici, fête du travail, ils ne pensent décidément pas à de pauvres cyclistes! La station service est close et les principaux commerces aussi. 


Nous nous dirigeons vers le tsumkwe lodge pour y déjeuner et prendre de l'eau. Avant de l'atteindre, nous verrons des arbres, les pieds dans l'eau, ici il a beaucoup plu à la saison des pluies, drôle d'image que le bush inondé. Au lodge, nous essaierons de trouver du pétrole mais tout fonctionne au diesel.


Nous reprenons la route et au dernier bar de la ville, nous réitérons notre demande de combustible, rien mais demain matin, la pompe ouvre à 7h et un gars va y faire le plein avant d'aller vers l'ouest, par la route que nous empruntons, il veut bien nous ramener du pétrole. Espérons que l'alcool ne lui fera pas oublier sa promesse. 


La piste blanche est vraiment très bonne et le vent est dans notre dos, nous faisons du 20km/h mais le paysage ne change pas, quelques bushmans se promènent sur la piste près de leurs villages en huttes. Nous finirons vers 16h30. Comme nous avons changé d'heure, le soleil se couche maintenant une heure plus tôt, à 17h. Un coin d'herbe et de sable, à moins de 15m de la piste, nous suffira pour dormir, parmi les insectes et les oiseaux.




vendredi 20 juin 2014

Au milieu de nul part

30/04/14 après le poste frontiere de dobé
Jour 255 - étape 204
Nous entendons nos "voisins" se lever, il fait à peine jour, il faut dire qu'il n'y a pas d'électricité et qu'il faut traire les vaches et les faire sortir de l'enclos. Le soleil se lève juste en face de nous, nous permettant de nous réchauffer car il commence à faire froid la nuit. Le voisin vient nous vendre un petit objet artisanal San, type porte monnaie en bois, puis nous partons, petite appréhension, comment va être la piste? Et cela va, elle est plutôt roulante et nous faisons les 24km qui nous sépare de ? en moins de deux heures, avec un arrêt pour prendre de l'eau dans un des seuls villages que nous aurons vu le long de cette route.

Arrivés à ?, nous retrouvons des bâtiments en dur et quelques shops en taule où nous pouvons nous ravitailler de denrées de première nécessité. Les gens commencent à avoir une physionomie de bushman, plus petit, visage anguleux, couleurs de peau plus claire, presque un visage asiatique.  Et chose merveilleuse, ils parlent une langue avec des cliquetis et claquements. Nous ne resterons pas longtemps mais déjà les gens nous entourent, nous savons qu'il y a encore de la route pour la frontière et qu'il y a une section en sable.

Et du sable, nous en avons pendant 8km, nous stoppons deux fois pour discuter avec des voyageurs en 4x4, tout étonnés de nous voir pousser nos vélos aux confins du Botswana. Du coup, nous faisons notre pause repas alors qu'il nous reste 6km.
Les 6 derniers kilomètres, seront 4 de poussage et une éclaircie de 2km. Enfin la frontière est en vue, côté Botswana, une minuscule baraque fait office de bureau d'immigration, puis nous traversons 3 barrières pour nous retrouver en Namibie. Passage à l'immigration aussi, ici les bâtiments sont plus "durs" et on a gagné une heure.

Nous voilà à rouler sur une piste bien meilleur, gravilloneuse et dure, le paysage a, lui aussi changé, les arbres ont disparu pour laisser place à la savane. C'est derrière quelques arbres que nous nous cacherons pour poser la tente car il est interdit de faire du camping sauvage mais vu le nombre de personnes qui passent, on ne devrait pas être dérangés.

samedi 14 juin 2014

La route aux papillons

29/04/14 à Mahito
Jour 254 - étape 203



Je me lève deux fois dans la nuit pour intervertir les poches à eau mais au matin, l'une d'elles n'est pas pleine, l'eau du filtre est marron et le filtre, lui même, est recouvert de boue et c'est l'eau que boivent les élèves!
Ensuite, 6h, levés, nous nous dépêchons de tout ranger à la lumière naissante puis nous petit déjeunons et voici qu'à 6h45, les premiers élèvent arrivent. Du coup, nous écourtons le petit dej.

À 7h, alors que nous traversons la cour, les écoliers sont rassemblés et entonnent un champs, moment bien choisi pour quitter les liens direction la piste.
La piste n'est pas trop mal mais on a quand même du sable et ce n'est pas le fort d'Amélie, nous y verrons de belles traces d'éléphants et d'autres espèces mais nous ne verrons que de petites antilopes.

