Affichage des articles dont le libellé est allemagne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est allemagne. Afficher tous les articles

samedi 21 septembre 2013

La forêt noire

Le 07/09/13 à Passau
Jour 23 - Etape 22 - 98 km

Le levé du soleil fut très beau, une brume nappée les champs de maïs, les rendant invisibles. De l'autre côté de la digue, la nature était en éveil, on pouvait y voir des martins pêcheurs chassaient ainsi que des tas d'autres espèces d'oiseaux. L'oranger du soleil levant se reflétait sur les troncs des arbres morts des marées. La brume n'a pas quittée les montagnes du jura qui nous entourent à l'horizon.




Nous sommes dans une partie vraiment plate du Danube alternant entre le bas de la digue et le haut, ce qui nous permet d'avoir une bonne allure.
À borgen, nous faisons les courses quotidiennes habituelles (pain, charcuterie, fruit) et passons acheter des réserves pour le dimanche. Aujourd'hui pas de fromage, cela commence à couter trop cher. Nous attendons la sortie de Deggendorf pour déjeuner et c'est là que nous atteignons nos 2000km en plein milieu des champs de maïs pour ne pas changer.
Je profite d'un point d'eau (ils se font rares) pour faire une nouvelle lessive, au moins toutes mes affaires seront propres.
Ensuite déjeuner dans l'herbe en face d'une petite plage de galet du danube, une fois terminée entre 2 peniches et des jetski, nous nous mettons à l'eau, il fait très chaud et l'eau est très rafraichissante, en plus cela nous lavera.
Pour finir, nous nous autorisons une petite glace, en bord de danube près d'une petit port, type côte d'azur, vendues dans une caravane reconvertie en gelatina. En allemagne, le prix des glaces est très bon marché.
Notre but est de nous rapprocher de passau, nous décidons de dormir dans la forêt pour ne pas avoir de rosée en passant stephen ramasse des champignons "coumelle" qui nous ferons avec des pâtes.
Nous sommes assis sur un banc en lisière de forêt et nous comprenons pourquoi elle est appelée forêt noire, nous la sentons sombre et inquiétante.

vendredi 20 septembre 2013

Zig zag avec le Danube

Le 06/09/13 à Oberzeitldan
Jour 22 - Etape 21 - 80 km

Mal dormi cette nuit, c'est surtout du aux moustiques qui n'arrêtaient d'essayer de me piquer même au travers de mon sac de soie et je n'ai pas eu le courage de me lever pour installer la tente.
Nous déjeunons et partons le long des gorges du danube pour prendre un bateau à touriste entre weltenburg et kelheim, nous embarquons avec nos vélos, une classe de jeunes allemands et d'autres cyclos (il semble que ce soit le point de passage obligé pour les touristes) et descendons les gorges, bon ça à rien d'exceptionnel mis à part une vue sur le "hall of libération".



Ensuite nous nous retrouvons rive nord et nous nous trompons de chemin pour rattraper cela, nous prenons un passeur. Celui-ci pour 1e nous emmène sur l'autre rive via une petite embarcation relié à une tirelienne. À l'aide une rame et de la force du courant, le bateau tire sur le câble et va d'une rive à l'autre. Le système est super ingénieux.
Ensuite nous filons vers regensburg et sur le chemin, achetons du miel. Le vendeur était absent et avait laissé des indications sur sa porte concernant là marche à suivre pour être autonome. Donc on rentre chez lui, on trouve le carton, on prend le miel que l'on veut et on laisse le montant dans un pot de miel vide. En allemagne on fait confiance. Et.puis le miel est divin.
Nous longeons le danube et sommes à notre point culminant du nord à regensburg où lors de notre entrée dans la ville, nous avons comme point culminant, les 2 clochers de la grande cathédrale. Sur une des.Sur une des places centrales, nous goutons à regensburger : un bout de pain avec une saucisse et la moutarde, pas de quoi rassasier un cyclo du coup, tarif habituel, nous achetons du pain, une saucisse type salami et un fromage pas très goutu et très cher. Nous faisons quelques kilomètres pour sortir de la ville. Nous trouvons une aire de jeu pour enfants qui nous servira à nous restaurer et aussi à faire une lessive dans la petite bassine portable. Pendant que.tout cela sèche au soleil (ça tape dure), nous entamons quelques réparations, mon porte sacoche avant et pour stephen le changement de chaîne des 2000km.