Questionnement, faisons nous demi tour? Non,
Ce sentiment de nous lancer dans quelque chose de dur me restera un bon moment. Mais la piste devient super et nous roulons à 19km. Quatre heures à ce rythme, et nous devrions atteindre la frontière rapidement. Mais nous déchantons rapidement, durant au moins une heure, nous poussons nos vélos. Le ciel est d'un bleu superbe, pas un nuage.
À nouveau, ce doute qui revient, nous croisons une ambulance qui nous dit que la piste s améliore, nous ne voyons rien venir. Nous discutons avec Amélie, si rien ne change, demi tour, nous n'allons pas continuer à nous enfoncer.

Mais au moment où nous nous disons cela, la piste s'améliore et du coup, nous continuons et faisons 50km. Nous nous arrêtons en plein milieu de la route, à l'ombre d'acacia et préparons les pâtes du midi, lorsque trois voitures s'arrêtent, une fois des voyageurs suisses et une autre, des sud africains, qui nous offriront des "cold drink" que nous acceptons, pour moi ce sera la première fois que je bois un cidre dans un lieu si paumé.

Depuis ce matin, la piste monte progressivement et légèrement et cela continue cette après midi, l'état de roulage reste le même, progression autour de 12km/h. Sur la piste, des nuées de papillons jaunes et blancs se posent sur la roche apparente et s'envolent à notre passage.

La fin d'après midi sera longue, à la recherche d'un village dont la distance varie selon les personnes questionnées, il est 18h, le soleil se couche, il nous faut nous arrêter. Des vaches semblent rentrer vers leur enclos, nous les suivons et voyons quelques huttes, nous poserons la tente près de l'une d'elles. Journée de 11h.

vendredi 13 juin 2014

Panne d'essence

28/04/14 à Nokaneng
Jour 253 - étape 202
Sable blanc, herbes éparses et acacias, un sentiment de se lever entre les dunes des Landes. Après le petit déjeuner, nous repartons vers la station service de Sehitwa à 2km, mais le camion ne sera là que dans l'après midi ou en soirée. Une des pompistes me demandera pourquoi je n'utilise pas de la paraffine, je questionne pourquoi, vous en avez? Elle me réponds, non! Nous avons régulièrement ce type de dialogue, quand on demande comment est l'état de la piste pour Dobe, on nous réponds, c'est loin à 120km!

Nous prenons la route quand même, nous trouverons bien quelque chose en route, au pire, j'arrêterai un 4x4 de touristes blanc(s) qui à toujours 4 jerricans sur le toit. Nous avançons super bien, le vent est dans notre dos, nous verrons trois autruches, au loin, prendre la fuite. Nous arrivons au village de Tsau où là aussi, personne n'a de combustible, il faut faire 100km pour la prochaine station, sans garantie. Cette fois ci, il est plus facile de trouver de l'eau que du pétrole.

Mais alors que nous faisons des courses, un 4x4 s'arrête et je demanderai à acheter un demi litre (half liter please), vu la faible quantité, le chauffeur accepte, je lui donnerai 10p, ça fait cher le litre mais bon, au moins, nous pourrons cuisiner. Ce que nous ferons 10km plus loin, sous l'ombre d'un arbre (pas sous un acacias, une de nos principales vérifications), notre pâtes/soupe quotidien.

Il nous reste 50km pour arriver à l'intersection vers la frontière namibienne, toujours à bonne allure, toujours des vaches, partout, errantes ou des taureaux aux cornes gigantesques, les véhicules klaxonnent de grands coups pour les éloigner de la chaussée. Sinon quelques oiseaux, toujours les mêmes, des sortes de toucans, de couleurs grises et becs oranges qui volent et planent d'une drôle de façon et des couples d'oiseaux gris et blanc, petits échassiers qui s'envolent en piaillant.

Arrivés à Nokaneng, pas de camping ou de lodge, nous voulions y faire de réserve d'eau, du rechargement électrique et ne pas sortir la tente pour être plus rapide demain. On nous oriente vers l'école, nous sommes toujours acceptés, nous suspendons le filtre, je trouve une classe ouverte avec deux prises qui fonctionnent et Amélie dresse la bâche et moustiquaire sous un préau. Et puis demain arrivée des écoliers à 7h, nous sommes donc sûr de prendre la piste tôt.

jeudi 12 juin 2014

Cowboys et beaux chapeaux


27/04/14 à Sehitwa
Jour 252 - étape 201

  
Nous prenons notre petit dej sur la table en bois et le banc en ferraille dans le jardin du camping en face de la rivière, hier soir nous avons pu entrevoir un hippopotame pendre la fuite après nous avoir vus. Nous profitons du grille pain pour avoir des toasts grillés, il ne manque que le beurre salé.