La fin du trajet se fait sous le niveau du danube, derrière une digue, de temps en temps, nous remontons pour voir passer d'énormes peniches (plus de 200m) avec certaines des voitures à l'arrière. Arrêt dans un cimetière pour prendre nos 4l d'eau chacun. Puis nous trouvons une table en pierre et deux bancs pour manger, nous dormirons dans le petit coin d'herbe. Je prends une douche à la bouteille avec moins d'1 litre avec le fameux bouchon percés, efficace et économique. Ce soir au menu pommes de terre au pesto.

jeudi 19 septembre 2013

Le paradis cyclopédique

Le 05/09/13 à Staubing
Jour 21 - Etape 20 - 101 km

Cette nuit; j'ai été réveillé par ce que je pense être une envolée d'oies sur le Danube, nous commençons à en voir partir vers le sud, ensuite c'est le soleil par dessus les maïs qui m'a éveillé ainsi que la rosée. La nuit a été inconfortable, mon matelas n'était pas très droit, il devait être sur une ornière et je n'arrêtais pas de glisser. Mais le.soleil annonce une belle.journée, tout commencé sous les meilleurs hospices sauf que stephen ne retrouve pas son chapeau, nous cherchons, essayons de nous remémorer la dernière fois qu'il l'avait, la glace d'hier? Oui, l-a-il laissé sur la table (première étape), en tout cas nous nous dépechons d'aller voir mais rien.
Nous nous lançons à contre coeur en espérant le voir pendu quelque part mais c'est peine perdu, nous suivons le danube qui est maintenant déjà un gros fleuve. Souvent dans les sous bois, une odeur forte nous assahie, elle provient de fleurs roses et en devient désagréable.

Dans les nombreux villages que nous traversons, nous pouvons voir ce qui ressemble à un grand sapins avec des couronnes, cela doit être une sorte de folklore local, mais quoi?

Avant d'arriver à neuburg, nous glanons quelques pommes de terre dans un champs déjà ramasser, on à jamais assez de pommes de terre de secours. Puis dans la ville, stephen s'achète une casquette car le soleil tape bien depuis quelques jours. Maintenant dans mon rétro, je n'ai plus un cowboy mais un hollandais. Toujours au même endroit, le vélosiste est fermé pour congés, du coup départ pour la prochaine grande ville. La sortie du village se fait dans 10km de sous bois, à la fraîche, nous nous y perdons un peu et c'est agréable.
La pause déjeuner se fait à ingolstadt où dans une charcuterie nous prenons de quoi manger pour le soir et 2 plats chaud (on croit être de la viande) pour le midi, nous mangeons en face d'un étang où nagent des cygnes noirs.
Dans ingolstadt, nous trouvons un premier magasin à vélo mais c'est le petit. Un papy nous voyant perdu, nous emmène au second et quel magasin, 6000m2 de vélo et d'accessoires, le paradis sur terre mais heureusement que l'on ne tarde pas sinon j'aurais acheté la moitié du magasin. J'y ai trouvé mon bonheur pour ma sacoche.
En fin d'après midi, nous arrivons près des gorges du danube où après avoir traversés des treillis de houblons suspendus (on voit enfin que l'on est au pays de la bière), et grimpés une colline, nous trouvons une table et un banc qui nous permettent d'admirer le coucher du soleil.

mercredi 18 septembre 2013

La générosité allemande

Le 04/09/13 à Ulm
Jour 20 - Etape 19 - 104 km

Nous nous levons un petit peu avant Jakob vers 7h30, celui ci nous dit qu'il faudra nous dépêcher car il a 1h de conduite et que le petit dej à 3, c'est plus long que tout seul. Lui fait varier le sucré et le salé au petit dej tandis que nous restons traditionnels, mis à part le fait de goûter à ce qu .nous pensons être de la melasse de betterave (une sorte de sirop). Ensuite on speed départ 8h10 et donc on oublie nos produits frais dans le frigo et comme Jakob est parti vite, il aura une surprise en rentrant.

Un petit dej vite envoyé, nous oblige à une pause sur un banc en face du Danube qui, à cet endroit, commence à s'élargir mais est peu profond. À notre gauche, deux réacteurs de centrale crachent leurs fumées.
Ensuite rachat de tous nos produits oubliés, les saucisses que nous révions de faire griller, le si rare fromage et notre beurre, à Lauingen, ville aux 7 clochers, c'est réparé. En passant nous avons aussi pris du pain et un gros gâteau à la crème et aux fruits rouges mais celui ci ne résiste pas long temps aux soubresauts de la route, nous décidons de le manger quand même. Nous décidons d'acheter aussi une nouvelle éponge.

Pour la pause déjeuné, nous suivons un panneau "oasis à vélo", qui nous amène à un petit patio au bord d'un ruisseau, l'endroit est aménagé par une église et une grosse croix métallique. Stephen en profite pour faire un petit bout de lessive au bout d'un ponton. De mon côté, je tente de réparer un léger jeu dans ma direction, et là c'est le drame, alors que l'opération se fait facilement d'habitude, au moment d'enlever le support de la sacoche avant, la vis de celui-ci cède. Du coup plus rien ne tient, la sacoche avant est posée dans la cagette et maintenue par le filet et un tendeur, le temps de trouver un revendeur ortlieb. En Allemagne ce ne sont pas les magasins de vélo qui manquent.

Nous repartons, je ne suis pas content toujours le jeu, plus de sacoche et pour finir le vendeur de vélo  où nous sommes allés, est parti en vacances, la loose. Du coup nous nous rabattons sur une glace.
Nous finissons la journée tôt, vers 18h30 à la recherche d'un lieu avec un point de vue étant donné que les derniers kilomètres montaient dans les collines. Le premier essai décevant, pourtant avec  une table mais tout près de la route et à côté d'une poubelle dechiquetée. Du coup technique "du bout du chemin", c'est à dire on va au boit du chemin puis on tourne à droite ou à gauche et en général on tombe sur un coup d'herbe, loin du reste et à l'abri des regards. Là, nous trouvons l'endroit parfait, vu sur la vallée du Danube, prairie jalonnée d'érables. Je m'occupe de mon jeu de direction. Et Stephen du repas, quand passent 2 randonneuses qui promènent leurs chiens, discutions, nous pensons qu'elles ne veulent que l'on campe mais nous préviennent seulement qu'il y a plein de moustiques. D'ailleurs dans le ciel, des hirondelles et de grosses chauves souris volent en zigzag. Fin des réparations, stephen allait mettre les pâtes à cuire quand arrive une voiture, et nous nous disons que nous avons été repérés et que le proprio vient nous chasser mais ce n'est qu'une des promeneuses qui revient et qui nous propose très gentiment de la confiture de cerise, du goulash (encore tiède et très bon), de l'eau, du pain, des tomates et du ice tea. Re discutions sur le voyage, elle nous a dit nous avoir vu fatigués donc nous à amené tout cela. Elle s'appelle Marguerite et nous montre que l'hospitalité et la gentillesse sont bien loin de celles françaises. Nous prenons une photo et lui disons au revoir. Ce soir nous aurons le ventre bien plein et l'âme joyeuse. Le temps est sec, nous tendons la bache près des maïs. La vue sur le ciel etoilé est superbe. Cette journée aura le goût de la gentillesse.






mardi 17 septembre 2013

L'hospitalité allemande

Le 03/09/13 à Ulm
Jour 19 - Etape 18 - 90 km

Ce matin réveillé avec le soleil vers 7h, il faut dire qu'il n'y a plus de montages ou de nuages pour cacher le soleil. C'est la platitude qui débute, parsemée de champs de maïs et de tournesols rouges. Le ciel est d'un bleu limpide, nous voyons des cigognes dans les près et aussi en plein vol, cela en devient banal.

Tout ça a mis stephen en jambe et il a essayé de battre son record de l'heure.

Cependant sur ce terrain propice, il arrive qu'il y ait une montée bien abrupte et souvent au sommet, se trouve une petite oasis avec une fontaine bien fraîche pour se rafraîchir ainsi qu'une table pour s'assoir.
Dans les villages que nous traversons, j'ai constaté que les fermes à bestiaux étaient encore bien implantées au centre de ces villages, il est parfois surprenant d'y voir surgir une tête de vache ou un ballot de foin.
Dans la ville de Ehingen, nous nous arrêtons dans une boulangerie et décidons de consommer de la charcuterie locale, et là, c'est le grand choix. Ensuite nous nous posons près du danube où stephen fait sa nymphe et où nous déjeunons rapidement.


La fin de la journée, nous emmenera à Ulm où nous arrivons après plusieurs demandes de renseignements à trouver un cyber accès à 1E l'heure. Nous y passons 3h à y rédiger des articles et mises en places de photos. Pour les vidéos, il faudra attendre un meilleur débit. Vous vous demandez comment nous arrivons à publier un article par jour? Et bien le secret est dans la planification de la publication.