Nous enpactons les affaires et repartons par où nous sommes arrivés, direction le sud ouest pour faire le tour du delta.  Nous faisons un stop à la gare routière car de nombreuses femmes sont en habits traditionnels, grandes robes bouffantes et drôles de chapeaux mais aucune n'acceptera d'être prise en photo sans rétribution, nous passons donc notre chemin.

Le paysage ne change pas trop, des acacias à gauche et à droite avec parfois du sable, sous ces acacias de l'herbe où broutent vaches, chevaux et ânes. On se croirait dans la petite maison dans la prairie. Quelques cavaliers portent le chapeau de cowboys.

Nous nous arrêtons à Toteng où nous trouvons notre premier endroit pour déjeuner au Botswana, dans une caravane attenante à quelques bâtiments décrépis, deux femmes font de la cuisine sommaire, boeuf cuit à l'eau et riz. Ce n'est pas la meilleure cuisine que j'ai mangée et en plus la pastèque que nous avons acheté en dessert, n'est pas très sucrée. Par contre, nous arrivons à prendre en photo, une de ces femmes en habit traditionnel ainsi que quelques hommes bien chapotés, mais là aussi, il aura fallu bien négocier. D'ailleurs, les enfants sont à nouveau quémandeur, "give me sweet, give me money".

Nous reprenons la route et c'est toujours aussi plate et monotone mais avec beaucoup plus de vent. Sur les bords de route, les acacias se font plus éparses et alternent avec des arbres morts.  Les animaux sont parqués dans des enclos fait de troncs d'arbres et les habitations faites de ciments gris ou glaise et de toit en pailles. Et des vaches partout!  Plus espoir de voir un éléphant.

Des arbres qui ressemblent à des pins, le sable blanc, le bleu du ciel, on s'attendrait à voir la mer mais nous n'aurons même pas la chance de voir le lac proche.

Arrêt à la station service,  pour le remplissage de la bouteille du réchaud mais les cuves sont vides, il faut dire que l'on est dimanche. Moment de panique car après cela plus aucune station avant la Namibie, le camion citerne arrive demain, peut être, nous verrons bien! Nous sortons du village en continuant sur l'intersection vers le nord puis nous enfoncons dans les arbres et le sable (en faisant attention aux acacias) pour trouver un endroit discret où dormir.

mercredi 11 juin 2014

Maun

26/04/14 à Maun


Je me lève tôt pour aller à ce fameux shop de vélo, je ne me fais pas de grandes illusions, parmi tous les pays que j'ai traversé depuis la Turquie et Istanbul, j'ai toujours été déçu, mis à part peut être à Nairobi.
Je me dirige donc vers l'aéroport, puis vers le magasin motovac, de là, on m'oriente vers le magasin de vélo. Au premiers abords, de beaux spécimens de vélos sont exposés, plutôt des vtt, je ne sais pas si ce sont des secondes main ou pas.

Je rentre et n'aperçoit aucune pièce détachée, juste des pièces de mécanique, mais on m'oriente vers l'étage et émerveillement quand j'entrevois un portant pourvu de boîtes bleus, couleurs de shimano. Je n'ai plus qu'à faire mon choix, cassette deore (meilleur que celle que j'ai), chaîne 9 vitesses et jeu complet plateaux et manivelles.

Par contre, au niveau du pédalier, ce n'est pas les mêmes, il me faut donc démonter chaque plateau pour l'adapter au mien. Voilà, le tout pour 150€ mais il fallait que je le fasse sinon je n'aurai pas été sûr d'arriver au cap.

Après les deux heures de montage, je vois arriver Ounalenna avec ses enfants et leurs vélos respectifs, heureusement que nous l'avons croisé hier. Maintenant Azimut est prêt à repartir pour 19000km.
Ensuite, je vais faire du change, je veux des dollars namibiens en vue de notre passage par le poste frontière de Dobe, il parait qu'il n'y a rien. Au bureau de change, pas de dollar namibien mais la guichetière me précise que l'on peut payer partout en Namibie avec des rand sud africain, me voilà donc avec plein de rand, espérons qu'elle dit vrai.
Retour au camping, où Amelie a profité de sa matinée pour faire la lessive et après avoir mangés, nous allons dans le centre de Maun pour faire de l'internet.
 
Nous avons des nouvelles de Luc et Filip et prévoyons de les voir à leur hôtel en fin de soirée. Nous partirons donc après le dîner, en suivant la route de l'aéroport vers leur hôtel. Surprenant de voir les vaches entrain de brouter ou coucher tranquillement sur le bas côté, à 5m des grilles de l'aéroport.
Nous boirons quelques verres en discutant vélo, nos chemins vont se séparer, ils ont moins de temps que nous pour atteindre le cap mais peut être que nous nous retrouvons au hasard en Namibie.