Il est 20h, le jour baisse rapidement. Si nous voulons dormir à la belle étoile, il nous faut sortir de la ville, du coup nous accélerons  mais nous ne nous sommes pas réapprovisionné en eau.
Alors que nous sommes doublés par un cycliste qui ensuite patiente au feu rouge, nous lui demandons où remplir nos bouteilles. Il nous propose chez lui et de fil en aiguille, à manger puis à dormir. Pendant le repas, nous discutons avec Jakob Hoverman, notre hôte et son frère, sur les voyages, sur l'hospitalité des différents pays. Pour l'instant ce que nous pouvons dire c'est que Jakob est la première personne à nous avoir accueillie chez lui. J'ai été très touché par la gentillesse dont il a fait preuve à notre égard sans rien attendre de nous en retour.

mercredi 11 septembre 2013

A la poursuite du danube

Le 02/09/13 à Binzwangen
Jour 18 - Etape 17 - 89 km



La nuit a été fraîche mais au levé du jour le ciel s'était couvert et la température était remontée, de plus nous avons eu la joie de pouvoir admirer un panorama qui nous était caché la veille. Devant, au loin se dressaient les hautes montagnes des Alpes où nous pouvions voir se refléter les rayons du levé du soleil sur la neige.

Après un petit déjeuner, caché derrière une haie à se demander ce que concoctait une personne entrain de tronçonner, merci le calme en pleine nature. Enfin nous sommes partis pour atteindre le point culminant de 863m avec toujours une vue superbe sur les Alpes et la foret noire.

Pour fêter cela, nous avons eu droit à une descente extraordinaire où nous avons dépassé la vitesse de 77,33km/h (malheureusement la caméra n'a pas voulu fonctionner) pour arriver à la grande ville de Tuttingern. Nous y avons fait le marché et un passage chez le velosiste pour Stephen dont les pédales commençaient à se casser.

Ensuite cela a été vraiment un paysage magnifique où le Danube, petit bout de rivière, serpentait au milieu des falaises abruptes, paysage de canyon où nous passions sur de jolis ponts en suivant une voie de chemin de fer parsemé de grands pins et de crucifix.

Nous avons déjeuné à Beuron sur un banc et toujours embêté par les guepes, on dirait quelles sont partout et apparaissent dès que nous sortons à manger. Continuant à suivre le danube nous pouvons apercevoir des rapaces nichés dans les falaises et des châteaux perchés sur leurs apics.

Petite pause glace à Sigmaringen qui fut la dernière ville entourée de montage car devant nous s'ouvre déjà une large plaine remplie de champs de maïs.

Nous décidons de nous arrêter pour la nuit sur ce qui ressemble à une aire de picnic dont le jardinier est entrain de tondre la pelouse et qui recèle un christ de 3m50 protégé par de la pluie par un petit toit.

mardi 10 septembre 2013

Atteindre des sommets


Le 01/09/13 à Tuttingern
Jour 17 - Etape 16 - 95 km


Ce matin réveillé par les craquements que fait le parquet de Antti quand l'allemand décide de se lever pour aller consulter son ordi ensuite c'est l'effervescence dans l'appart entre ceux qui rangent le canapé et nous qui rangeons nos matelas. Nous avons dormi à 4 dans le salon et 3 à l'étage. Je récupère mon linge qui a pu sécher durement la nuit. Anti avait lancé une machine la veille. Ensuite c'est petit déjeuner à 7 autour de la table, nous proposons notre thé dans notre grande theiere rouge au cul norci par la suie.


Départ vers 11h30 et encore des photos, tous ensemble puis nous partons et rapidement nous passons la frontière allemande puis à nouveau celle suisse. Nous sommes poursuivi par un grain qui nous obligera à enfiler nos affaires de pluie et à admirer le lac de constance sous un ciel couvert. Du coup en attendant la fin de l'averse, nous dejeunons au sec sous un abri bus du reste de comté, d'un fromage et saucisse suisses.

Sur le chemin de nombreux vergers où nous nous arrêtons acheter des pommes et de la confiture et des vendeurs de légumes auprès des quels nous faisons quelques provisions.

La pluie a cessé, nous reprenons notre route direction Tuttingern. Nous nous perdons puis retrouvons le lac qui fait une énorme boucle. Une fois le lac derrière nous, nous apercevons les montagnes que nous allons devoir arpentées. Nous retrouvons l'ev6 avant de la perdre, il faut dire que les panneaux sont parfois bien cachés, du coup cela nous obligera à faire 10km en plus sur une route qui grimpe tranquillement entre les pins.

À l'approche de la nuit, nous atteignons 723m avec une vue magnifique sur le panorama.

Nous demandons de l'eau à un fermier et trouvons un champs excentré pour la nuit. Nous sommes aux alentours de 800m d'altitude et il ne fais pas très chaud, 5°8 quand nous allons nous coucher